REVUE DE PRESSE THEMATIQUE SUR LES ELECTIONS DU 23 DECEMBRE 2018

J.N./Forum des As, 7 décembre 2018

Tordant le cou aux rumeurs, Corneille Nangaa confirme : « Les élections auront bel et bien lieu le 23 décembre »

Le président de la CENI, Corneille Nangaa a rassuré hier soir les patrons de presse que le « dimanche 23 décembre 2018, les Congolais vont aller voter pour les trois scrutins. A 16 jours du scrutin, la CENI est entrée, d’un point de vue calendaire, dans la période critique. Mais, pas de quoi mettre son Président dans une situation critique. Bien au contraire, c’est un Corneille Nangaa qui dégage autant de la responsabilité qu’il respire la sérénité qui a rassuré hier soir les patrons de presse : « dimanche 23 décembre 2018, les Congolais vont aller voter pour les trois scrutins ».

Plus de doute possible. Le calendrier de la CENI sera tenu. L’assurance est venue du numéro 1 de la Centrale électorale en personne. « Les choses évoluent conformément à notre planification. Il n’y a donc pas de raison qui justifierait le report jusque-là », tranche le Président de la CENI.

En cette période qualifiée techniquement de critique, la jonction entre les matériels ainsi que d’autres documents avec le personnel est avancée.

La formation du personnel est au 5ème niveau, c’est-à-dire à la hauteur de 236 sites de formation, sur une échelle qui en compte 6.

A savoir les deux premiers se situant au niveau national, le troisième à la hauteur provinciale, le quatrième au niveau territorial. D’ores et déjà, tous les matos sont arrivés aux 236 sites de formation. Voilà le cinquième niveau expédié. Reste le sixième. Ce dernier concerne le site de votes et sera évacué dans les prochains jours.

De quoi fonder l’assurance du patron de la CENI. Même si face à l’inquiétude ambiante, il n’exclut pas des contraintes extérieures à la Centrale électorale. Comme par exemple l’épidémie d’Ebola dans la région de Beni.

Blanchi sous le harnais et tableau de bord en bandoulière, Corneille Nangaa sait de quoi il parle. Il révèle qu’à ce stade aucun matériel ne se trouve à l’étranger.

A part, précise –t-il les procès – verbaux de vote de dépouillement et les fiches de résultat. Un total de 380 tonnes d’imprimés qui sont en Afrique du sud. Pour le reste, à l’aide d’une carte, le Président de la CENI montre à quel point le déploiement du matériel est en passe de se terminer sur toute l’étendue du territoire national.

A l’allure où vont les choses, jure Corneille Nangaa la main sur le cœur, que d’ici à dimanche la phase de déploiement sera pratiquement finie.

179 CLCR contre 64 en 2006

Autre motif de satisfaction pour la CENI , la transmission des résultats de bureaux de vote selon une logique de décentralisation qui s’est traduite notamment par l’existence de 179 centres locaux de compilation des résultats(CLCR) situés dans tous les chefs-lieux de territoires et les villes. Par comparaison, en 2006 par exemple, il n’y avait que 64 !

Ces CLCR pourront ainsi donner, chacun, le résultat sur base d’une double cohérence –bulletin et machine à voter- dont la traçabilité ne saurait échapper à personne.

Ainsi, au 25 décembre, la CENI peut être en mesure, sur base de la sommation de tous les résultats, de proclamer les résultats provisoires de la présidentielle. Les législatives et les provinciales étant complexes.

D’où l’importance aussi pour tous les partis ou regroupements politiques de disposer de témoins dans tous les bureaux de vote. 75881 au total. A défaut, de mutualiser leurs moyens de manière à être présents partout.

Un autre élément rassurant, c’est la précision des listes au niveau de chaque bureau de vote. Question d’éviter le cafouillage constaté lors des dernières élections.

En somme, le plan de déploiement du matériel et le cursus de la cascade-formation du personnel- se passe plutôt bien malgré des défis que la CENI règle les uns après les autres.

