Situation sécuritaire à l’Est. Nicaise Kibel’bel Oka à Jason Stearns : « A quoi répond le second rapport du Groupe d’Etudes sur le Congo ? »

 

  • En apparence à un souci de comprendre les dynamiques des tueries autour de Beni

 

Le second rapport du Groupe d’Etudes sur le Congo, dont  M. Jason se fait le porte étendard, est publié dans un environnement un peu spécial par rapport au premier. Primo, décembre  2016, le journaliste Nicaise Kibel’Bel Oka publie un ouvrage sur le terrorisme islamiste des ADF[1].  Il est possible que GEC ne se soit pas intéressé à cet ouvrage unique à ce jour dans la sous-région. On ne peut pas lui en tenir rigueur. Secundo, depuis quatorze mois se tient à Beni un procès dont les audiences sont publiques sur les terroristes ADF. Il est inconcevable que GEC,  qui prétend sillonner la région de Beni, ne se soit pas rendu compte du procès.  Ce qui est inadmissible pour des personnes ayant traversé océans et mers pour s’apitoyer du sort douloureux que subissent  les peuples sauvagement massacrés de Beni…

 

Dans le petit résumé en français de 4 pages dudit rapport de GEC, on peut synthétiquement catégoriser les tueurs des populations de Beni ville et territoire en deux. D’une part, il y a les groupes armés locaux et les ADF désignés par les «initiateurs» (first movers) et, d’autre part, les Forces armées de la république démocratique du Congo (Fardc) désignées par le terme «élargisseurs» (second movers).

Dans la première catégorie, on trouve les commandants ex-APC nommément cités, la branche armée de la rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD/K-ML) de Mbusa  Nyamwisi  avec certaines milices Maï-Maï.

GEC établit-il un rapport de dépendance entre ces commandants et leur ancien leader ? 

Les doutes émis par GEC ne convainquent pas pour qui connaît ce qui est advenu à Jean-Pierre Bemba. Dans l’autre, est nommément cité le général Fardc Charles Akili Mundos.

Désormais le sort de M. Mbusa  Nyamwisi et du général Charles Akili Mundos est lié. Ils comparaîtront tous deux devant le tribunal de l’histoire[2].

Bien plus, GEC ne dit pas comment les «élargisseurs» ont rejoint les «initiateurs» et comment se déroule leur collaboration. C’est une grande faiblesse dans ce rapport. 

Des éléments nouveaux au rapport de GEC ?

D’emblée, on doit se poser la question de savoir ce qui a changé en deux ans pour que GEC produise un autre rapport et se demander en quoi ce second rapport est plus explicite que le premier.

Comme dit plus haut, GEC, qui se base sur des témoignages de toutes sortes, est très proche du livre du journaliste Nicaise Kibel’Bel Oka en ce qu’il détermine trois paliers sur les tueurs des populations de Beni[3].

GEC n’a pas jugé opportun de citer une seule ligne du livre. Le livre situe les responsabilités des tueurs  à trois niveaux, à savoir le conflit de succession et de gestion de terre entre les Bapakombe qui a conduit aux massacres de Mayangose, la lutte pour l’autodétermination des Bambuba face aux  Banande dans le secteur de Beni- Mbau qui repose sur une certaine idée d’émancipation des Bambuba accusant les Nande d’envahisseurs [4]. Enfin, les ADF comme terroristes islamistes dans leur alliance avec les populations locales.

Dans le premier rapport de GEC, aucune mention n’est faite à cette donne. Les trois niveaux de ces massacres barbares ont été longuement instruits avec professionnalisme remarquable dans des audiences publiques du procès de la Cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu contre les islamistes ADF et leurs associés.

Le Ministère public a démontré, cartes à l’appui, cette cartographie des massacres et a présenté les présumés auteurs qui sont arrêtés pour certains depuis 2014. Ils comparaissent à Beni et attendent le jugement de la Cour. Ils sont pour la plupart des chefs coutumiers et leurs collaborateurs.

