Le carnet diplomatique du Président. Le Président Félix Tshisekedi à Addis-Abeba

Tête-à-tête Félix Tshisekedi-António Guterres : un vent d’espoir souffle sur la RDC

La gouvernance démocratique en RD Congo fait d’ores et déjà des progrès considérables. Une vraie révolution héritée des acquis du Raïs congolais témoigne de la réalité des égards que le SG des Nations Unies, António Guterres, à voués au nouveau Chef de l’Etat congolais, Antoine-Félix Tshisekedi. Au 32ème sommet de l’UA hier, les Chefs d’Etat africains ont tout oublié et reconnu l’élection du nouveau Président de la RD Congo. Peut-être une nouvelle bonne nouvelle pour Kinshasa…

Son Président nouvellement élu, Félix Tshisekedi, porte désormais le brassard du 2ème vice-Président de l’Union européenne. Il a été désigné à ce poste hier dimanche 10 février, à l’issue des travaux du 32ème Sommet de cette organisation continentale, à Addis-Abeba. Le poste de 1er vice-Président qui revenait de droit à l’Afrique australe, a été confié au Sud-africain Cyril Ramaphosa. Par contre, l’Egyptien Abdel Fatah Al-Sissi remplace le Rwandais Paul Kagame. Ainsi, il devient le 17ème président de l’Union africaine pour un mandat d’une année. 

Le choix de Félix Tshisekedi comme 2ème vice-Président de l’Union africaine n’aura donc rien de surprise dans la mesure où ce poste revenait à l’Afrique centrale. Le mandat étant rotatif, c’était le tour des pays de l’Afrique centrale de présenter la personne désignée. Ce, après concertation. Autrement dit, il ne s’agit donc pas d’une élection au premier sens du terme, où le Président congolais serait en compétition contre un autre Chef de l’Etat, candidat à ce même poste. Rien de tout cela. 

D’ores et déjà, des analystes lient cette désignation à la récente tournée de Félix Tshisekedi, dans quelques pays de la sous-région. Précisément l’Angola et le Congo Brazzaville.

En d’autres termes, tout a été joué lors de ces visites intervenues quelques jours seulement, avant les travaux du 32ème Sommet de l’Union africaine. Bémol cependant. Pour un Chef de l’Etat qui arrive pour la première fois aux affaires, la désignation à cette responsabilité n’est pas rien. Bien au contraire.

Félix Tshisekedi vient ainsi récolter un premier succès international. Et donc, une grande entrée dans la cour des grands. 

UN GRAND COUP 

De l’avis de certains analystes, le choix du Président congolais au poste de 2ème vice-Président de l’Union africaine est un signal fort que l’organisation panafricaine envoie à certains « mondialistes ». Singulièrement ceux qui continuaient à surfer sur le « mutisme » de l’UA sur l’élection de Fatshi pour espérer un nouvel ordre politique en RD Congo. 

Dorénavant, les partisans de ce schéma devraient donc voir ailleurs. Car, par son « vote » hier, le nouveau Président congolais qui participait ainsi à sa toute première rencontre internationale, a mis d’accord, tous ses homologues africains présents dans la capitale éthiopienne. Désormais, l' »orage » est derrière Félix Tshisekedi. Tout semble oublié ou presque. La formule utilisée par le président de la commission de l’UA, Moussa Faki, dans son discours d’ouverture du Conseil exécutif, en est une parfaite illustration.

Quand Moussa Faki se dit satisfait du « bon déroulement des élections (…) à Madagascar et en République démocratique du Congo« , c’est tout comprendre. Arrivé pour la première fois au sommet de l’Etat, Félix Tshisekedi avait donc deux défis majeurs à relever à Addis-Abeba. Le premier consistait en la reconnaissance de son pouvoir au niveau continental. Le deuxième défi se rapportait à l’acceptation de son programme. Il s’agit ici, d’un vaste projet qui, par principe, devrait être en harmonie avec l’Agenda de développement de l’Union africaine, ex-Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), adopté à Lusaka en Zambie, en 2001. En d’autres termes, le nouveau Chef de l’Etat congolais devrait donc prouver à ses collègues, qu’il partage avec eux, la même vision du développement du continent. 

