AMUSONS-NOUS UN PEU ! Syndrome Fayulu : vérité des urnes pour lui et non ses députés !

Samedi 2 février 2019. Martin Fayulu réussit, hélas par procuration, sa première sortie post-électorale, Place Sainte Thérèse, à Ndjili. Il s’offre même quelques pas de danse, lui qui semble fait de marbre. 

Ce test, il en avait besoin après les “défections” de certains acteurs politiques majeurs de l’Opposition, au nombre desquels ceux d’Ensemble proche de Moïse Katumbi. La veille, en effet, on  entend Gabriel Kyungu, Delly Sessanga et autres Jean-Claude Vuemba annoncer le “boycott” du meeting. 

Au cours de ce dernier, il promet de faire la tournée des provinces et des pays étrangers pour le même objectif,

Reste seulement à retenir que malgré la mobilisation réussie à Ndjili (la police parle de 3.800 militants), l’homme ne rassure toujours pas l’opinion. Motif : il est à proprement sans base. A preuve : la trop faible représentativité de ses députés dans les Assemblées nationale et provinciales. 

Conséquence : son parti ou sa plateforme (Dynamique de l’Opposition), risque de n’avoir aucun sénateur ni gouverneur de province…

Que vaut alors, dans l’ordre institutionnel, un président de la République n’ayant ni député national ni député provincial, et en plus sans sénateur et sans gouverneur de province ?

Dans leurs officines de Bruxelles ou de Genève, de Pretoria ou de New York, de Strasbourg ou de Washington, de Paris ou de Lusaka, les «Congologues» en sont certainement à se demander comment soutenir le «roi nu» sans ne pas ne pas se livrer soi-même à un «strip-tease intellectuel» ! 

Se prévaloir du meilleur score à la présidentielle et réaliser le plus mauvais score aux législatives et aux provinciales, ça fait problème. 

L’observateur averti retiendra, quant à lui, que pour des scrutins du même jour, dans les mêmes bureaux de vote et avec les mêmes matériaux électoraux, Martin Fayulu ne revendique la victoire que pour ses résultats personnels. Il se fiche éperdument de ceux de ses propres candidats députés nationaux et députés provinciaux.

Chez les cartésiens, pareil égocentrisme ne peut qu’inquiéter. Un chef d’Etat n’ayant aucune assise dans les institutions publiques, les forces politiques et sociales et même dans la rue est un danger pour la démocratie. Simplement parce qu’il est fragile, et surtout malléable et corvéable à merci. 

NDL

@omernsongo

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