Des témoignages des rescapés sur leur participation dans les massacres sont poignants. Lire utilement le journal Les Coulisses et la grande interview-évaluation d’une année de procès nous accordée par le 1er Avocat général des Fardc le dimanche 10 septembre 2017[5].

Il ne faut pas se voiler la face pour dire tout haut que GEC a usé de la malhonnêteté intellectuelle en se précipitant à produire un rapport pour accabler l’armée nationale, les Fardc, et le gouvernement congolais au moment où devait se tenir la 72ème session de l’Assemblée générale des Nations-Unies. Autrement GEC aurait eu la bienveillante idée d’attendre la fin des audiences pour produire son rapport. Mais GEC n’a jamais assisté à aucune des audiences de ce procès contrairement à  la journaliste Belge Colette Braeckman. A moins d’être venu incognito.

Au-delà de bonnes intentions, GEC, en se faisant passer pour l’alpha et l’oméga sur la RD Congo, cherche à camoufler la vraie mission lui assignée par les Etats-Unis, celle de déstabiliser dans la durée notre pays.

Il n’est un secret pour personne que GEC participe à l’intrigue anglo-américaine qui pousse la RDCongo au précipice du désastre, les Etats-Unis ayant miné notre pays depuis avant l’indépendance[6].

Des Hutu dans les massacres de Beni

Il ne manquait que cela : désigner les Hutu comme des tueurs qui parlent le kinyarwanda, ces damnés de la terre pour reprendre l’expression de Frantz Fanon, pour se donner bonne conscience.

Ce qui discrédite complètement le rapport de GEC.

GEC a été instrumentalisé par ses sources. Il devra consulter l’identité ethnique de ses interlocuteurs pour s’en rendre compte.

Les Hutu comme communauté ethnique ne sont pas dans les massacres de Beni. Certes, depuis 2009, on assiste au phénomène de la délocalisation des Hutu pour l’Ituri, qui est  plutôt l’œuvre du régime Kagame. Ce phénomène n’est pas uniquement l’apanage des Hutu mais également des Nande. Les deux communautés vont en Ituri à la recherche des terres. La lutte pour l’espace vital ne se déroule plus au Nord-Kivu parce qu’il n’y  a plus  d’espace mais en Ituri. Pointer une communauté ethnique dans les massacres de Beni ville et territoire, c’est faire preuve de manipulation (in) consciente.

GEC ne s’est jamais intéressé à la cohabitation tumultueuse entre ces deux communautés sinon il n’allait pas alléguer de telles affirmations. Les Hutu qui ont rejoint l’Ituri tout comme les Nande sont localisables.

Le cas du  major Fardc  Biamungu accusé «gratuitement» par certains membres de la société civile d’Oïcha d’avoir été parmi les assaillants d’Eringeti en invoquant le nom de monsieur Le Blanc est révélateur de cette manipulation à bien des égards[7][8]. Parler une langue quelconque n’est plus un élément déterminant d’une analyse qui se veut sérieuse. A un moment, les tueurs de Beni portaient des masques blancs pour faire croire à l’opinion que les massacreurs étaient recrutés parmi les Blancs.

Il a fallu que le journal Les Coulisses en parle avec des photos de masques pour qu’on n’évoque plus cette manipulation de la vérité. La langue à elle seule ne suffit plus pour déterminer l’identité d’une entité[9].

Des officiers de l’armée congolaise massacreurs

Que dit GEC des militaires qui meurent au front dans le secret des opérations ? Non seulement qu’ils appartiennent à la nation congolaise mais en plus, ils ont des familles. Et donc, on doit respecter leur sang versé pour la survie de notre jeune nation.

Celui qui allègue doit en principe apporter des preuves de ses allégations. Il est étonnant que GEC soit incapable d’expliquer les massacres notamment de Mayangose alors qu’il évoque la part des chefs coutumiers. Ce qui montre qu’une bonne partie de son rapport fait référence au livre du journaliste Nicaise Kibel’bel Oka et des audiences publiques de la Cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu siégeant en foraine à Beni.

