Affaire “passeport falsifié” : Katumbi, c’est fini !

  • Avec toute la notoriété internationale qu’il se fait donner via les lobbies occidentaux en se repositionnant en meilleur présidentiable anti-Kabila, Katumbi sait que tout document falsifié qui l’engage met à mal ses fréquentations.

 

  • Pour se sortir du mauvais pas, il doit révéler l’identité des personnes ayant manipulé son passeport avant son arrivée à Bruxelles le 24 juin 2018…

 

Me Eric-Dupont Moretti n’a décidément pas de chances, mais alors pas du tout. Il s’est considérablement jeté à l’eau ces six derniers mois qu’après avoir fait tourner en dérision les autorités politiques et judiciaires congolaises avec les affaires «mercenaires», «immeuble Stoupis» et «nationalité italienne», il pouvait s’attendre à tout, sauf au coup de massue lui asséné par son propre client. Et là, il ne peut s’en prendre ni aux autorités congolaises, ni aux autorités belges. Même pas à Moïse Katumbi. Il doit s’en vouloir terriblement de réaliser à ses dépens qu’il a pris fait et cause pour un personnage qui n’est pas celui que des officines occidentales lui ont présenté en homme de la situation en RDCongo. «Chassez le naturel, le naturel revient au galop», dit-on. L’affaire «passeport falsifié» révèle les fréquentations suspectes de Chairman : des faussaires ! Dès lors, les affaires qualifiées autrefois de bidons par Moretti laissent entrevoir le travail des faussaires. Tout un mythe tombe…

 

Le célèbre avocat français pourrait au moins se consoler de ne pas être seul dans les «malheurs» qui s’enchaînent et se déchaînent. Il y a aussi la Cenco avec son fils adultérin Clc et ses petits-fils accouchés par césarienne «Lucha, Filimbi etc.», pouponnés par des ONGDH étrangères comme Human Rights Watch (Hrw) et nationales comme Acaj et Asadho, de même que des thinks tanks comme Atlantic Council. Tous ont développé un discours pro-Katumbi confirmant l’emprise d’un certain Georges Soros.

D’ailleurs, pour circonscrire l’ampleur de ces «malheurs», Me Moretti doit analyser froidement les termes de la réponse d’Ibrahim Salama, chef Service traités relatifs aux droits de l’homme au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, à ses correspondances du 25 juillet et du 3 août 2018.

La précision à s’imposer d’emblée est que cette lettre n’émane ni du Conseil de sécurité, ni du Secrétaire général de l’Onu, encore moins du Haut-commissaire aux droits de l’homme, habilités à saisir officiellement les autorités gouvernementales congolaises. Le Conseil de l’Onu pour les droits de l’homme compte deux divisions et quatre départements. Ibrahim Salama n’est ni chef de division, ni chef de département. Sa réponse est adressée à Me Moretti qui n’a aucune accréditation auprès du Gouvernement congolais.

Le fait alors que sa lettre du 29 août 2018 ait été présentée par les Katumbistes sous forme d’une résolution des Nations Unies est l’œuvre des faussaires. Le deuxième paragraphe – qui en constitue l’essentiel – est d’ailleurs libellé : «Conformément à la règle 92 de son règlement intérieur, il a été réitéré à l’Etat partie sa sollicitude du 13 juin 2018 de prendre toutes les mesures nécessaires de manière à prévenir tout risque de préjudice irréparable en lien avec l’exercice par l’auteur des droits garantis par le pacte. L’Etat partie est notamment tenu de prendre toutes les mesures nécessaires en vue d’assurer que l’auteur puisse rentrer en République démocratique du Congo. A cette fin, l’Etat est également tenu de prendre toutes les mesures pour garantir à l’auteur son droit à la liberté et à la sécurité en le protégeant contre toute forme d’arrestation ou de détention arbitraire pendant toute la durée de l’examen de sa  communication par le comité».

L’analyste avisé constate que si l’objectif de Me Moretti a été le dépôt de la candidature de son client à la Ceni pour la présidentielle (la date du 3 août 2018 est celle de l’annonce de la rentrée de Moïse Katumbi en RDCongo par la frontière de Kasumbalesa), la réponse reçue d’Ibrahim Salama ne fait cependant nullement allusion au processus électoral.

Bien plus, si cette réponse valait toute l’importance qui lui a été attribuée via les médias par les Katumbistes, elle aurait dû être signée par Haut-commissaire sortant, le jordanien Zeid Ra’ad Al Hussein, qui n’a jamais été tendre à l’égard des autorités congolaises. Zeid Ra’ad aurait pu s’offrir un baroud d’honneur puisque son mandat s’achevait le 31 août 2018; sa successeuse, la chilienne Michelle Bachelet, ayant démarré le sien le 1er septembre.

Première déduction : à l’extérieur, Moïse Katumbi est en voie de liquidation.

Petite insolite : elle adore la chair katangaise !

Deuxième déduction : à l’intérieur, l’appel des siens au boycott des élections semble met mal à l’aise ses pairs de l’Opposition. Après tout, pendant qu’il était manifestement adoubé par les Occidentaux, il commettait l’imprudence de se considérer comme le meilleur des présidentiables.

Hélas !, son forcing pour rentrer à tout prix au pays, même à celui d’un soulèvement populaire en impliquant le Katanga, entendez le prix du sang, a trahi ses intentions.

Originaire de cette province – visiblement la seule qui pèse pour l’axe Bruxelles-Washington – il a confirmé par l’aventure de Kasumbalesa qu’il mise plus sur les siens que sur l’ensemble du peuple congolais.

Quoiqu’ils en disent, ses «partenaires» présidentiables de l’Opposition se réjouissent de son «élimination» qu’ils considèrent non sans raison comme un problème interne à la Mp.

Ceux qui n’ont jamais été aux affaires ne trouvent aucune raison de se soustraire du processus électoral en faveur du compagnon à qui la fortune a souri en tant que gouverneur du Katanga au cours de la dizaine d’années passées sous Joseph Kabila. Ils ne voient sur base de quel principe doivent-ils le ramener aux affaires après un petit chômage de 3 ans pendant qu’ils courent, eux, après le pouvoir depuis une trentaine d’années les uns, une vingtaine les autres.

Alors connu plus comme opérateur économique (minier) qu’opérateur politique, Moïse Katumbi vit en plus un terrible drame intérieur : la tête à faire au sein de l’International Jet Society (Ijc) qu’il est en train d’intégrer grâce aux lobbies occidentaux. S’il est faussaire pour un document comme un passeport, il s’imagine bien ce qui va se dire de lui pour des gros contrats !

Tout ce qu’on peut admettre pour l’heure, c’est que commencée à Bruxelles par la volonté des autorités politiques belges – dont Didier Reynders en pole position – l’aventure Katumbi est en train de s’achever par la volonté des autorités judiciaires belges – dont Gilles Blondeau, substitut du procureur du Roi au Parquet de Halle-Vilvoorde, lui aussi en pole position.

Moralité : depuis un certain 30 juin 1960, la place de Bruxelles n’a pas changé de modus operandi : bouffer les enfants congolais après les avoir promus directement ou indirectement.

Petite insolite : elle adore surtout la chair katangaise : Moïse Tshombe, Jean de Dieu Nguz, Frédéric Kibassa, Laurent-Désiré Kabila, Joseph Kabila.

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s