Sanctions des Etats-Unis et de l’Ue. Kapiamba a visé Ramazani Shadary ! Raté !

 

  • Président à vie de l’ACAJ – ONGDH pro-Katumbi – Georges Kapiamba a alerté l’opinion sur les sanctions occidentales prises à l’encontre du candidat Fcc à la présidentielle, sanctions basées sur les événements dits «Kamwina Nsapu», les manifestations publiques et la violation de la Constitution s’agissant du fameux 3ème Il est pris de panique à la pensée de récolter l’ivraie qu’il a semée…

 

A peine désigné candidat Fcc pour la présidentielle de décembre 2018, Emmanuel Ramazani Shadary (ERS) a eu droit à la manchette de la version électronique africaine du journal «La Libre Belgique». Son chroniqueur attitré, Hubert Leclerq, anti-Kabila notoire et pro-Katumbi avéré, a mis le 9 août 2018 en ligne son article intitulé «Emmanuel Ramazani Shadary est sous le coup des sanctions de l’UE». Il s’est appuyé sur la déclaration de Georges Kapiamba, autre anti-Kabila notoire et pro-Katumbi avéré, interviewé par Poly Muzalia. «Dans son rapport du 1er juin 2017, suite aux sanctions européennes contre neuf personnalités en vue en République démocratique du Congo, l’ONG Human Rights Watch a tiré le portrait d’Emmanuel Shadary Ramazani. Un portrait peu flatteur dans lequel il apparaît comme l’un des principaux responsables des exactions commises dans différents endroits du pays et comme un artisan du glissement qui a permis à Joseph Kabila de se maintenir deux ans de plus au pouvoir», écrit le congologue du journal belge…

 

Il poursuit : «En sa qualité de vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et de la Sécurité depuis la fin du mois de décembre 2016, Ramazani Shadary est officiellement en charge des services de police et de sécurité et de la coordination du travail des gouverneurs provinciaux. À ce titre, il est en partie responsable de l’échec du gouvernement à faire cesser l’usage d’une force excessive par l’armée et la police dans la région du Kasaï et d’une tentative apparente pour dissimuler ou bloquer les enquêtes indépendantes sur plus de 42 fosses communes qui ont été récemment signalées. Il est aussi responsable des récentes arrestations d’activistes, de leaders et de partisans de l’opposition depuis qu’il est devenu ministre. Shadari a aussi une part de responsabilité dans la répression violente à l’encontre des membres du mouvement Bundu dia Mayala dans la province du Kongo Central et à Kinshasa en janvier et en février 2017, au cours de laquelle 20 personnes ont été tuées par les forces de sécurité, d’après les recherches de Human Rights Watch».

Il termine son papier en ces termes : «Étant l’un des principaux leaders du parti politique de Kabila, le PPRD, Shadary est aussi l’un des architectes du ‘glissement’, à savoir de la prolongation de la présidence de Kabila au-delà de la limite des deux mandats permis par la constitution. Il a fait de nombreuses déclarations en 2015 et en 2016 pour expliquer que les élections n’auraient pas lieu avant la fin de l’année 2016 et pour soutenir un référendum sur la constitution afin de permettre à Kabila de rester au pouvoir. L’UE a imposé des sanctions à l’encontre de Shadari le 29 mai 2017».

EVENEMENTS DE L’ESPACE KASAI 

            Au fait, Hubert Leclerq a juste pratiqué du copier-coller. Il reprend des pans entiers du texte d’Ida Sawyer, directrice Afrique de Human Rights Watch (Hrw), domiciliée à Bruxelles, texte citant également Kalev Mutomb, Lambert Mende, Evariste Boshab, Kyungu Mutanga (Gédéon),  Muhindo Akili Mundos, Éric Ruhorimbere, Jean-Claude Kazembe Musonda et Alex Kande Mupompa.

Evidemment, le congologue de «La Libre Belgique» n’a pas jugé utile de reprendre les réactions des autorités congolaises dont on sait qu’elles n’ont jamais été approchées par les auteurs des rapports ni par les enquêteurs opérant sur terrain. Les mêmes, au demeurant, depuis les dernières années Mobutu simplement parce qu’ils en ont fait une profession, une carrière. D’où le tendon d’Achille de leurs rapports politiquement motivés.

Autrement, dans le cas précis d’Emmanuel Ramazani Shadary, Georges Kapiamba et les siens devraient faire preuve d’honnêteté intellectuelle en lui reconnaissant le mérite d’avoir efficacement contribué à la restauration de la sécurité dans l’Espace Kasaï endeuillé à la suite du phénomène «Kamwina Nsapu».

Dans cette affaire, la tendance est à la condamnation de la réaction disproportionnée des forces de l’ordre. Mais, on relativise (comme pour justifier) les crimes perpétrés dès le départ par les éléments se réclamant de ce mouvement : profanation des églises, décapitation des chefs religieux, des autorités coutumières et des agents de l’ordre, incendie des maisons, destruction méchante des biens des particuliers (champs, boutiques, engins).

