Les Modules de NDL. Machine à voter : soutien inattendu de Mgr Fridolin Ambongo !

Dans sa première interview à Rfi en qualité d’archevêque de Kinshasa en remplacement du cardinal Laurent Monsengwo admis finalement à la retraite, Mgr Fridolin Ambongo a créé l’événement de la semaine le mercredi 7 novembre 2018. Il a préconisé l’utilisation du bulletin papierpour la présidentielle et de la machine à voterpour les législatives et les provinciales. Motif évoqué : la première a juste une vingtaine de noms, contrairement aux secondes qui en ont presque deux dizaines de milliers.

Bien entendu, Christophe Boisbouvier a suggestionné la réponse. «Et votre position à vous, Monseigneur, faut-il adopter un système hybride, moitié papier, moitié bulletin ?», a-t-il cherché à savoir. Réponse de l’interviewé : «S’il y avait vraiment de la bonne volonté de la part de la classe politique, on aurait trouvé une solution intermédiaire. Par exemple, pour l’élection présidentielle comme il n’y a pas trop de candidats, on pourrait utiliser le papier et pour les autres élections, on pourrait utiliser la machine. Là, il y a trop de candidats. Ça (…) pourrait être une solution intermédiaire, mais faudrait-il encore qu’il y ait la volonté politique».

Autant il est vrai que le prélat innove avec un scrutin à deux modes de vote (de quoi inspirer demain Cyrus Mirindi), autant il recommande ouvertement l’usage de la machine à voter.

De quoi, bien entendu, réjouir Corneille Nangaa qui était loin d’attendre de la part d’un membre important de la Cenco un soutien aussi déterminant que puissant à la MAV.

De quoi surtout énerver le «G7 des présidentiables de l’Opposition» qui se réunit ce jeudi 8 novembre 2018 à Genève car le prélat lui enlève son argument-massue dans sa stratégie de contestation du choix de la Centrale électorale.

Mieux, de quoi disqualifier la campagne du Clc contre la machine à voter.

Le module suivant s’explique…

 

Clc en plein rétropédalage au sujet de la machine à voter

 

Entendre le mercredi 7 novembre 2018 sur Top Congo Fm (TCFm) Jonas Tshiombela, porte-parole du Comité laïc catholique, recommander à la classe politique et à la Ceni un consensusautour de la Machine À Voter (MAV) parce que, prétexte-t-il, ce mouvement ne peut pas aller à l’encontre de la position de l’Eglise catholique romaine, c’est un rétropédalage insolite ! Surtout quand cela arrive après lancement de la campagne contre la MAV il n’y a même pas un mois.

Insolite, le rétropédalage l’est dans la mesure où la Cenco en a déjà appelé à ce consensus, et le Clc a fait la sourde oreille.

Ce rétropédalage a au moins un mérite inattendu : la révélation selon laquelle le Clc obéitau doigt et à l’œil à la Cenco.

Cela veut concrètement dire que les manifestations du 31 décembre 2017, du 21 janvier et du 25 février 2018, organisées par le Clc, et au cours desquelles il y a eu des morts et des blessés sur fond des pillages,  ont obtenu la caution de la Cenco !

Cela veut en plus dire que le refus du Clc d’indiquer pour ses marches l’adresse de contact (siège, téléphone, e-mail) et même l’itinéraire desdites marches a obtenu la caution de la Cenco !

Chacun peut compléter la liste.

Mais, l’évidence est que le Clc accuse subtilement la Cenco !

 

 

Le Mlc dévoile son projet de société en pleine préparation du programme commun de l’Opposition

 

L’info émane d’un communiqué officiel du parti de Jean-Pierre Bemba publié le 4 novembre 2018. Il en ressort que «Sous le leadership de son président national, le sénateur Jean-Pierre Bemba, le Mouvement de Libération du Congo a l’honneur de présenter au peuple congolais dès ce mardi 6 novembre à 9h, sa proposition politique, son contrat social et économique pour l’émergence de la RDC, notre cher et beau pays. Ainsi, notre pays jouera son rôle de moteur de développement au cœur de l’Afrique».

Ce qui est curieux, c’est que cette annonce est faite alors que depuis Pretoria et à Paris, en prévision de Genève, le «G7 des présidentiables» confirme l’élaboration en cours du programme commun.

Fait étrange : début août 2018, Jean-Pierre Bemba a eu à livrer l’information selon laquelle son programme de gouvernement prévoyait 84 milliards de dollars en cinq ans.

Trois mois après, son parti fait état de la publication dudit programme.

Va-t-on rester dans le chiffre avancé ? Serait-ce plutôt plus ? Ou alors moins ?

La déduction logique à tirer est qu’en août 2018, le Mlc n’avait pas de programme à proprement parler. Preuve, si besoin est, que Jean-Pierre Bemba s’était livré à un canular !

 

 

A 50 jours des élections, Katumbi toujours présidentiable !

