Qu’on se le dise à haute voix : ni la loi, ni la morale n’interdisent Shadary de gagner…

  • Et encore, sans fraude…
  • Ses adversaires font fausse route en voulant lier la victoire éventuelle du candidat Fcc au fichier électoral ou à la machine à voter…

Lancée formellement la nuit du 21 au 22 novembre 2018, la campagne électorale telle que prévue dans le calendrier de la Céni arrive le week-end du 8 au 9 décembre à sa deuxième semaine. Encore deux semaines, ce sera la date butoir du 21 décembre 2018. De tous les 21 candidats à la présidentielle, Emmanuel Shadary est le seul à avoir fait jusque samedi 8 décembre le Kasaï Oriental, le Haut-Katanga, le Lualaba, le Haut-Lomami et le Tanganyika, en plus du Nord Ubangi, du Sud Ubangi, de la Mongala, de Tshuapa et l’Equateur, soit 10 des 26 provinces de la RDCongo. Martin Fayulu a été au Nord Kivu, en Ituri, au Bas-Uélé et à Kisangani, soit 4 provinces. Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi s’est retrouvé au Nord Kivu et au Sud Kivu, soit 2 provinces. Les 18 autres candidats semblent avoir du mal à démarrer leur campagne. Evidemment, les 13 prochains jours (du 9 au 21 décembre), le phénomène «Nzombo le soir» va se manifester, et gare au télescopage et surtout au carambolage. Les uns et les autres pourraient se rentrer dedans…  

            Le premier constat à faire à l’instant est que tous les 20 candidats concurrents à Emmanuel Ramazani Shadary à s’être exprimés jusque-là au moyen soit des meetings, soit des émissions spécialisées organisées par le Csac en collaboration avec la Rtnc ne reconnaissent aucun mérite au Fcc. Même, ceux qui sont en provinces où ils empruntent des routes macadamisées, logent dans de belles résidences sinon dans de beaux hôtels construits sous le mandat de Joseph Kabila et battent, pardon mènent leur campagne en toute sécurité dans des coins pourtant réputés mal sécurisés, se retiennent du moindre geste de gratitude ne serait-ce qu’à l’endroit des compatriotes congolais qui méritent des éloges. 

            Au moins une chose est vraie, et c’est cela l’essentiel : depuis le début de la campagne électorale, aucun Opposantévoluant dans un parti ou regroupement politiqueni pro-Opposant, évoluant dans une ONG, un mouvement dit pro-démocratie ou un média ne brandit un seul article d’une seule loi interdisant le Fcc de concourir aux scrutins du 23 décembre 2018. Et, de les emporter. Autrement, des déclarations s’appuyant sur le fameux article 64 seraient dans tous les supports de communication et la communauté internationale alertée.

            C’est la preuve que toute l’Opposition est consciente du droit du Fcc de prendre part à la compétition électorale.

Basculer dans l’Opposition-blanchisserie

            On réalise seulement qu’à défaut d’avoir un discours cohérent et pour couvrir ses divisions internes révélées au grand jour par le conciliabule de Genève tenu du 9 au 11 novembre 2018, l’Opposition a résolu de lier toute victoire du candidat Shadary à une fraude électorale dûment planifiée au moyen du fichier électoral (qu’elle qualifie de corrompu) et de la machine à voter (qu’elle qualifie d’illégale) sans en tirer toutefois les conséquences logiques. Par exemple, la récusation du fichier électoral corrompu a pour effet normal de ne pas justifier l’accès des électeurs de Lamuka aux bureaux de vote.   

            En clair, avant même les scrutins, l’Opposition prépare l’opinion nationale à contester tout résultat électoral qui serait favorable au Fcc et veut voir la communauté internationale lui emboîter le pas.

            Partant, Fayulu pour Lamuka ou Fatshi pour Cash peut mener une campagne électorale non convaincante, voire bâclée ou piégée de l’intérieur, mais réclamer en même temps la défaite de Shadary.   

            Pourtant, lors de la cérémonie de sortie officielle du Fcc au stade Tata Raphaël le 27 octobre 2018, le candidat à la présidentielle a annoncé une campagne électorale «républicaine, civilisée». Coordonnateur du comité stratégique de la plateforme, Néhémie Mwilanya a renchéri avec cette déclaration forte : «Nous allons jouer le match, et bien jouer le match».

            Depuis, c’est bien cela qui se passe sur le terrain. 

            Aussi, le Fcc – qui entend triompher avec gloire du fait de vaincre avec péril – doit saisir toutes les tribunes pour le dire à haute voix : ni la loi, ni la morale n’interdisent Shadary de gagner. Surtout, lorsqu’en face, son candidat a des concurrents dont le programme électoral se limite à diaboliser le bilan de Joseph Kabila alors qu’il est de notoriété publique que certains «caciques» de Lamuka et même de Cash ont collaboré avec le Chef de l’Etat les uns pendant une douzaine d’années, les autres une dizaines d’années, avant de basculer dans l’Opposition-blanchisserie.

            Dès lors que dans n’importe quel domaine de vie n’est responsable que la personne physique ou morale qui assume son bilan en termes aussi bien de passifs que d’actifs, le Fcc et son candidat Emmanuel Ramazani Shadary ont le devoir citoyen de gagner puisque les adversaires ont, eux, fait le choix libre de perdre. 

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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