La désignation du général Fardc Charles Akili Mundos comme commanditaire des massacres des populations de Beni ne doit pas être traitée avec légèreté. L’opinion tant nationale qu’internationale sait bien que le nom du général  Mundos avait  été prononcé publiquement par M. Mbusa Nyamwisi sur RFI au lendemain des massacres de Mayangose. Et GEC se contredit lorsqu’il évoque comme le livre de Nicaise Kibel’Bel Oka le conflit de gestion de la redevance à la base desdites tueries.

La faiblesse du rapport de GEC réside en ce qu’il laisse toute la vérité aux interviews des personnes difficiles à identifiées. Et donc peu crédibles.

Mais pourquoi le général Charles Akili Mundos ? A-t-il un problème particulier avec GEC ou la Monusco ? On remarquera que les personnes qui accusent publiquement le général Mundos (mis à part M. Mbusa  Nyamwisi) ne se font pas voir à ce jour. C’est plus à travers des rapports secrets qu’il est désigné comme commanditaire des massacres. Comme GEC exige de l’Auditeur général des Fardc de traduire le général Mundos en justice, on espère que GEC aura pris soin de déposer auprès de l’Officier du ministère public des preuves de ses allégations.

Le cas du colonel Katshanzu a été débattu aux audiences publiques à Beni. Toujours faute des preuves.

Concernant le colonel Fardc Ngangole alias Tipi Ziro Ziro, GEC se serait basé sur les écrits extrémistes  du site BeniLubero Online. La réalité est tout autre avec ce brave officier.

Du rôle contesté de la Monusco par la population de Beni 

Dans ce second rapport, GEC présente la Monusco comme une mission efficace qui ne se reproche de rien.

S’il est vrai que GEC a fait parler plus de deux cents personnes comme il l’affirme, il aurait mentionné ne fut-ce qu’en une ligne le point de vue d’une certaine couche de la population congolaise de Beni qui a constaté qu’à chaque fois que la Monusco faisait voler ses hélicoptères, s’ensuivaient des massacres.

GEC qui a interrogé la population de Beni ne mentionne pas que celle-ci croit à la participation de la Monusco dans l’assassinat du colonel Mamadou Ndala pour avoir été la première à arriver sur le lieu de l’embuscade avant même que le véhicule du colonel Mamadou Ndala ne prenne feu  et n’a pas pu secourir une personne en détresse[10].

Que peut-on attendre d’une mission composée des troupes venues des pays de désert pour combattre dans une forêt impénétrable ? Peut-on faire confiance à une mission dont la base se trouve en Ouganda où transitent toutes les ressources minières de la RD Congo pillées dans les zones sous son occupation ?

Concernant les deux cas des ADF Winny Safari Kitobi Bwanandeke alias Ismaël et d’Adrien Zambali alias lieutenant-colonel Muhumuza, GEC ne mentionne pas que l’Auditorat militaire des Fardc les a récupérés  des mains de la Monusco. Une fois aux mains de l’Auditorat des Fardc, Adrien Zambali notamment devait conduire une équipe d’officiers Fardc pour vérifier et confirmer certaines informations qu’il leur a données notamment des pistes des ADF et des caches d’armes dans la forêt[11].

Les informateurs de GEC ne comprenant rien de cette démarche ont produit des rapports accusant  des officiers Fardc de collaborer avec les islamistes ADF. Quand on produit un rapport dans une zone opérationnelle, il est conseillé de prendre en compte la dimension géopolitique et géostratégique.

