AMUSONS-NOUS UN PEU ! Présidentiables en étau entre Bruxelles et Kolwezi…

Coïncidence fortuite ? Disons d’emblée NON ! Elle est délibérée. Reste à savoir pourquoi !

Tenez ! Le 12 septembre 2018 – date choisie par les «Leaders de l’Opposition» pour envoyer à partir de Bruxelles à la communauté leurs 9 préalables prédisant le chaos en cas de non réalisation – s’ouvrent à Kolwezi les «3ème Journées Minières de la RDCongo», sous le haut-patronage du Président Joseph Kabila.

Ces leaders se concertent dans la capitale belge à l’initiative du président (pardon), du présidentiable des présidentiables, Moïse Katumbi, dernier gouverneur de l’ex-Katanga, principale province minière du pays.

Kolwezi a de quoi rappeler la série radiophonique «Bataille de Kolwezi : de mystérieuses victimes françaises» publiée par Rfi du 18 au 21 mai 2018. Une page d’histoire sur l’intervention des Occidentaux, particulièrement de la France et de la Belgique, à rouvrir.

Extrait intéressant et édifiant : «En Belgique, le débat fait rage. Intervenir ou pas ? Le ministre de la Défense, Paul Vanden Boeynants, est pour ; le ministre des Affaires étrangères, Henri Simonet, est contre. Ce dernier n’exclut pas de négocier avec les insurgés qui tiennent Kolwezi. A quelles fins et avec qui exactement ? C’est loin d’être clair», rapporte Radio mondiale. Le témoignage est de Valery Giscard d’Estaing dans son autobiographie «Le pouvoir et la vie». Le Chef de l’Etat français à l’époque se dit surpris des «réticences de la Belgique, qu’il présente comme des atermoiements».

En fait, Bruxelles veut, par la première guerre du Shaba (Katanga) en 1977, favoriser la prise de Kolwezi par le rebelle Nathanaël Mbumba du Flnc et, ainsi, la chute du régime du maréchal.

Quarante et un an après, détestant ouvertement Joseph Kabila, Bruxelles agit comme si elle s’est choisie un «autre» rebelle, en la personne de Moïse Katumbi, pour reprendre le Katanga minier. «Son» Katanga !

Et comme pour s’assumer, Katumbi retient justement la date du 12 septembre 2018 pour réunir les présidentiables validés et invalidés pendant qu’à Kolwezi, Joseph Kabila lance un message clair et net aux participants. «Notre ambition reste, à court et à moyen terme, celle de transformer radicalement les visages de désolation observés le long des routes traversées par les convois de produits miniers de Kolwezi à Kasumbalesa en passant par Lubumbashi et Likasi et dans bien d’autres provinces minières à travers tout le pays, en comblant les espérances restées longtemps déçues», leur dit-il.

Quand on sait que la «route minière» allant de Kolwezi à Kasumbalesa via Lubumbashi pue la pauvreté alors que l’exploitation minière est centenaire dans cette partie du pays, il y a de quoi se demander pourquoi ce que la Belgique n’a pu faire sous la colonisation, encore au cours de ces 58 dernières années d’Indépendance, elle pense le faire sous Après-Kabila, et en plus la présidence hypothétique de Moïse Katumbi.

C’est gênant de le relever : pour la Belgique – qui ne voit le Congo que par son potentiel minier – les candidats validés ou invalidés comptent moins par rapport au candidat «exclu».

C’est pour ce dernier, et pour lui seul, que Didier Reynders vient d’effectuer son dernier périple africain !

C’est pour lui, et pour lui seul, que les Congolais sont prévenus du chaos post-électoral.

NDL

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com!

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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