Enervés par les assurances de la Céni, les réseaux Fayulu anti-élections se déchaînent

  • En l’espace de 3 jours seulement (du 3 au 5 décembre 2018), ONG, mouvements dits pro-démocratie et médias ont relayé avec une méthodologie remarquable le go de la contestation des élections donné par le candidat commun de l’Opposition aile Genève…
  • Les esprits éveillés en viennent alors à se demander si le candidat «Lamuka» ne mènent pas en réalité une campagne de diversion sous couvert d’une campagne électorale véritable… 

Dimanche 2 décembre 2018. Rfi. Interview intitulée «RDC : Martin Fayulu, candidat à l’élection présidentielle». L’homme largue sa «bombe» au sujet de la machine à voter : «Nous demandons à nos électeurs qu’on n’installe même pas la machine à voter dans les bureaux de vote. Que personne ne puisse organiser les élections en utilisant la machine à voter !». Lundi 3 décembre 2018. Encore Rfi. Intitulée «Elections en RDC: un réseau d’experts électoraux redoute un rendez-vous manqué», la dépêche fait état des craintes d’une ONG dénommée «Réseau pour la réforme du secteur de sécurité et de Justice», RRSSJ en abrégé, au sujet des élections du 23 décembre 2018. Visiblement opposée à la machine à voter, elle fait le plaidoyer de la communauté internationale en demandant au gouvernement «d’accepter la contribution financière de ses partenaires» et à l’Opposition (non à la Majorité !) de «’s’activer dans la formation de leurs membres et sympathisants» qui doivent «jouer le rôle de témoins dans les bureaux de vote»le jour du scrutin. 5 décembre 2018. Le Potentiel reprend dans ses colonnes un article intitulé «Bloomberg, journal américain de Business fait une analyse sur le Prochain scrutin présidentiel en RDC». A la question «Existe-t-il des préoccupations quant à la crédibilité du vote ?», les auteurs originels, Michaël Cohen et William Clowes, notent : «Oui», mais font observer aussitôt que «Le Congo a refusé l’aide étrangère pour l’organisation des élections et aurait importé plus de 100.000 machines à voter en provenance de Corée du Sud, qui imprimeront le choix de chaque électeur sur les bulletins de vote. Alors que la commission électorale a déclaré que les machines à voter contribueraient à garantir que les résultats ne sont pas truqués, l’opposition les a décrites ‘machines à tricher’. L’opposition se plaint également que le fichier électoral contient des millions de noms d’électeurs ‘fictifs’». Le même 5 décembre, le Collectif Paix et Solidarité  regroupant «plusieurs organisations de la société civile et les mouvements citoyens dont Filimbi» organise un point de presse. La dépêche du site 7sur7.cd a pour titre : «Incertitude sur la tenue des élections crédibles : le collectif Paix et Solidarité appelle à l’application de l’article 64». La plateforme relance la «Transition Sans Kabila»…

            Qui sont-ils en réalité, RRSSJBloomberget Collectif Paix et Solidarité ? Des recherches effectuables facilement sur Google donnent les résultats suivants :

1. RRSSJ ou «Réseau pour la réforme du secteur de sécurité et de Justice». Sur son site http://www.rrssjrdc.org, il se déclare créépour :

«– Contribuer à la mise en œuvre du processus de la réforme du secteur de sécurité et de Justice en République Démocratique du Congo. 

«– Mobiliser les communautés de base en vue de l’appropriation du processus de la réforme du secteur de sécurité et de justice, à tous les niveaux, 

«– Susciter une prise de conscience collective en vue de la responsabilité citoyenne en matière de sécurité et de justice. 

«– Forger une conscience collective dans le secteur de sécurité et de Justice en République Démocratique du Congo» et 

«– Mener des actions de plaidoyer, de monitoring et de sensibilisation en faveur de la réforme du secteur de sécurité et de justice».

            Sa vision, précise-t-il, «prône, entre autres, l’avènement d’une Police Nationale considérée comme : Un service public, civil, apolitique, républicain et professionnel, accessible, à l’écoute et proche de la population, unique, soumis à l’écoute et proche de la population, unique, soumis à l’autorité civile, respectueux des droits humains fondamentaux et […]». 

            Elle reconnaît avoir pour partenaire principal la coopération britannique (DFID) et partenaires ponctuels comme Eupol (Police de l’Union européenne), Pnud et Apcof.  

            Au regard de ce qui précède, cette ONG n’a formellement rien de commun avec le processus électoral ! Pourtant, elle s’y prononce. 

2. Bloomberg. Sur son site www.bloomberg.com, il se présente en «groupe financier américain spécialisé dans les services aux professionnels des marchés financiers et dans l’information économique et financière aussi bien en tant qu’agence de presse que directement, via de nombreux médias (télévision, radio, presse, internet et livres) dont les plus connus sont probablement ses propres chaînes de télévision par câble/satellite». 