Contrairement au Kasaï où l’armée est allée en  secours, à l’Est l’armée congolaise est en opérations contre des terroristes avérés sans se départir de sa mission de défendre la nation jusqu’au sacrifice suprême. Des pratiques de l’art de la guerre peuvent échapper aux informateurs de GEC. GEC demande enfin à la Monusco de suspendre la coopération militaire avec les Fardc en attendant «leurs» propres enquêtes internes sur les massacres…

Que fait la Cour militaire opérationnelle du Nord-Kivu à Beni ? Pour rappel, voici plus de deux ans que le Procureur militaire enquête sur ces massacres. Voilà pourquoi GEC devrait assister aux audiences pour en avoir le cœur net. Autrement, cela s’appelle manquement.

GEC, un instrument de la guerre hybride ?

On peut dire sans crainte d’être contredit que GEC est un instrument de la politique américaine pour déstabiliser notre pays. Les mêmes Etats-Unis qui n’ont pas hésité d’ordonner à la Monusco de transplanter des rebelles Sud-Soudanais à Goma et en Ituri.

A travers une campagne de pré-conditionnement de tout un peuple, ils le poussent à vomir son armée.

Les Forces armées de la RD Congo, c’est notre armée, la seule dont dispose le Congo[12].

En s’attaquant à l’armée qui est au front contre les islamistes ADF, les Etats-Unis poursuivent leur guerre indirecte de déstabilisation de notre pays. Et GEC s’est engagé à déstabiliser notre pays avec discrétion, en vantant le chaos sous contrôle créé par les Etats-Unis.

C’est de cela dont parle Andrew Korybko, cette guerre hybride consistant à financer des groupes armés dans un espace donné, rendant en même temps inefficaces l’armée et l’administration, afin de permettre de piller les ressources minières dans un désordre créé en entretenu par eux à travers les groupes armés.

Actuellement, il existe des communautés ethniques qui disposent de plus de 3 groupes armés et qui s’attaquent gratuitement aux forces de défense et de sécurité de notre pays.

Le rapport de GEC, basé sur des témoignages des gens «interviewés», renferme des informations et des détails qu’on retrouve dans le  livre du journaliste Nicaise Kibel’Bel Oka que GEC n’a curieusement pas lu et plus détails encore des audiences publiques du procès de la Cour militaire opérationnelle en cours à Beni auxquelles il n’a pas assisté.

GEC refuse sciemment la thèse du terrorisme islamiste. Voilà pourquoi il ne peut pas comprendre la situation des massacres de Beni.

Tant que GEC n’acceptera pas que les terroristes islamistes tuent la population et qu’ils ne peuvent jamais être «une alliance des forces démocratiques», tant que GEC ne se départira pas de la périlleuse conception d’une rébellion ougandaise des ADF en RD Congo et tant que GEC n’enquêtera pas sérieusement sur la nature du terrorisme islamiste jusque dans des mosquées du Kivu, il produira des rapports selon la volonté de son employeur qui tient à ce que la RD Congo reste à jamais un cimetière pour des Congolais et une mine à ciel ouvert pour les matières premières participant à la haute technologie dont les Américains ont tant besoin.

Les Congolais tués dépassant déjà les 5 millions.

Nicaise Kibel’Bel Oka

– Journaliste d’investigation et écrivain

– Directeur du journal  Les Coulisses et du Centre d’Etudes et de Recherches Géopolitiques de l’Est du Congo (C.E.R.G.E.C.) basés à Beni (Nord-Kivu) /RD Congo.

– Prix Abraham 2006 pour la Conservation de la Nature (2006)

– Prix africain 2009 pour la liberté de la presse décerné par CNN

– Proclamé parmi les 100 Héros de l’information 2014 au monde par Reporters sans frontières (France)

P.O.Box : 29 810 Kampala/Uganda

 

[1]                            Nicaise Kibel’Bel Oka, « L’avènement du jihad en RD Congo. Un terrorisme des islamistes ADF mal connu », Bruxelles,  Ed. Scribes, 2016, 272 pages, 

[2]                               Nous espérons que la république ne vivra pas le cas de l’ancien ministre des Affaires étrangères de Mobutu, Jean Nguz Karl-i-Bond sur les charniers des étudiants du campus de Lubumbashi lorsqu’il s’agira pour M. Mbusa Nyamwisi, ancien ministre des Affaires étrangères de Joseph Kabila d’apporter des preuves contre le général Mundo. Lire utilement l’article du journal Les Coulisses 286 : « Mbusa Nyamwisi et Mundos  se justifieront devant la justice », page 3.