Appel patriotique

Aux yeux du président de la Centrale électorale, le plus grand défi est politique. A la suite de nombre d’observateurs, Corneille Nangaa constate que beaucoup d’acteurs politiques ne semblent pas prêts pour les élections. 

D’où quantité de manœuvres politiciennes pour repousser les scrutins. Nerf de la guerre, l’argent se faisant rare, battre campagne paraît relever d’une gageure. Ceci expliquant cela, deux semaines après le lancement de la campagne, nombre de candidats à la présidentielle ont du mal à se mouvoir. 

D’autres investissent dans les appels à la violence, même à des menaces contre les installations de la CENI, juridiquement inviolables.

De là à affirmer que certains candidats préparent déjà le lit de la contestation, il n’y a qu’un pas. Pourtant, pour importantes qu’elles soient, les élections ne sauraient être une question de vie ou de mort. La RDC devrait continuer à exister après le 23 décembre. Il n’y a pas appel plus patriotique.

La Prospérité, 7 décembre 2018

Ni report, ni démission. RDC : Nangaa confirme la tenue des élections !

Le 25 décembre 2018, le successeur de Kabila sera connu. Le 12 janvier 2019, la remise-reprise se fera au Palais de la Nation, conformément au calendrier électoral. Grâce au financement sur fonds propre du gouvernement congolais, Nangaa, affichant un visage décontracté, dit avoir  réuni l’essentiel de ce qu’il faut pour l’aboutissement du processus électoral, tel que prévu, le 23 décembre 2018. Il lance ainsi un vibrant appel à tous les acteurs en vue de promouvoir un climat apaisé et de contribuer à l’avènement de cette première et historique alternance démocratique et pacifique à la tête de la RD. Congo…

Plus question de passer du temps à tourner autour du pot. A 14 jours de la fin de la campagne électorale, la CENI confirme la tenue des élections à la date du 23 décembre 2018. Le calendrier électoral  n’a  pas changé. Toutes les dispositions ont été  prises pour répondre au rendez-vous, le jour j.

Corneille Nangaa Yobeluo, le Président de la Centrale électorale, l’a si bien dit  et répété hier, dans la soirée, aux patrons des médias congolais, réunis  au Pullman Hôtel.

L’occasion  était donc indiquée, pour lui, de fixer les esprits sur la logistique ainsi que sur l’après-élections du 23 décembre 2018. Selon lui, en effet, aucun report n’est envisagé, ni envisageable.  A la CENI, le niveau de déploiement des matériels est tel que d’ici la fin de la semaine du 17 décembre 2018, peu avant la clôture de la campagne électorale, le 21 décembre à minuit,  tous les matériels seront totalement  acheminés vers  les 75.881 bureaux de vote disséminés à travers toute l’étendue de la RD. Congo.

Cette fois-ci, pour éviter les erreurs des élections 2006 et 2011  et rectifier le tir, il a été prévu 179 centres locaux de compilation de résultat. Ce qui, après l’affichage des résultats partiels devant les bureaux de vote, permettra   la traçabilité et garantira  la transparence jusqu’à l’acheminement vers la Centrale électorale, à son siège à Kinshasa, de tous les plis, avant qu’elle ne  publie, enfin,  les résultats provisoires. C’est alors que le contentieux électoral interviendra. Car, la Constitutionnelle, une fois saisie, rendra à tour, les jugements permettant de publier les résultats définitifs.

Si tout va bien, précise-t-il, les congolais seront en droit de connaître leur tout nouveau Président de la République, au plus tard, le 25 décembre 2018.

Puis, la CENI s’attèlera, dans une deuxième étape,  au traitement des résultats des législatives nationales et, juste après, des provinciales. Donc, le travail se fera, à l’en croire, progressivement. Mais, dans un premier temps, la priorité des priorités sera accordée à la Présidentielle 2018. D’où, son appel à l’apaisement. Nangaa invite, par conséquent,  toutes les parties prenantes aux élections à s’abstenir de tenir des discours incendiaires ou  acérés, pour favoriser la tenue de ces élections organisées  en trois scrutins combinés  qui, pour une   fois dans les annales de l’histoire de la RD. Congo, depuis 1960 à ce jour, ouvriront la voie à la toute première alternance pacifique et démocratique au sommet de l’Etat.

