AMUSONS-NOUS UN PEU ! Fayulu en veut surtout à ses «parrains» !

L’homme doit être dans une posture délicate. Il sait qu’il n’est pour rien dans le succès de sa campagne électorale à l’Est. Il l’a formellement reconnu dans son interview à Colette Braeckman, la veille de son retour à Kinshasa. «à Kinshasa (Ndlr : lire Kisangani), c’est Eve Bazaiba du MLC qui va faire campagne pour m’accueillir tandis que Moïse Katumbi mobilise le Katanga en ma faveur. Quant au Kivu, Vital Kamerhe est, certes, populaire à Bukavu, chez les Bashi, mais dans le Nord du Kivu, le patron c’est Mbusa Nyamwisi et il me soutient», a-t-il dit concernant la partie orientale du pays.

Il est entendu que pour l’Equateur, il reconnaît le soutien de Jean-Pierre Bemba. C’est seulement pour le Bandundu, Kinshasa et le Kongo Central, il se cite lui-même et pour le Kasaï, personne. Comme pour ignorer Sessanga et Lubaya.  

Ainsi, Martin Fayulu est ce candidat à la présidentielle se sachant redevable de son succès non pas à lui-même ou à un parrain, mais un regroupement hétéroclite de présidentiables concurrents assoiffés de pouvoir !

Pire, ces présidentiables lui ont mis dans le cahier des charges une charge pour le moins irrationnelle : participer à la campagne électorale pour boycotter les élections au cas où la Ceni maintient le fichier électoral et la machine à voter le 23 décembre 2018.

Et une fois sur le terrain, l’homme réalise la mobilisation effective des foules, mais essentiellement par procuration !

En vérité, ce qui apparaît pour certains un plébiscite ne l’est pas du tout pour lui. C’est plutôt la consécration et la confirmation de sa dépendance.

Le mélodrame qui se joue à ses yeux est celui de rater la présidence de la République pourtant à sa portée.

A qui doit-il alors en vouloir ? Naturellement à tout le monde, à commencer par ses «parrains» qui l’ont quasiment piégé, instrumentalisé, chosifié. Mais, ne pouvant le manifester ouvertement au risque de s’attirer l’ire de Bemba, Katumbi et Mbusa, il se défoule sur le Fcc et sur Cach dont le tort est d’avoir des candidats président de la République, députés nationaux et députés provinciaux assurés, eux, d’être élus pour un mandat de 5 ans.

Or, rien n’indique qu’en 2023, Martin Fayulu jouira du même soutien de «Genève» car chacun «combattra» pour sa chapelle.

Pis, n’étant candidat ni à la député nationale, ni à la députation provinciale, il n’aura aucun rôle politique institutionnel à jouer avant cette échéance. 

Et là, du mélodrame, on passe carrément à la tragédie…

NDL

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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