En ce qui concerne le premier enjeu, il faut rappeler le contexte général de l’élection du successeur de Joseph Kabila. Ce, aussi bien avant qu’après l’annonce des résultats. A ce sujet, l’histoire retiendra que l’Union africaine avait, dans un premier temps, émis de sérieux « doutes » sur l’annonce de la victoire provisoire de Félix Tshisekedi par la CENI, avant le verdict de la Haute Cour.

Par la bouche de son désormais ancien Président Paul Kagame du Rwanda, cette organisation continentale avait même demandé à la Cour Constitutionnelle en RD Congo de suspendre la poursuite de l’examen de la requête en contestation des résultats de la présidentielle, introduite par Martin Fayulu.

Au même moment, l’Union africaine avait annoncé l’arrivée de sa mission, lundi 22 janvier à Kinshasa pour tenter son arbitrage. Cependant, la demande de l’UA fut aussitôt rejetée par les dirigeants congolais qui y avaient perçu, des relents d’ingérence dans une matière relevant de la politique intérieure du pays.

Moralité, la Cour constitutionnelle avait finalement rendu son arrêt tard dans la nuit de samedi 19 à dimanche 20 janvier, proclamant définitivement Félix Tshisekedi, vainqueur de la présidentielle du 30 décembre dernier. Depuis, l’Union africaine qui semblait favorable à l’option du recomptage de suffrages, suggérée par Martin Fayulu paraissait donc s’engager dans une sorte de bras-de-fer avec Kinshasa. 

L’opinion l’aura donc constaté aux premières heures qui avaient suivi la publication des résultats définitifs du scrutin.

En tout cas, tous les Présidents africains s’étaient montrés très réservés pour reconnaitre la victoire de Félix Tshisekedi. Sauf le Kenyan Uhuru Kenyatta et son homologue Sud-africain, Cyril Ramaphosa. Et dire que la même attitude des présidents africains a été encore observée le 24 janvier dernier, lors de la cérémonie d’investiture du Président Félix Tshisekedi.

Bien qu’y ayant été officiellement invités, les chefs d’Etat africains – à l’exception notable du Kenyan Kenyatta – s’étaient fait représenter. Qui par son vice-président, qui par son Premier ministre, qui par son ministre des Affaires.

Au jour d’aujourd’hui, la page est tournée. Fatshi qui a commencé son mandat depuis hier au sein de l’Union africaine, prouve qu’il a réussi à convaincre tous les autres Chefs d’Etat africains.

Grevisse Kabrel, Forum des As, 11 février 2019

RDC : Félix Tshisekedi va rencontrer la communauté congolaise à Addis-Abeba

Félix Tshisekedi a prévu de rencontrer ce lundi 11 février dans l’après-midi les ressortissants congolais installés à Addis-Abeba (Ethiopie) où il se trouve dans le cadre de la 32èmesession ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine. A chaque étape de cette première sortie à l’étranger, il a consacré du temps pour écouter la diaspora congolaise et échanger avec elle. C’est quasiment chaque fois le programme : le retour sur les élections et les revendications de Lamuka, ses priorités, les principaux axes de son action et la prise en compte des problèmes de la diaspora.

A Nairobi par exemple, il avait promis de transmettre les désidérata de la communauté congolaise installée au Kenya auprès d’Uhuru Kenyatta. Il avait également promis d’améliorer les conditions au pays pour permettre aux congolais de ne pas s’exiler.

