Terrible aveu ! J-M. Kabund disqualifie la marche du 26 octobre de l’Opposition

 

  • « Nous n’avons pas réussi à faire partir Kabila avec des marches, maintenant l’UDPS dit non à toute manœuvre à part les élections », déclare-t-il à 7sur7.cd…

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L’interview, réalisée le 22 octobre 2018, a été mise en ligne le lendemain.

«Nous devons savoir ce que nous réclamons (…) Il n’y a pas autres mécanismes de départ de Kabila à part le mécanisme pacifique dont les élections du 23 décembre 2018 font partie», a-t-il déclaré en substance, renvoyant toute autre négociation à l’après-Kabila. Même s’il ne se prononce pas clairement sur cette négociation, on peut supposer que celle-ci concerne le «partage du pouvoir».

Effectivement, dans cette interview, Jean-Marc Kabund précise : «Une première possibilité, c’est obtenir son départ, en le poussant d’aller aux élections et le reste nous allons le négocier. Nous allons nous battre pour obtenir la deuxième étape de notre victoire».

Combien de temps aura-t-il fallu à l’Udps pour se rendre compte de l’évidence ?

Mais surtout, à quel prix du sang et des larmes ?

Car, la vérité est qu’à l’instigation du G7 et de Moïse Katumbi depuis décembre 2015, les Udépésiens ont cru dans un premier temps venir à bout de la Majorité présidentielle et de son autorité morale, Joseph Kabila, par le raccourci du soulèvement à la burkinabé. Le terme a disparu du discours de l’Opposition.

En brandissant l’article 64 de la Constitution, ils ont mutualisé leurs efforts avec les autres forces politiques et sociales pour opter d’abord pour le schéma du «régime spécial» fin 2016 et pour le schéma «Transition Sans Kabila» en 2017. Schémas ayant lamentablement échoué.

Combien sont-ils, les compatriotes morts, blessés, arrêtés, pillés etc., victimes des manifestations publiques organisées pour la consommation extérieure, l’objectif en interne ayant été de nourrir les rapports des ONGDH et en externe d’obtenir la condamnation des autorités politiques congolaises par la communauté dite internationale ?

On sait, par exemple, que pour atteindre cet objectif, Moïse Katumbi a sollicité des sanctions de l’Union européenne et des Etats-Unis à l’encontre de certains officiels au nombre desquels des Katangais (chronique en cours de rédaction). Il s’en est même réjoui !

Entendre maintenant Kabund admettre que les manifestations publiques n’ont pas permis d’obtenir le départ de Joseph Kabila et que la voie indiquée est le processus électoral, deux enseignements sont à tirer de ce pragmatisme tardif.

Le premier est la reconnaissance, le 22 octobre 2018, de l’alinéa 2 de l’article 70 de la Constitution selon lequel «A la fin de son mandat, le Président de la République reste en fonction jusqu’à l’installation effective du nouveau Président élu». Le second enseignement est la reconnaissance, le même 22 octobre 2018, de la non-utilité de la marche du 26 octobre 2018, la priorité étant désormais la participation aux élections.

Autant dire une grosse désillusion pour le Clc, l’Acaj, l’Asadho, Filimbi, Lucha et le G7-Ensemble…

 

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

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