Alors que l’Opposition la met en bémol, le Conseil de sécurité reconnaît la souveraineté de la RDCongo !

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Ainsi, les forces politiques et sociales dites acquises au Changement reçues par la délégation du Conseil de sécurité de l’Onu en ont davantage appelé au maternage de la communauté internationale, certainement au grand dam des membres ayant fait le déplacement de la capitale…

  • Il s’agit respectivement de Veronica Cordova Sopria de la Bolivie, patrie de Simon Bolivar (figure emblématique de l’émancipation des colonies espagnoles en Amérique latine), de François Delattre (porteur dans son ADN de la Révolution française ayant légué à l’humanité la “Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui proclame l’égalité des citoyens devant la loi, les libertés fondamentales, et la souveraineté de la Nation”, d’Obiang E. Mbengono, originaire d’une Guinée Equatoriale ayant subi à la fois la colonisation portugaise, espagnole, britannique, et de Leila Zerrougui, originaire d’une Algérie très portée sur la question de souveraineté nationale, pays qui s’était investie sérieusement dans la libération de l’Afrique des forces coloniales et néocoloniales !

A peine croyable, ce qui arrive aux Congolais lorsqu’ils croient dans le parrainage extérieur la résolution des crises qui se produisent dans leur pays, surtout à des tournants décisifs comme celui du processus électoral en cours. C’est devenu un “classico” que de voir l’Opposition et toute la société civile qu’elle tracte courir désespérément après les partenaires extérieurs pour faire passer au Pouvoir leur desiderata.

Pas plus tard que le 6 octobre 2018, elle a saisi la délégation du Conseil de sécurité de l’Onu avec un cahier des charges ayant inspiré à “7sur7.cd” le titre révélateur “Les opposants chargent lourdement J. Kabila devant les membres de l’ONU : selon eux, il prépare ‘un chaos électoral’ en dégradant la situation politique et sécuritaire en RDC, cahier comprenant 9 points dont respectivement :

1. L’abandon par la CENI de la machine à voter,

2. Le nettoyage du fichier électoral afin d’en extraire les plus de 10 millions d’enrôlés sans empreintes digitales,

3. La mise en place immédiate des mesures de décrispation politiques dont la libération des prisonniers politiques et le rapatriement de la dépouille de feu Étienne Tshisekedi,

4. La participation effective des candidats exclus ou invalidés pour des raisons politiques,

5. L’accréditation et le déploiement des observateurs de l’ONU, de l’UA, de l’OIF et de la SADC,

6. L’appui financier, matériel et logistique de l’ONU, de l’UA, de l’UE, de la SADC et de la CIRGL,

7. Le déploiement d’une force régionale pour sécuriser le processus électoral, les candidats et les populations,

8. La participation effective de la Monusco dans l’ensemble du processus électoral,

9. La restructuration et l’audit de la CENI en procédant au remplacement du Rapporteur Kalamba par un délégué de l’UDPS.

Et d’exiger de l’Onu (sic) :

1. de ne pas céder au chantage à la souveraineté du gouvernement sans légitimité de Joseph Kabila,

2. de reconduire le mandat de la Monusco,

3. de renforcer le format des forces spéciales pour aider à sécuriser les zones affectées par une insécurité endémique comme Beni, Kasaï et Ituri,

4. et de s’investir dans la prévention de la dégradation continue de la situation politique en RDC pour éviter le chaos électoral orchestré par J. Kabila”.

Bien entendu, ils ne prennent même pas conscience de ce que ressentent les membres de la délégation onusienne que de s’entendre dire qu’ils ont traversé eaux, forêts, villes pour fréquenter un Président de la République sans légitimité pendant qu”ils détiennent, eux, une légitimité dont ils ne peuvent même pas prouver l’origine ni la nature !

Souveraineté nationale mise en exergue

Que se sont-ils entendus alors dire le lendemain, lors de la conférence de clôture du séjour de la délégation onusienne ? La transcription (lire ci-dessous) de cette conférence est édifiante.

S’il est vrai que Veronica Cordova Sopria, Représentante permanente adjointe de la Bolivie auprès de l’ONU, a admis que dans le cadre de cette visite qu’ils connaissent à présent “les défis qui se posent actuellement en ce moment historique pour laRDC”, il est vrai qu’elle a reconnu également des “progrès (…) accomplis grâce aux mesures qui ont été prises, à l’engagement de chacun en faveur de la tenue d’élections pacifiques, crédibles, équitables et inclusives”. D’où sa déclaration selon laquelle la mission du Conseil à Kinshasa “consiste à consolider ces acquis”.

Or, dans leur discours, l’Opposition et la Société civile alliée nie tout progrès dans la gestion du processus électoral.

C’est surtout l’équato-guinéen Obiang Esono Mbengono qui va donner la signification exacte de l’accompagnement dudit processus par la communauté internationale. “Lorsque je dis que nous accompagnons ce processus, il ne s’agit nullement pour nous de nous immiscer dans les affaires internes de la RDC. Le Conseil de sécurité respecte pleinement la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays”, a-t-il déclaré.

Dans les réponses, la bolivienne Veronica C. Sopria a renchéri que “De manière générale, je commencerai par dire que le Conseil de sécurité s’intéresse de très près à ce processus qui est en cours. Mais j’insiste sur le fait que nous respectons la souveraineté du peuple et des autorités du Congo. Nous pensons qu’il existe un espace suffisant pour dégager un consensus, pour régler les problèmes techniques et logistiques qui persistent dans le cadre de ce processus”.

Dans la même partie “réponses”, Obiang E. Mbengono va marteler : “Je souhaite répéter que le Conseil de sécurité n’est pas ici pour donner des leçons au gouvernement. Nous l’avons dit à maintes reprises, le Gouvernement peut régler, en tout cas essayer de régler les problèmes rencontrés”, avant d’ajouter : “Quelqu’un a posé une question sur les problèmes logistiques, la façon de les régler. Le Gouvernement nous a dit qu’il était prêt, des mesures ont été prises en vue de la tenue des élections, pour l’instant, nous n’avons aucune raison d’en douter”.

Quant à François Delattre, dernier intervenant au cours de cette conférence, il s’est voulu précis. Ainsi, à propos de la machine à voter, il a rappelé la position du Conseil de sécurité consistant à en appeler au dialogue pour “trouver les voies d’un consensus le plus large possible permettant de créer les conditions d’élections réellement crédibles et transparentes se déroulant dans un climat apaisé.S’agissant de la logistique, il a réitéré la “disposition de la MONUSCO à répondre à toute demande de soutien logistique à l’organisation des élections qui serait exprimée par la République démocratique du Congo.

Tout le monde sait qu’il n’y a que le Gouvernement, illégitime soit-il, à détenir l’autorité de le faire.

Ainsi, pendant qu’elles la remettent en cause, les membres du Conseil de sécurité de l’Onu reconnaissent, eux, aux Congolais le droit de disposer de leur souveraineté.

Le moment est propice de sensibiliser l’opinion nationale sur ce concept sans lequel la République n’existe pas, la démocratie n’existe pas, le Congo n’existe pas, donc la République Démocratique du Congo n’existe pas. Et, de ce fait, ni son peuple…

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail :omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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