Autrement dit, le 12 janvier 2019, le tout nouveau Président de la République issu des élections du 23 décembre 2018, prendra possession de ses bureaux au Palais de la Nation, à la Gombe  et succèdera officiellement  à Joseph Kabila, après  plus de 17 ans de règne au trône, depuis la disparition tragique de Mzee Kabila, en janvier 2001.

Le Potentiel, 7 décembre 2018

Elections au 23 Décembre : le point de non-retour

Il n’y aura pas de prolongation à la tenue d’élections. Tout s’arrête le 23 décembre 2018. Devant les patrons de presse qu’il a réunis jeudi soir dans un hôtel de Kinshasa, Corneille Nangaa, président de la Céni, a rassuré que « Rien ne saurait justifier le report des élections ». Sur le terrain, a-t-il indiqué, se poursuit normalement le déploiement du matériel de même que la formation du personnel des bureaux de vote. Bref, le processus a atteint le point de non-retour.

Le train électoral a atteint sa vitesse de croisière. Malgré certaines difficultés qui se sont dressées sur son chemin en termes logistiques, la Céni reste droite dans ses bottes. Son président, Corneille Nangaa, qui recevait, jeudi dans la soirée les patrons de presse, n’est pas allé par des détours.

«Le 23 décembre 2018, il y aura élections. La Céni est prête», a martelé le président de la Céni. Selon lui, rien ne saurait justifier le report des élections dans la mesure où la Céni a relevé le défi logistique. Il a indiqué que le déploiement du matériel électoral se poursuivait normalement et pourrait atteindre l’ensemble du territoire national dans les jours qui viennent. Dans la foulée, Corneille Nangaa a précisé que toutes les machines à voter étaient déjà arrivées sur le territoire national et qu’il ne resterait à l’extérieur du pays que quelques documents relatifs au matériel et qu’ils seront réceptionnés dans les meilleurs délais.

Bien auparavant Nangaa, c’était le vice-président de la Céni, Norbert Basengezi, qui, depuis Kananga, dans le Kasaï Central, avait confirmé, samedi dernier, la tenue d’élections à la date du 23 décembre.

Pour la Céni, la machine à voter reste le seul mode de scrutin

«Rien ne nous empêche d’organiser les élections d’ici le 23 décembre. Tous les kits et matériels électoraux ont été déployés à travers le pays. Les témoins, journalistes et observateurs sont en train d’être accrédités, la campagne électorale est en cours. Donc, les différentes étapes du calendrier électoral sont respectées», avait laissé entendre Basengezi, cité par le site d’infos en ligne Congoprofond.

Au sujet de ceux qui réfutent les élections, tout en sollicitant la transition, Basengezi les a qualifiés de «trouble-fêtes», rappelant que «le seul moyen de procéder à l’alternance dans ce pays, c’est d’organiser les élections».

Si la Céni croit désormais en sa capacité d’organiser les élections le 23 décembre courant, elle reste cependant réservée sur la question sécuritaire qui, pense-t-elle, pourrait perturber à tout moment le cycle électoral. «Donnez-moi la paix, je vous donne des élections», a lancé le vice-président de la Céni à la population du Kasaï Central ; région où persiste encore quelques poches d’insécurité.

Rappelant le code de conduite promulgué par la Céni, en rapport avec la campagne électorale qui se clôture le 21 décembre à minuit, Norbert Basengezi a invité les candidats aux différents scrutins à prendre de la hauteur dans leurs messages. «Non aux insultes ! Non aux fausses promesses ! Non à l’instrumentalisation ! Non à l’utilisation des mineurs pendant la période de la campagne électorale».

Jusqu’au bout

Malgré toutes les difficultés auxquelles elle fait face, la Céni ne plie pas. Elle se dit prête à convoquer les 40 millions d’enrôles aux élections du 23 décembre 2018. Et rien, semble-t-il, ne pourrait arrêter la machine électorale, clame son président.

