Le Président Joseph Kabila oppose un refus judicieux au diktat de l’Union européenne

Logique dans son argumentaire, le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, vient de prendre des mesures de rétorsions contre l’Union européenne qui justifient clairement que ces sanctions étaient politiques. Il avait d’ailleurs fustigé toute ingérence extérieure dans le processus électoral en cours devant l’Assemblée générale des Nations-Unies. Joseph Kabila l’a démontré, si besoin en était, que si Shadary est élu, il ne sera pas le Président de l’Ue, mais des Congolais.

Le Président de la République Joseph Kabila Kabange a refusé lundi le diktat de l’Union européenne, au cours d’une interview exclusive accordée le même jour à la radio  BBC.

Pour Joseph Kabila, qui réagissait à la reconduction des sanctions de l’Union européenne contre certaines personnalités de la République Démocratique du Congo, «ce n’est pas à l’Union européenne à nous dire comment nous devons vivre». 

Considérant les scrutins du 23 décembre 2018 comme un vrai défi, le Chef de l’Etat congolais  a déclaré : «Nous voulons avoir des élections apaisées pendant et même après, sans violence».

Pour lui, «ces élections sont un vrai défi. Et nous voulons avoir des bonnes élections. Pas seulement le jour du vote. Mais nous voulons l’apaisement après l’élection».

Lors de ces élections, a-t-il poursuivi, «si Shadary est élu, il ne sera pas le Président de l’Union européenne, mais le Président des Congolais». Il a martelé que l’absence des observateurs de l’Union européenne pendant les scrutins n’est pas synonyme d’une élection de mauvaise qualité en RDC.  

A ce sujet, le Président de la République a précisé que «nous aurons des observateurs de la Francophonie, de la SADC et d’autres organisations africaines. La présence des observateurs de l’Union européenne n’est pas un gage de bonnes élections».

S’agissant de la tenue des élections notamment à Beni où sévit la maladie à virus Ebola, Joseph Kabila Kabange a parlé d’un «défi que nous allons relever. Nous avons l’expertise contre Ebola. La difficulté supplémentaire est l’insécurité. Mais nous allons venir à bout de cette situation», a-t-il soutenu.

Le samedi dernier, dans une interview à l’agence Reuters, le Chef de l’Etat avait exprimé sa détermination «à faire des élections aussi proches de la perfection que possible», ajoutant : «les observateurs qui pensent que les élections ne seront pas libres et équitables, je ne les ai pas encore vus venir nous dire quels sont nos défauts». 

ACP, 12 décembre 2018 

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