AMUSONS-NOUS UN PEU ! Mgr Fridolin Ambongo, J-P Bemba et Rfi

Le mercredi 7 novembre 2018, pour son premier «Grand Oral» sur Rfi après avoir été confirmé par le Pape archevêque de Kinshasa, Mgr Fridolin Ambongo a préféré voir Jean-Pierre Bemba candidat à la présidentielle, mieux président de la République, avec sur sa tête comme épée de Damoclès l’affaire gênante de «subornation des témoins».

En effet, à la question de Christophe Boisbouvier «Jean-Pierre Bemba a tout de même été condamné pour subornation de témoins et du coup sa candidature n’a pas été validée par les autorités congolaises ?», le prélat répond : «A ma connaissance, jusqu’à maintenant, Jean-Pierre n’a été condamné qu’en première instance pour subornation, il a fait appel et jusque-là ce dossier n’est pas encore clôturé ! Les juges en appel ne se sont pas encore prononcés et ce qui me surprend dans ce dossier, c’est au niveau du pays que ceci soit considéré comme une condamnation définitive. Je n’arrive pas à comprendre la motivation réelle de la Cour suprême». Et Boisbouvier de poursuivre : «Donc, vous pensez que c’est une condamnation injuste ?».EtAmbongo de répondre : «Je pense que c’est une décision politique, oui».

Ainsi, élu président de la République, Chairman aurait exercé la plus haute fonction d’Etat en s’attendant à tout moment de son mandat  plus à une condamnation certaine qu’à un acquittement hypothétique puisqu’interjection de l’appel ou pas, le verdict portait non pas sur le procès lui-même, mais sur la fixation de la peine. Peu importe que celle-ci soit d’une heure ou d’un mois.

Ministre de Dieu, Chantre surtout de la Morale, Fridolin Ambongo n’aurait jamais dû réponse à cette question insidieuse de Christophe Boisbouvier. Car, subornation et corruption, c’est du pareil au même, selon le dictionnaire.

De ce fait, avoir un candidat à la présidentielle ou un président de la République élu mais menacé par une affaire de corruption, ce n’est pas la bonne manière de moraliser la vie publique dans un pays post-électoral. On ne voit d’ailleurs pas comment des investisseurs sérieux que se veulent les Occidentaux pourraient affluer dans un tel pays où le chef de l’Etat est condamné pour corruption, pardon pour subornation.

Par ailleurs, le ton familier utilisé par le prélat pour désigner Chairman (il l’appelle affectueusement Jean-Pierre) traduit une proximité quasiment de «parrain à filleul».

Et là, le message d’Ambongo a tout d’un «touch’pas à mon pote».

Pendant que les «Katangais» s’empoignent jusqu’à réclamer des sanctions occidentales contre les leurs, les «Equatoriens» se distinguent par une solidarité remarquable.

A preuve, les propos de Léon Kengo, Thomas Lokondo etc. au lendemain de l’invalidation du mandat de Jean-Pierre Bemba.

Honni soit mal qui y pense !

NDL

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

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Facebook : Omer Nsongo

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