BALISES. Echec des élections = perte de souveraineté = mise sous tutelle !

Pas besoin d’un dessin pour l’admettre : les élections sont une question de souveraineté nationale

Si la Toute-puissante Amérique – dotée de moyens humains, logistiques et financiers amplement suffisants – se sent aujourd’hui gênée et, à la fois, révoltée par la présumée intervention russe dans la dernière présidentielle ayant conduit Donald Trump à la Maison Blanche, c’est à cause de la dimension souverainiste de la matière électorale. 

Ce qui est valable pour Washington ne peut que l’être pour Moscou, c’est-à-dire pour Paris ou Tokyo, pour Londres ou Pretoria, pour Bruxelles ou Kigali, pour Beijing ou Brasilia. Et, tout naturellement, pour Kinshasa. 

Les faits politiques et diplomatiques émaillant actuellement le processus électoral congolais incitent à (nous) demander si réellement le Congolais a conscience de la conséquence logique de l’échec de l’organisation des élections initialement prévues le 23 décembre 2018, maintenant reportée au 30 décembre prochain. Dans une semaine exactement. 

En cas de réussite, il aura prouvé sa capacité de gérer la plus grande donne politique : la gouvernance institutionnelle. En cas d’échec, l’inverse. 

C’est à ce niveau qu’on en vient à s’inquiéter de la propension à rechercher absolument l’échec de Corneille Nangaa et de son équipe comme s’il s’agissait d’une affaire d’individus.

C’est toute la Nation qui est concernée. 

La petite histoire des élections en RDCongo au cours de ces 18 dernières années établit les évidences suivantes :

1. Les premières élections post-dialogue interncongolais (2005-2007) ont été financées à 90 % par la communauté internationale via l’Union européenne. Elles avaient été troublées par la volonté des Congolais.

2. Les deuxièmes élections (2011) ont été financées à plus de 90 % par la communauté nationale. Elles avaient été également troublées par la volonté des Congolais.

3. Les troisièmes élections (2016 à ce jour) sont financées à 100 % par la communauté nationale. Elles sont en train d’être troublées par la volonté des Congolais.

Il s’observe effectivement dans le chef de certains compatriotes une détermination réelle à voir la communauté internationale y participer, voire prendre totalement les choses en mains.

En d’autres termes, le Congolais a résolu à ne pas faire confiance au Congolais au motif du potentiel élevé de fraude, de tricherie. 

Quelle est alors la finalité de la méfiance organisée ?

La réponse suggestionne la confiance dans un processus électoral financé entièrement par la communauté internationale, si bien qu’au stade actuel, tout sondage demandant aux Congolais de choisir entre, d’une part, des élections organisées par des Congolais et, de l’autre, des élections managées par la communauté internationale, la majorité penchera pour les dernières. 

Au-delà de la tendance, il y a ce message «subliminal» : le Congolais est mûr pour renoncer à sa souveraineté, donc à accepter au besoin la mise sous tutelle de son pays par les Nations Unies. 

Et là, les «planificateurs» du plan de mise sous tutelle auront atteint leur objectif.

La fin justifiant les moyens, ils ont mis à contribution des forces politiques et sociales congolaises, de même que des canaux «étrangers» comprenant des investisseurs, des thinks tanks, des ONG, des médias, des mouvements dits pro-démocratie, des églises et même des artistes et des sportifs dans la logique de la contestation. 

Au final, on peut bien se poser la question simple de savoir ce que valons-nous, nous Congolais, pour gouverner un pays lorsque nous nous révélons, nous-mêmes, et encore de façon délibérée, incapables d’organiser des élections !

Qu’est-ce qui justifie, après qu’ils nous aient donné de «bonnes et très bonnes élections», les partenaires extérieurs concernésne se mettront pas à nous «orienter» sur la manière d’organiser le système éducatif ou sanitaire, le système sécuritaire ou économique, le système judiciaire ou environnemental ?

Déjà, le phénomène d’«ongéisation» de la vie publique nationale, n’avons-nous pas remarqué que sur le Congo, les partenaires extérieurs ont réalisé des études de bonne gouvernance via des rapports sectoriels ? On ne sait en contrepartie de quoi, des Congolais «initiés» ont livré aux Occidentaux des «tableaux» de la nudité congolaise. 

Aujourd’hui, n’importe qui peut aller se procurer n’importe où en Occident des informations sur ce pays ! Exactement comme l’aura voulu l’Acte général de Berlin.  

Avec de telles évidences, il ne sert à rien de continuer à avoir un chef d’Etat, des parlementaires, des ministres, des magistrats, des officiers supérieurs de l’armée et de la police, des directeurs généraux d’entreprises publiques etc. alors qu’ils n’ont aucun pouvoir de décision sur la marche du pays, bref des animateurs de la vie nationale issus des élections. 

Retenons simplement que l’échec des élections signifie perte de souveraineté, donc disponibilité pour mise sous tutelle.

Reste à savoir de quel Etat ou de quelle organisation régionale ou internationale…

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.comFacebook : Omer Nsongo

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s