[3]                            Lire le chapitre I de la page 25 à la page 55 et le chapitre 4 de la page 187 à la page 240

[4]                            Le mwami Borosso bin Bendera a même effectué un voyage aux Etats-Unis sous le label de l’Ong locale SOFEPADI pour  défendre la thèse des minorités qui ploient sous le poids des Nande.

[5]                            Général-major Tim Mukunto : « Le procès a servi à comprendre le pourquoi des massacres et à mettre un nom sur les acteurs desdits massacres », in Les Coulisses n° 290, pages 8  et 9

[6]                            Lire Jean Mosheje, la pénétration américaine au Congo, Ed. Remarques congolaises, coll « Etudes congolaises », n° 10, Bruxelles, 64 pages.

[7]                            La bonne foi du journaliste Muhindo Wema Kennedy, se présentant comme analyste politique, a été trompée sur cet officier Fardc dans le dossier de monsieur le Blanc.  Le major Biamungu alors capitaine au moment des faits a comparu en audiences publiques du procès de la Cour militaire opérationnelle et a été acquitté. Il n’a jamais été colonel. Si notre confrère Muhindo Kennedy avait mis du sérieux dans son enquête et s’il se donnait de la peine à assister aux audiences, il allait se rendre compte de ses graves contradictions sur les dates et les .faits. Comment compte – t – il réparer ce préjudice causé à cet officier de notre armée ? In Regards croisés, Beni : silence, on tue, pages 40-45,  mars 2017

[8]          Le médecin qui a reçu monsieur le Blanc a témoigné que, dans l’état où il se trouvait, il ne pouvait pas parler. Bien plus, lui-même a finalement avoué que c’est la société civile qui lui avait dicté le nom du major Biamungu.

[9]                            Lire utilement l’ouvrage du journaliste Nicaise Kibel’Bel Oka, Ituri. « De la guerre identitaire  aux pillages des mines d’or de Kilo-Moto par les multinationales anglo-saxonnes », Ed. Scribes/Bruxelles, 2016

[10]                         Le Chef de Bureau à l’intérim de la Monusco est arrivé sur le lieu de l’embuscade deux minutes après. Selon ses propos, la jeep du colonel Mamadou n’était pas en feu et le chauffeur était hors du véhicule appelant le secours. Selon le chauffeur, il avait été transporté jusqu’au QG de la Monusco. Version contestée par le Chef de Bureau. Selon les cultivatrices perchées sur la colline, les agents de la Monusco sont arrivés sur le lieu avant les Fardc. Personne ne crut à leur version des faits.

[11]                         Nicaise Kibel’Bel Oka, « L’avènement du jihad en RD Congo. Un terrorisme des islamistes ADF mal connu », Bruxelles,  Ed. Scribes, 2016, 272 pages, 

[11]                            Nous espérons que la république ne vivra pas le cas de l’ancien ministre des Affaires étrangères de Mobutu, Jean Nguz Karl-i-Bond sur les charniers des étudiants du campus de Lubumbashi lorsqu’il s’agira pour M. Mbusa Nyamwisi, ancien ministre des Affaires étrangères de Joseph Kabila d’apporter des preuves contre le général Mundo. Lire utilement l’article du journal Les Coulisses 286 : « Mbusa Nyamwisi et Mundos  se justifieront devant la justice », page 3.

[11]                         Lire le chapitre I de la page 25 à la page 55 et le chapitre 4 de la page 187 à la page 240

[11]                         Le mwami Borosso bin Bendera a même effectué un voyage aux Etats-Unis sous le label de l’Ong locale SOFEPADI pour  défendre la thèse des minorités qui ploient sous le poids des Nande.