 

Sa dernière interview à «La Libre Afrique» – version électronique du journal conservateur belge «La Libre Belgique» – Moïse Katumbi estime que «Aller au scrutin dans ces conditions, c’est ouvrir la porte au chaos, je ne peux l’accepter». En d’autres termes, il ne veut pas d’élections en RDCongo le 23 décembre 2018.

La question pertinente est alors de savoir à quoi sert la fameuse réunion du G7 des présidentiables de l’Opposition devant se tenir ce jeudi 8 novembre 2018 à Genève.

Déjà, à la question «Monsieur Katumbi, à 50 jours du scrutin vous pensez toujours être capable de désigner un candidat unique de l’opposition ?», il répond : «Bien sûr. Nous y travaillons depuis un certain temps et nous allons donner prochainement le nom de notre candidat. Il ne s’agit pas d’avancer dans la précipitation. Dans un régime comme celui que nous connaissons en RDC, dès que le candidat sera désigné, il sera mis sous pression et sera même physiquement en danger. En retardant le choix, on retarde aussi ce risque».

Tout esprit avisé ne peut que se demander quand est-ce qu’alors le choix du candidat commun sera-t-il  effectué ? Car dans l’entendement de Chairman, il va falloir encore attendre !

Etonnant tout de même qu’il en vienne à penser que l’Opposition a le droit de mettre sous pression le candidat de la Majorité et non l’inverse.

Avec un tel esprit, les parrains occidentaux prennent davantage conscience du profil de leur filleul de présidentiable.

 

 

La Libre Belgique : «RDCongo : la candidature de Ramazani Shadary sera-t-elle radiée ?»

 

L’article, mis en ligne le 5 novembre 2018, est de Marie-France Cros.

L’intertitre «Interdit par la loi» comprend le paragraphe suivant : «On peut s’interroger alors que l’article 25 de la loi sur les partis politiques, alinéa 3, indique qu’«aucun parti politique ne peut user des biens ou du personnel de l’Etat sous peine de dissolution’. Plus précis encore, l’article 36 de la Loi électorale – non touché par plusieurs modifications intervenues depuis son entrée en vigueur, le 9 mars 2006 – fixe qu’’est interdite l’utilisation à des fins de propagande électorale des biens, des finances et du personnel de l’Etat, des établissements et organismes publics et des sociétés d’économie mixte. L’utilisation des biens, des finances et du personnel public visé ci-dessus est punie de radiation de la candidature ou d’annulation de la liste du parti politique, ou du regroupement politique incriminé’. Et ‘toute autorité politico-administrative, tout parti politique, tout candidat ou toute personnes peut saisir la Commission électorale nationale indépendante’ (Ceni) ‘ou l’officier du ministère public aux fins d’obtenir l’application des dispositions de l’alinéa ci-dessus’».

L’intertitre «Démission en bloc ?» comprend les paragraphes ci-après : «L’article 31 de la même Loi électorale précise que ‘toute activité politique ou toute participation active à des manifestations politiques est interdite aux agents de carrière des services publics de l’Etat, aux magistrats, aux membres des Forces armées congolaises et de la Police nationale congolaise ainsi qu’à ceux des services de sécurité, à l’exception des candidats ayant sollicité leur mise en disponibilité, les retraités ou ceux ayant démissionné, selon le cas, conformément aux dispositions des statuts qui les régissent’. ‘Les ministres du président hors mandat et les militaires et policiers repris dans la liste du FCC – qui n’ont pas annoncé y être contre leur gré – vont-ils tous démissionner en bloc ?».

Collés ou non, les deux intertitres n’ont aucun rapport avec le titre suggestionnant la radiation de la candidature d’Emmanuel Ramazani Shadari dans la mesure où Marie-France Cros évoque une série d’articles des lois congolaises sans apporter la moindre preuve de leur violation par le présidentiable du Fcc.

 

 

Encore un ultimatum à Corneille Nangaa sans effet !

 

Fakenews ? Non. Le 29 octobre 2018, le «G7 des présidentiables de l’Opposition» auquel se sont joints Théodore Ngoy et Marie José Ifoku ont formellement demandé «à la CENI, de mettre immédiatement à l’écart la machine à voter, instrument non prévu par la loi électorale, de prendre des mesures conservatoires de radiation complète dans le fichier électoral des personnes enrôlées irrégulièrement sans empreintes, de mettre en place une commission technique chargée du suivi des mesures qu’imposent votre décision portant publication du calendrier électoral». Et d’ajouter : «Nous espérons, par conséquent que vous voudrez bien accorder une attention particulière à notre mémo et y donner suite au plus tard le 3 novembre prochain, ce qui nous évitera d’envisager d’autres actions de mobilisation de la population».

Vraisemblablement, ils ont leur calendrier parce que jusqu’à ce jour, il n’est pas encore «au plus tard le 3 novembre prochain» ! Pourtant, cette chronique est mise en ligne le 7 novembre 2018…

 

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail :omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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