A la délégation du Conseil de sécurité de l’Onu, le Président Kabila confirme la souveraineté de la RDCongo

  • Première précision à apporter : contrairement à la rumeur entretenue à ce sujet, les membres du Conseil de sécurité n’ont pas suivi le Chef de l’Etat à Kinshasa après des prétendus rendez-vous manqués à New York dans le cadre de la 73° session ordinaire de l’assemblée générale de l’Onu tenue du 24 octobre au 1er octobre 2018…

  • Pour rappel, au cours de son séjour, le Président de la République a prononcé son allocution de circonstance le 25 octobre avant d’être reçu en audience par le secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres le surlendemain…

  • Force est plutôt de constater sa constance aussi bien au pays qu’à l’étranger…

C’est le samedi 6 octobre 2018 à 18h00 – heure de Kinshasa – que la délégation du Conseil de sécurité de l’Onu – en séjour en République Démocratique du Congo depuis le vendredi 5 octobre – est arrivée au Palais de la Nation pour un échange avec le Président Joseph Kabila ayant à ses côtés le Directeur de cabinet Néhémie Mwilanya Wilondja, le représentant permanent à l’Onu Ignace Gata Mavita et l’ambassadeur itinérant Séraphin Ngwej.

Font partie du Conseil de sécurité les États membres permanents cités par ordre alphabétique, en l’occurrence la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie ainsi que les États associés, en l’occurrence l’Afrique du Sud, la Bolivie (qui en assure la présidence en exercice), Bolivie, Côte d’Ivoire, Éthiopie, Guinée équatoriale, Kazakhstan, Koweït, Pays-Bas, Pérou, Pologne et Suède. Evidemment, certains membres n’étaient pas présents.

A l’issue du tête à tête de plus d’une heure et demie, le chef de la délégation, l’ambassadeur de France François Delattre a reconnu que sa délégation est sortie “d’un entretien important et approfondi avec le Président Joseph Kabila”qu’il a remercié au nom de ses collègues “d’avoir pris de son son temps pour ce faire”.

Il a reconnu que “Cet entretien a naturellement été un moment fort, sans doute le moment fort de la mission du Conseil de sécurité à Kinshasa”, soulignant au passage qu’il ne lui revenait pas de “rapporter les propos du Président Kabila” aux médias.

Aussi, s’est-il limité à se prononcer sur la position qu’ils ont eux exprimée. Notamment “la volonté du Conseil d’accompagner la République Démocratique du Congo sur le chemin de la paix, de la stabilité et de la prospérité”.

Pour ce faire, la délégation a considéré que “Les élections du 23 décembre marquent une opportunité historique sur ce chemin. Elles ouvrent, en effet, la voie à une première transition démocratique et pacifique du pays. C’est pourquoi il est crucial que les élections du 23 décembre soient crédibles et transparentes et se tiennent dans un climat apaisé. C’est cela aujourd’hui l’objectif central du Conseil de sécurité en soutien, encore une fois, à la République Démocratique du Congo”.

Saluant “les progrès importants qui ont été accomplis dans ce sens”, l’ambassadeur François Delattre a rappelé “les étapes importantes qui sont devant nous pour permettre le succès des élections du 23 décembre et leur conférer ainsi leur pleine portée dans le sens de la prospérité, de la stabilité et de la paix en République Démocratique du Congo”.

Tous ses interlocuteurs en interne et en externe le savent

La position de la République Démocratique du Congo a été exprimée à maintes reprises, et encore de façon claire et nette. Aux Nations Unies, par exemple, elle l’a été à deux reprises : d’abord dans l’allocution publique du haut de la tribune de l’Onu et, ensuite lors de l’entretien avec le secrétaire général Antonio Guterres.

Les élections relevant de la souveraineté de toute nation, le Président Joseph Kabila a estimé qu’on ne peut pas “faire de l’ONU une organisation pour tous si l’ingérence caractérisée de certains gouvernements dans les affaires relevant, sans doute, de la politique intérieure des Etats, en violation des règles qui la régissent, est dangereusement tolérée, sinon banalisée. Voilà qui explique la position de mon pays de dénoncer et de s’opposer à toute ingérence dans le processus électoral en cours et de financer l’entièreté de ses coûts opérationnels”.

Déjà le 19 juillet 2018, dans son discours sur l’état de la Nation, il s’est prononcé avec solennité sur le respect du calendrier électoral et de la Constitution. “Le cap des troisièmes consultations électorales, fixées en décembre prochain, reste donc maintenu. Notre engagement à respecter la Constitution demeure lui aussi non équivoque. Il s’agit pour nous, d’abord, d’honorer le sens de notre lutte ; ce pourquoi nous nous sommes tant sacrifiés avec tant d’autres compagnons tombés sur le champ d’honneur, et à savoir redonner la parole longtemps confisquée à notre peuple et libérer ses énergies en vue de rebâtir un pays souverain etindépendant”, a-t-il déclaré avant de renchérir : “C’est pour les mêmes raisons que nous avons tenu également à affranchir notre processus électoral des contingences du financement extérieur et, par conséquent, des chantages de tous genres, afin de créer les meilleures conditions pour notre peuple de conférer sa pleine légitimité, à ceux et celles qui sortiront vainqueurs de ces consultations”.

Sa conclusion se caractérise par la clarté : “Je réaffirme donc que désormais les élections en République Démocratique du Congo seront réellement une affaire de souveraineté et qu’elles seront en conséquence, entièrement financées par l’Etat congolais”.

Tous ses interlocuteurs en interne et en externe le savent.

En quittant New York pour Kinshasa, le Conseil de sécurité de l’Onu le savait.

En arrivant autour de 18h00 au Palais de la Nation le 6 septembre, il le savait.

En quittant autour de 19h40 ce site, il le savait.

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail :omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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