Science sans conscience… A. Mbata, professeur d’université à l’injure facile !

 

  • Son problème est l’incapacité de démarrer effectivement sa carrière politique. Déjà, sa première expérience avec l’Unc de Vital Kamerhe s’est achevée par un échec patent aux législatives de 2011. Or, Kamerhe rempile pour la présidentielle 2018. Ce qui n’est pas bon ! Sa deuxième avec le «Mouvement Congolais Debout» est en train de sombrer. Sindika Dokolo n’a même pas osé postuler. Ni Denis Mukwege. D’où l’alternative de survie dénommée «TSK»…

 

«Ramazani Shadary est un chef des travaux de la faculté des sciences sociales de l’université de Kinshasa. Un statut qui exige une certaine solidarité humaine de la classe intellectuelle et académique en faveur de l’un de leurs. C’est ce qu’on a vu à Sultani Hôtel ce samedi 08 septembre». Utile, la précision est de Me Claudel Tshikamba, choqué des propos injurieux du Pr André Mbata dans une réaction probablement mue par la peur du lendemain. «Nous avons assisté à une pièce théâtrale merveilleusement jouée par une coterie  des ‘artisans de l’inanition de la Nation’, des ‘thuriféraires’, des ‘tambourinaires du pouvoir’ et des ‘guignols scientifiques’ déguisés en ‘universitaires’ et conduits auprès du candidat du FCC à l’élection présidentielle par une poignée de ‘ménopauses intellectuels’ que l’université occidentale avait déjà condamnées à la retraite au motif que l’on ne pouvait plus rien tirer d’eux scientifiquement, mais qui ont été curieusement ‘ré-employés’ comme professeurs au Congo», écrit-il, traitant ses collègues de ‘déboussolés’, ‘marionnettes d’universitaires’, ‘universitaires ignorants’, ‘intellectuels du gouvernement’, ‘professeurs du Raïs’, ‘élite décérébrée’». La motivation est-elle réellement scientifique ?

  

            D’emblée, le doute est permis. Pour la bonne et simple raison qu’Emmanuel Ramazani Shadary (ERS) est lui-même un universitaire. Son cursus relève qu’il est passé par l’Université de Lubumbashi, précisément la Faculté des Sciences Sociales, Administratives et Politiques, Département des SPA/Licence en 1987 et s’en est tiré avec 5 distinctions.

Il a fait son troisième cycle et obtenu son diplôme d’études approfondies en Sciences Politiques et Administratives, cette fois à l’Université de Kinshasa avec la plus grande distinction (90 %) en 2015.

Mieux, depuis 2015, il est Doctorant en Sciences Politiques et Administratives à la même Université, Faculté des Sciences Sociales, Administratives et Politiques.

Etant lui-même enseignant dans la même institution, André Mbata doit bien connaître ERS et son parcours comme :

– assistant à l’ISDR, ISC et Université de Kindu de 1993 à 1996,

– chef de section adjoint et chef de section chargé de la recherche à l’ISDR-Kindu de 1992 à 1994,

– cofondateur et administrateur général de l’ISTCA à Kalemie (secteur privé de l’enseignement supérieur et universitaire) en 1988 et

– assistant à l’Université de Kinshasa en Sciences Politiques et Administratives en 2011 et chef des Travaux depuis 2015.

Ce n’est pas tout. Ses travaux scientifiques portent sur les thèmes suivants :

– Réforme sur l’enseignement supérieur et universitaire (Travail de la fin de cycle)

– Le contrôle de l’Administration publique (Mémoire)

– Fonctionnement des institutions politiques provinciales en RDC (DEA/SPA)

– Le rôle de l’Intellectuel pour le développement de la RDC (inédit)

– Crises en RDC : causes, portée et perspectives (inédit)

– La géopolitique du Congo (inédit)

– La RDC et la mondialisation (inédit)

– Causes profondes de la crise politique en République Démocratique du Congo des années 1960 : portée et suggestions, in Rubuto, n° 25, Août 2012, pp. 135-157

– La Mondialisation comme stade suprême de l’impérialisme occidental face à l’avenir des Etats Africains : cas de la République Démocratique du Congo, in Rubuto, n° 27, Novembre 2012, pp.39- 66

– De l’inventaire de différentes manifestations de la crise politique de 1960 en République Démocratique du Congo, in Revue congolaise des sciences politiques et administratives ; vol1, numéro 1, avril- juin 2013. pp.141-154.

Ceci pour la partie académique de sa carrière.

