Directeur de cabinet du Président de la République, Néhémie Mwilanya à la conquête du Sud-Kivu profond !

  • Dans ses terres, il a deux objectifs : faire réaliser au candidat Emmanuel Ramazani Shadary un très bon score et autant pour soi…

En février 2018, il n’a voulu ni de craie dans un auditoire d’université (il est professeur), ni de stylo pour des annotations sur des documents officiels au nom de l’Institution Président de la République (il est le directeur de cabinet du Président Joseph Kabila)  parce qu’il a dû – et heureusement su – s’adresser à une population sud-kivutienne cherchant à être rassurée dans la perspective du nouveau paysage politique se dessinant au pays. Il est descendu – comme on dit – à la base, et encore une base qui se souvient de deux choses : primo, avoir appuyé le candidat Joseph Kabila Kabange en 2006 et en 2011, secundo, avoir cru dans les promesses électorales. Il s’agit, bien entendu, du Pr Néhémie Mwilanya Wilondja. Il faut d’emblée le relever : en 2006 et en 2011, il n’avait aucun rôle politique prépondérant dans l’enjeu électoral, bien qu’enfant-maison au Palais de la Nation. Son CV renseigne qu’il a rejoint le cabinet en 2004 en qualité de conseiller au collège administratif et juridique, avant d’en devenir en 2009 le conseiller principal. C’est en 2015 qu’il va accéder à la fonction de directeur dudit cabinet. De lui, Emmanuel Ramazani Shadary dit : «C’est un bosseur. Il respecte la consigne du du Président: être là. Aujourd’hui, il faut préparer les élections du 23 décembre, et tout se joue sur le terrain». Depuis, NMW est au four et au moulin. Il coordonne le comité stratégique du Front commun pour le Congo, Fcc…  

Dans la tradition congolaise, il est passe évidemment pour l’oreille(qui écoute) et la bouche(qui parle) pour le Chef de l’Etat. Au Sud-Kivu, il ne peut qu’en être ainsi. Et pour cause !

Le Sud-Kivu, pour ceux qui ne le savent pas, est un ensemble sociologique comprenant les Bashi, les Banyinduet les Batwa(territoires de Walungu, Kabare, Kahele et Mwenga), les Barega(territoires de Mwenga, Shabunda et Fizi), les Bahavu(territoires de Kahele et Idjwi), les Bavira, les Bafuleroet les Barundi(territoire d’Uvira) ainsi que lesBabembe, les Bajhoba, les Babwari, les Babingya, les Bagomaet les Bazimba(territoire de Fizi).

Avec ses trois communes (Katanga, Kalundja et Baraka Centre), Baraka est érigée en ville. 

Wikipédia rapporte qu’«En République Démocratique du Congo, la ville de Baraka est le symbole de la résistance, de la paix, du patriotisme et de l’unité du pays. De plus, elle est la place vertueuse pour ériger le monument symbolique d’un peuple, car c’est à Baraka qu’a eu lieu le baptême du nom du lac Tanganyika qui entoure quatre pays (Burundi, Congo-Kinshasa, Tanzanie et Zambie). De plus, la bataille des Belges contre les Arabes lors d’esclavagisme, la révolution anticolonialisme en infligeant les Belges aux matraques que les Congolais étaient victimes, l’offensive des Belges contre les Allemands pendant la Deuxième Guerre mondiale et la bataille de camarade Kabila contre citoyen Mobutu ont eu lieu à Baraka. À la suite des deux batailles belges lancées à Baraka, les dirigeants de la colonie Congo-Belges proposaient d’ériger à cet endroit un monument historique. À cause de l’indépendance la construction de monument n’a pas pu être exécutée. En effet, les victoires réalisées par les belligérants favorisent la ville de Baraka d’être munie d’un symbole de victoire. Ces victoires sont celles de Laurent Désiré Kabila, des soldats de la Force Publique, des Forces armées zaïroises (F.A.Z.), des Forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC), de la Force populaire (F.P/Maï-Maï), etc.».

C’est de Fizi-Baraka, naturellement, qu’un certain Laurent-Désiré Kabila va repartir en 1996 à la conquête du Pouvoir à Kinshasa. 

Ce n’est alors pas le fait du hasard qu’un ressortissant de Fizi Baraka, en la personne Néhémie Mwilanya Wilondja, ait été désigné par le Président Joseph Kabila pour préparer le peuple congolais aux échéances électorales qui s’annoncent. D’où son retour dans ses terres ce dimanche 9 décembre 2018. 

Un double challenge à sa portée

            A son arrivée à Bukavu le 8 février 2018, il avait eu son premier rendez-vous avec les cadres du Pprd/Sud Kivu à leur siège provincial. Son premier message, il l’avait rendu en ces termes : «Je suis en train de certifier que nous allons gagner ces élections. (…) Pourquoi nous allons gagner ces élections ? Parce que justement c’est un problème de qualité du projet de société. Il n’y a que le Pprd et ses alliés de la Majorité présidentielle qui ont un véritable un projet de société, pour réellement consolider la démocratie dans ce pays, pour reconstruire, pour les élections véritablement nationales sous l’autorité des institutions habilitées à les organiser, et cela sans interférences, sans ingérences extérieures. Et cela est d’autant plus vrai que – vous le savez peut-être pas – nous sommes aujourd’hui à 400 millions de dollars sur financement propre du gouvernement de la République du processus électoral».

Et d’ajouter : «A partir de ce mois de janvier jusqu’à la tenue des élections, nous avons un engagement de 40 à 50 millions de dollars par mois, de manière à ce que ces élections puissent être tenues. Et je vous dis que ces engagements seront bel et bien tenus».

Secrétaire fédéral du Pprd pour le Sud-Kivu, Me Jean-Claude Nyamugabo avait affirmé que «Tout est mis en œuvre pour que le Sud-Kivu démontre que c’est une province du Chef de l’Etat, une province rangée derrière le Chef de l’Etat, le Chef de la Majorité», assurant les siens que tout est «mis en œuvre pour que les élections qui seront organisées soient gagnées par la Majorité présidentielle».

            Le second rendez-vous pour le Pr Néhémie Mwilanya Wilondja, peu de temps après le Pprd, c’était avec les cadres de la Majorité présidentielle qu’il l’avait eu. «Je voudrais vous rassurer que le mot d’ordre pour le moment de l’Autorité morale de la Majorité présidentielle, c’est la mobilisation générale pour les élections», a-t-il déclarer de renchérir : « Entre maintenant et la tenue des élections, nous avons des devoirs à accomplir ». Le premier, va-t-il relever, «c’est le passage en revue au niveau de chaque parti». 

            Au fait, il avait été recommandé à chaque sociétaire de la Majorité présidentielle de s’auto-évaluer en termes d’électorat certes, mais aussi de candidats et surtout d’initiatives.

            Entre février et décembre 2018, plusieurs changements structurels ont été opérés. Au nombre desquels, bien entendu, la création du Front Commun pour le Congo (FCC) placé sous la supervision d’un comité stratégique dirigé, on s’en doute, par Néhémie Mwilanya Wilondja avec pour objectif affiché la conservation du pouvoir. Comme les Républicains avec Reagan et Bush Sr aux Etats-Unis ou les Gaullistes Pompidou et Giscard en France.

            Après tout, comme relevé dans une chronique, «Ni la loi, ni la morale n’interdissent Shadary de gagner». Un vrai challenge…

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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