[11]                         Général-major Tim Mukunto : « Le procès a servi à comprendre le pourquoi des massacres et à mettre un nom sur les acteurs desdits massacres », in Les Coulisses n° 290, pages 8  et 9

[11]                         Lire Jean Mosheje, la pénétration américaine au Congo, Ed. Remarques congolaises, coll « Etudes congolaises », n° 10, Bruxelles, 64 pages.

[11]                         La bonne foi du journaliste Muhindo Wema Kennedy, se présentant comme analyste politique, a été trompée sur cet officier Fardc dans le dossier de monsieur le Blanc.  Le major Biamungu alors capitaine au moment des faits a comparu en audiences publiques du procès de la Cour militaire opérationnelle et a été acquitté. Il n’a jamais été colonel. Si notre confrère Muhindo Kennedy avait mis du sérieux dans son enquête et s’il se donnait de la peine à assister aux audiences, il allait se rendre compte de ses graves contradictions sur les dates et les .faits. Comment compte – t – il réparer ce préjudice causé à cet officier de notre armée ? In Regards croisés, Beni : silence, on tue, pages 40-45,  mars 2017

[11]        Le médecin qui a reçu monsieur le Blanc a témoigné que, dans l’état où il se trouvait, il ne pouvait pas parler. Bien plus, lui-même a finalement avoué que c’est la société civile qui lui avait dicté le nom du major Biamungu.

[11]                         Lire utilement l’ouvrage du journaliste Nicaise Kibel’Bel Oka, Ituri. « De la guerre identitaire  aux pillages des mines d’or de Kilo-Moto par les multinationales anglo-saxonnes », Ed. Scribes/Bruxelles, 2016

[11]                         Le Chef de Bureau à l’intérim de la Monusco est arrivé sur le lieu de l’embuscade deux minutes après. Selon ses propos, la jeep du colonel Mamadou n’était pas en feu et le chauffeur était hors du véhicule appelant le secours. Selon le chauffeur, il avait été transporté jusqu’au QG de la Monusco. Version contestée par le Chef de Bureau. Selon les cultivatrices perchées sur la colline, les agents de la Monusco sont arrivés sur le lieu avant les Fardc. Personne ne crut à leur version des faits.

[11]                         Le colonel David Lusenge, récupéré de Kikwit où il était Directeur des renseignements,  comparaît  à Beni dans cette cause avec le mwami Bamukoka de Watalinga et le chef  Muganda  du village Ndama chez qui on a trouvé une lance-roquette et 6 armes AK 47. Voilà pourquoi assister aux audiences publiques qui se déroulent à Beni serait une meilleure attitude intellectuelle.

[11]                         L’armée nationale est comme l’Eglise, pécheresse. Elle a en son  sein des brebis galeuses  mais pour autant elle ne saurait être déstabilisée ni détruite. Les éléments qui s’y trouvent n’ont pas été recrutés au petit séminaire moins encore dans un couvent. Il faut la rendre patriotique et efficace. Voilà le pourquoi de la Cour militaire opérationnelle.

 

 

 

 

[11]                         Le colonel David Lusenge, récupéré de Kikwit où il était Directeur des renseignements,  comparaît  à Beni dans cette cause avec le mwami Bamukoka de Watalinga et le chef  Muganda  du village Ndama chez qui on a trouvé une lance-roquette et 6 armes AK 47. Voilà pourquoi assister aux audiences publiques qui se déroulent à Beni serait une meilleure attitude intellectuelle.

[12]                         L’armée nationale est comme l’Eglise, pécheresse. Elle a en son  sein des brebis galeuses  mais pour autant elle ne saurait être déstabilisée ni détruite. Les éléments qui s’y trouvent n’ont pas été recrutés au petit séminaire moins encore dans un couvent. Il faut la rendre patriotique et efficace. Voilà le pourquoi de la Cour militaire opérationnelle.

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