Seulement, malgré les assurances de Corneille Nangaa, l’opinion tant nationale qu’internationale est d’avis que les conditions à la tenue de bonnes élections du 23 décembre ne soient pas réunies. Des indices les plus probants font craindre une probable dérive du cycle électoral. Ce qui n’ébranle pas la détermination de la Céni à maintenir le cap pour le 23 décembre 2018. Son président y croit dur comme fer. Tout comme le personnel de la Céni qui est en train de se déployer sur le terrain pour assurer la régularité des opérations à la date arrêtée dans le calendrier électoral.

Pour le moment, des sources internes rapportent que la Céni assure d’ores et déjà une série de formations en mode accéléré du personnel des bureaux de vote. Selon son chronogramme, tout devrait être au point avant le 23 décembre.

Pendant ce temps, la campagne électorale, quoique morose, poursuit son petit bonhomme de chemin. Pour le cas spécifique de la présidentielle, trois candidats sur les 21 validés par la Céni se sont détachés du lot. Sans doute, le 23 décembre, la présidentielle se jouerait-elle entre Emmanuel Ramazani Shadary du Front commun pour le Congo, Martin Fayulu de Lamuka et Félix Tshisekedi de Cap pour le changement.

7sur7.cd, 7 décembre 2018

RDC – Non accréditation observateurs UE : la France avait aussi refusé d’accréditer les observateurs CENI en 2017 (C. Nangaa)

Au cours d’un entretien avec la presse jeudi à Pullman Hôtel de Kinshasa, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a donné les raisons de la non accréditation des observateurs de l’Union Européenne (UE) dans la perspective des élections générales de décembre 2018. Selon Corneille Nangaa, la CENI n’a rien à cacher à qui que ce soit, par rapport au processus électoral en cours. D’après lui, la crédibilité et la certification des élections ne doivent dépendre que des congolais eux-mêmes en tant que témoins, observateurs ou électeurs…

L’absence des observateurs de l’UE ne doit pas être dramatisée car, rappelle-t-il, la CENI avait aussi introduit une demande d’observation des élections françaises en mai 2017 qui ont couronné Emmanuel Macron, cela lui avait été refusé.

Cependant, Corneille Nangaa rejette la faute entièrement de cette absence des observateurs de l’UE sur leur institution (la Commission).

La question de l’invitation des observateurs avait été abordée avec le représentant de l’UE en RDC Bart Ouvry en septembre, celui-ci avait dit qu’il était tard, explique-t-il. Le diplomate européen avait déclaré qu’il fallait envoyer l’invitation 6 mois plus tôt, précise Nangaa.

Il était donc trop tard pour qu’une telle mission soit constituée et soit déploie en RDC à moins de 3 mois des élections, d’après les standards européens, affirme le président de la CENI.

Bart Ouvry lui a cependant adressé une autre demande en novembre dans laquelle il veut que l’UE fasse  «un suivi diplomatique des élections ».

Le président de la CENI lui a réservé une fin de non-recevoir en arguant que cette notion (suivi diplomatique des élections) se bute à un obstacle juridique.

Par ailleurs, poursuit le président de la CENI, il y a aussi des aspects de souveraineté nationale qui relèvent du gouvernement.

Ce dernier ne voit pas l’opportunité d’inviter une mission d’observation de l’UE, avoue-t-il.

Chaque pays a ses lois et invite qui il veut.

C’est le gouvernement qui garantit la sécurité notamment des étrangers, c’est encore le gouvernement qui délivre des visas, ces questions ne relèvent pas de la CENI ; d’après son président. Même si les invitations avaient été lancées, en l’absence de l’implication du gouvernement, cela n’aurait pas été possible, insiste Nangaa.

« Pourquoi ne sont-ils pas allés au Rwanda ? », s’est demandé le président de la CENI en guise de conclusion.

Pour C. Nangaa, les élections se tiendront bel et bien le 23 décembre car le défi logistique du déploiement du matériel a été surmonté sans l’apport extérieur.I.M.

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