Tout le monde a vu le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et Sécurité ERS, sur instruction du Chef de l’Etat bien sûr, à la fois au four et au moulin, réussissant finalement à concrétiser l’initiative présidentielle d’une conférence sur la paix, la sécurité et le développement dans l’Espace Kasaï.

Au demeurant, si la Céni a fini par y organiser les opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs, c’est en raison du travail de terrain abattu par l’Exécutif national. Lorsqu’on salue alors les progrès réalisés dans le processus électoral, on se doit de reconnaître aussi l’apport d’ERS.

MANIFESTATIONS PUBLIQUES

S’agissant des manifestations publiques – autre raison des sanctions dont sont plutôt victimes qu’objet bon nombre d’autorités du pays – il faut reconnaître que la mauvaise foi des acteurs politiques et civils de l’Opposition y est pour beaucoup.

Les manifs concernées sont celles organisées sous le mandat d’Emmanuel Ramazani Shadary entre son entrée en fonction en décembre 2016 et son départ du Gouvernement en mars 2018.

Dès lors que les négociations de la Cenco avaient été entamées mi-décembre 2016, plus rien ne justifiait une quelconque manifestation publique la nuit du 19 ou du 20 décembre, sous prétexte de délais constitutionnels. De même que rien de rationnel ne pouvait justifier celles du 19 au 21 septembre liées à la convocation du corps électoral pendant que les opérations d’identification et d’enrôlement pour la confection du nouveau fichier électoral venaient de commencer par Gbadolite le 31 juillet 2016.

C’est  significatif que l’Accord du 31 décembre 2016 ait retenu parmi ses priorités la «refonte du fichier électoral», preuve – si besoin est – que la partie prenante dénommée «Rassemblement» était au courant du fait que cet outil de base de tout processus électoral n’était pas prêt. Pourtant, elle a encouragé la population de s’exprimer dans la rue.

Quant aux manifestations du 31 décembre 2017 tout comme celles du 21 janvier et 25 février 2018, elles ont visé une «stupidité» : réclamer du Président de la République une déclaration solennelle de non-candidature à sa propre succession.

Le Clc – organisation informelle au regard des lois congolaises – savait que rien ne contraignait Joseph Kabila à le faire. Du reste, le Chef de l’Etat n’a eu de cesse, quasiment depuis juin 2007, d’affirmer et de réaffirmer sa volonté de respecter la Constitution, principalement en matière des mandats.

L’impression à se dégager alors a été celle d’un Clc – soutenu par «Rassemblement» et les réseaux Soros (à lire prochainement) – n’ayant finalement eu pour préoccupation majeure que la comptabilité macabre des victimes.

CONSTITUTION ET 3ème MANDAT

En ce qui concerne la Constitution et le mandat du Président Joseph Kabila, il est tout de même étonnant de voir Georges Kapiamba passer sous silence l’interview accordée par Emmanuel Ramazani Shadari le 6 avril 2018 en tant qu’Invité Afrique de Rfi.

A la question de savoir ce qu’il en est de la Majorité pendant que dans l’Opposition on enregistre déjà des candidatures dont celles de Moïse Katumbi et de Félix Tshisekedi, ERS a calmement répondu : «Chaque chose en son temps. Nous allons nous déterminer à l’heure indiquée par le calendrier électoral. Le dépôt des candidatures, d’après ce calendrier, c’est au mois de juillet. Et pour nous, c’est une stratégie».

Tandis qu’à celle de savoir s’il y a un dauphin pour le Chef de l’Etat en raison du nombre de noms en circulation, il précise : «Il n’est pas question de parler de noms pour le moment. Je vous dis que, le moment venu, nous attendons ces élections que nous allons gagner haut la main. Nous attendons ces élections au 23 décembre. Vous connaîtrez qui sera candidat, à quel niveau de scrutin. C’est clair. Maintenant, c’est une patience de quelques mois, dans deux mois vous saurez tout».

Et au sujet des atermoiements autour du fait que le Président de la République n’est pas disposé à passer le relais, Emmanuel Ramazani Shadary tranche : «Si vous voulez, le président, au cours d’une conférence de presse de janvier 2018, sa réponse a été claire : le président a dit qu’il fallait lire la Constitution. Il a dit ‘Nous respecterons la Constitution, nous l’avons toujours respectée parce que c’est la volonté populaire’. On va respecter la Constitution».

Qui dit mieux !

ALTERNANCE POLITIQUE

A la lumière de ce qui précède, tout esprit avisé réalise qu’en se précipitant le 8 août 2018 auprès des médias étrangers, dont «La Libre Belgique», pour rappeler les sanctions occidentales prises notamment à l’endroit d’Emmanuel Ramazani Shadary, Georges Kapiamba a soudain pris conscience des effets de la semence de l’ivraie. Car, le «dauphin» désigné par le Fcc avec la bénédiction de Joseph Kabila en personne va bénéficier d’un traitement différent. Celui réservé au présidentiable le plus en vue.

Le président de l’Acaj sait pertinemment bien que par alternance politique, on n’entend pas forcément la prise du pouvoir par l’Opposition.

Cette alternance se conçoit aussi en termes de conservation du pouvoir par le régime qui le détient.

Ni la Constitution, ni la loi électorale ne s’y opposent !

Il prend peur.

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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