Un chef des travaux et un compatriote

Pour la partie politique, André Mbata – qui doit tout de même avoir lu la Note Biographique d’Emmanuel Ramazani Shadary – le connaît et le reconnaît :

– initiateur et coordonnateur de plusieurs associations de la Société Civile à la Cns,

– participant à la Cns/Société civile du Katanga, Shaba à l’époque, district de Tanganyika/Kalemie,

– membre de la Commission du Règlement Intérieur de la Cns (composée de 50 personnes seulement),

– membre de la Commission Constitutionnelle et président de la Sous-Commission «Forme de l’Etat» à la Cns de 1991 à 1993,

– secrétaire général (élu) de la Société Civile du Maniema en 1995,

– vice-gouverneur du Maniema (élu) sous Mzee Laurent-Désiré Kabila en 1997,

– gouverneur nommé par le Président Laurent Désiré Kabila en 1998 et en 2001 par le Président Joseph Kabila (en repli à Kinshasa pendant l’occupation),

– président fédéral de l’Udps-Maniema, après l’Uféri-Tanganyika,

– membre de l’Afdl et puis des Cpp,

– cofondateur du Pprd à Kinshasa en 2002,

– secrétaire national en charge du processus électoral et président de la Commission de discipline du Pprd de 2005 à 2015,

– député national élu de la circonscription électorale de Kabambare en 2006, au Maniema,

– président de la campagne électorale du candidat Joseph Kabila au Maniema aux premier et second tours en 2006.

– 1er vice-président de la Commission Politique, Administrative et Juridique de l’Assemblée Nationale (2006- 2011),

– député national réélu en 2011 à Kabambare, au Maniema,

– président du Groupe Parlementaire PPRD à l’Assemblée Nationale de mai 2012 à novembre 2016 (ce groupe est le plus important de l’Assemblée nationale)

– coordonnateur de la Majorité parlementaire à l’Assemblée nationale de 2012 à 2016, plateforme alignant 360 députés,

– secrétaire général adjoint du Pprd de 2015 à 2016,

– Vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité de la RDC de décembre 2016 à février 2018,

– secrétaire permanent du Pprd de février 2018 à ce jour et

– candidat Président de la République déclaré par le Chef de l’Etat et Autorité morale du FCC le 08 Août 2018.

On peut alors dire des professeurs d’universités qui se sont retrouvés à Sultani Hôtel qu’ils ont salué à la fois un chef des travaux et un présidentiable dont le cursus aux plans académique et politique est de l’un des meilleurs, comparé à celui de la majorité des concurrents.

L’exercice semble ne pas lui réussir

Quoi de plus normal que ces professeurs, après avoir pris «connaissance des différentes candidatures à l’élection présidentielle et les avons évaluées au regard des défis de l’édification d’un pays conforme à nos ambitions légitimes», aient salué dans leur Appel du 8 septembre 2018 «avec ferveur la candidature de Emmanuel RAMAZANI SHADARY, laquelle offre le meilleur profil de tous, vu son cursus académique, sa personnalité, sa moralité, son sens d’humanité, son expérience de la gestion de la chose publique, son patriotisme, son attachement à la droiture» et aient appelé «la communauté universitaire et la nation tout entière à tenir le pari pour l’excellence» avant de conclure : «Loin des clivages sectaires, portons à la Magistrature Suprême ce candidat de la relance du Congo».

André Mbata ne devrait pourtant jamais se sentir frustré pour autant qu’il soit un scientifique rigoureux. Or, ses prestations «politico-scientifiques» depuis son échec en 2011 trahissent l’amertume. D’où sa foi dans le schéma «Transition Sans Kabila», entendez son opposition au processus électoral en cours.

Il ne le dit pas ouvertement, mais il doit être foncièrement contre la validation des candidatures des opposants Tshilombo Tshisekedi, Kamerhe, Fayulu et autres Matungulu et se réjouit de l’invalidation des candidatures des opposants Bemba et Muzito, ce même que du non-dépôt de celle de Katumbi. Il forme l’espoir de les voir se retirer dudit processus et ramener tout ce monde au schéma TSK !

Seulement voilà : ne pouvant attaquer de front Emmanuel Ramazani Shadary déterminé à empêcher ce schéma, Pr Mbata se défoule sur les universitaires ayant fait le choix démocratique de soutenir le candidat Fcc. Curieusement, il s’abstient de faire de même à l’égard de ceux de ses collègues pro-Bemba, pro- Katumbi ou pro-Fatshi. Les uns et les autres pratiquent à la fois la science et la politique.

Visiblement, l’exercice semble ne pas lui réussir.

Normal : les siens des «présidentiables» pour le schéma TSK, à savoir Denis Mukwege, Sindika Dokolo et même Laurent Monsengwo, sont non partants pour l’élection du 23 décembre 2018. Ils sont pour la ratage du processus électoral en cours.

D’où sa colère à l’endroit des collègues dont le seul tort est de réfléchir et d’agir autrement.

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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