Il est de notoriété publique que cet organe s’est toujours affiché anti-Kabila. Il coopère d’ailleurs avec le Groupe d’Etudes sur le Congo d’un certain Jason Stearns, proche de Moïse Katumbi. 

Pour rappel, c’est ce groupe qui publie jusque-là, avec le concours de Berci d’Olivier Kamitatu, des sondages favorables à l’Opposition. Petite curiosité, dans l’interview du 2 décembre 2018 à Rfi, Martin Fayulu dit du dernier sondage : «Le sondage de l’Institution BERCI est un sondage commandité. Et c’est un sondage dangereux». (lire la sous-rubrique «AMUSONS-NOUS UN PEU !»)

3. Collectif Paix et Solidarité. Son leadership est assuré par Filimbi. Bien que se présentant en «un collectif, un mouvement citoyen non partisan réunissant des organisations de jeunes (milieux associatifs, universités, etc.) mais également des activistes, artistes, entrepreneurs, cadres, etc. originaires de la République Démocratique du Congo qui en partagent la vision ainsi que les objectifs», cette organisation a des liens étroits avec le trader américain George Soros

Dans l’ouvrage «LES RESEAUX SOROS A LA CONQUETE DE L’AFRIQUE» avec pour sous-titre «Les réseaux d’influence à la conquête du monde», les auteurs font cette révélation : «Quant à Floribert Anzuluni, fondateur de Filimbi et coordinateur du Front citoyen 2016, ce fils d’un ancien cacique du régime Mobutu est proche de Paul Nsapu, Président de la Ligue des électeurs (membres du Front citoyen) et secrétaire général de la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH), organisation financée par Soros» et «…leurs associations respectives, Filimbi et Ligue des électeurs, en partenariat avec l’ASADHO, ont créé ensemble un fonds de soutien aux activistes pro-démocratie en RDC, avec pour vocation de soutenir tout mouvement citoyen ou individu militant pour la démocratie et le respect des droits de l’homme en RDC». 

            On découvre que la liste des ONGDH, des médias et des mouvements pro-démocratie financées totalement ou partiellement par Georges Soros comprend entre autres bénéficiaires Human Rights Watch(Hrw), International crisis group(Icg), Amnesty international(Ai), Groupe d’Etude du Congo(GEC),Global Witness(Gw), Journalistes en Danger(Jed), Africa Freedom of Information Centre(Afic), Reporters Sans Frontières(Rsf), International Freedom of Expression Exchange(Ifex) etc.

            Les auteurs ajoutent en en page 53 que les mouvements pro-démocratie congolais Luchaet Filimbi«bénéficient par ailleurs des conseils et du support opérationnel d’associations subventionnées par Soros. Filimbi et Lucha sont l’un et l’autre membres du collectif Africtivistes soutenus par Soros». 

Bien plus, le think tant américains Atlantic Council compte parmi ses directeurs honorifiques Madeleine Albright et Wesley Clark, deux proches de Soros. Et notent : «Un autre opposant congolais, Moïse Katumbi, intervient lui aussi devant l’Atlantic Council, à l’invitation d’un membre du think tank, le Général James Logan, ancien conseiller à la Sécurité national du Président Obama et directeur du Brent Scowcroft Center on International Security». Fait à noter : la société Jones Group International» compte parmi ses employés l’ex-marine Darryl Lewis recruté par Moïse Katumbi. 

Juste une diversion

            Au regard de ce qui précède, on a affaire avec des personnes morales et physiques congolaises et étrangères déterminées à ne pas voir les élections se tenir le 23 décembre 2018 pendant que la Centrale électorale, d’une part, et l’Exécutif national congolais, en l’occurrence le Président Joseph Kabila et le Gouvernement Tshibala, de l’autre, confirment le respect de cette date. 

            Ce qui est surprenant, c’est que toutes ces personnes anti-élections conviennent de ne pas soumettre à l’épreuve de la vérité le fameux article 237 terbrandi par le législateur Martin Fayulu, encore moins les articles 47et 55de la loi électorale. 

Le premier, aux termes de la loi de 2011, de 2015 et de 2017 est clair : le vote électronique ne s’applique pas aux arriérés électoraux de 2006 et de 2011. Il s’agit précisément des élections urbaines, municipales et locales de 2006 et de 2011 jusqu’à ce jour jamais organisées. L’article 47 reconnaît l’existence de deux modes de vote en RDCongo : le vote papier et le vote électronique. Quant à l’article 55 à son alinéa, il donne compétence à la Ceni de procéder par DECISIONde sa plénière et non par une LOI PARTICULIERE ou un CONSENSUS POLITIQUE en cas de vote électronique. 

            Ce qui est davantage surprenant, c’est qu’aucune de ces personnes anti-élections ne relève la contradiction dans laquelle s’enferme Martin Fayulu. Car, dès lors qu’il décrète de corrompu le fichier électoral, son électorat n’a même pas à se présenter aux bureaux de vote, et cela avant même de franchir l’étape de la machine à voter.

            Moralité : la campagne électorale de ce candidat est juste une diversion (Lire «EDITORIAL»).

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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