Félix Tshisekedi a prévu de rentrer à Kinshasa ce mardi après un séjour à l’étranger qu’il a conduit notamment à Luanda, à Nairobi, à Brazzaville et à Addis-Abeba.

actualite.cd, 11 février 2019

Félix Tshisekedi, la grande vedette du sommet d’Addis-Abeba

Poignées de mains par-ci, accolades par-là, tout le monde à Addis-Abeba s’empressait d’approcher le successeur de Joseph Kabila en RDC. Félix Tshisekedi  incarne désormais le renouveau de l’Afrique. A peine adopté dans le cercle fermé des chefs d’Etat de l’Union africaine, il a été porté à la 2ème vice-présidence de l’organisation panafricaine pour l’année 2019. Dans la capitale éthiopienne où se clôture ce lundi le 32ème sommet de l’Union africaine, le président Félix Tshisekedi a volé la vedette à tous ses homologues… 

Entre l’Union africaine et la République démocratique du Congo, la page sombre des élections est définitivement tournée. Les deux partenaires regardent désormais dans la même direction, celle qui mène au progrès et à la dignité de l’Afrique.

A Addis-Abeba où il a pris ses marques de président nouvellement élu de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi n’a pas raté son entrée dans le cercle très fermé des chefs d’Etat des pays membres de l’Union africaine (UA).

Comme César à son époque, dans la capitale éthiopienne, le chef de l’Etat peut dire : «Veni, vidi, vici» ou «je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu». En réalité, Félix Tshisekedi a réussi son premier oral à l’Union africaine. Son élection au poste de 2ème vice-président de l’Union africaine est le signe de la confiance retrouvée envers la RDC. 

En réalité, la RDC est en train de reprendre sa place à l’échelle continentale. L’élection de son président dans le staff dirigeant de l’UA pour l’année 2019 en est une parfaite illustration.

A Addis-Abeba, Félix Tshisekedi est la grande vedette du 32ème sommet de l’Union africaine. Tout le monde s’est intéressé à lui, il fallait le rencontrer non seulement pour le féliciter mais également pour échanger et prendre des rendez-vous. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, actuel président en exercice de l’UA, a été le premier à conférer avec le nouveau président de la RDC. Une rencontre qui a servi une fois encore à confirmer les bons rapports entre Le Caire et Kinshasa. A sa suite, le président namibien, actuel président de la SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe), qui a également une longue séance de travail avec Félix Tshisekedi. L’Ivoirien Alassane Ouatarra n’a pas dérogé à la règle. Le président de la Côte d’Ivoire a également partagé son temps avec Félix Tshisekedi, convaincu d’inaugurer avec la RDC une nouvelle forme de coopération au regard de du changement de régime à Kinshasa. Le président de la Commission de l’UA et le secrétaire général des Nations ont aussi conféré avec le tout nouveau président de la RDC.

Autant dire qu’à l’UA, le président Félix Tshisekedi est passé réellement pour une star. Avec lui, c’est une nouvelle ère qui s’ouvre au continent noir. Il est porteur d’un nouvel espoir pour l’Afrique, a d’ailleurs rappelé le secrétaire général de l’Afrique, le Portugais Antonio Guterres, visiblement ému par la grande leçon de démocratie qu’a offerte la RDC aussi bien à toute l’Afrique qu’au monde entier.

Grand oral réussi

Comme il est de coutume pour le nouvel arrivant dans le cercle des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA, le président Félix Tshisekedi a prononcé, le dimanche 10 février 2019, son premier discours à la tribune de l’Union africaine.  

D’entrée de jeu, le chef de l’Etat a réaffirmé l’engagement de la RDC à accompagner l’UA dans «la dynamique qu’il entend poursuivre pour la bonne marche de notre Organisation continentale».

Avec l’alternance démocratique que vient de connaitre la RDC, au terme de la présidentielle du 30 décembre 2018, Félix Tshisekedi a fait remarquer que tout va à l’honneur de toute l’Afrique.

«Cette passation pacifique du pouvoir entre le Président sortant et le dirigeant du plus ancien parti d’opposition a démenti tous les pronostics du chaos annoncé à l’issue de ces élections. Elle est la preuve de la maturité politique de notre Peuple. A travers tout le pays, cette prouesse démocratique a été largement saluée par nos populations qui n’aspirent qu’à la paix. C’est donc avec un sens très élevé des responsabilités, et conscient de la portée historique de cet événement pour le peuple de mon pays, patrie de Patrice Emery Lumumba, que je me présente devant vous», a déclaré Félix Tshisekedi.

Avec cette stabilité politique désormais assurée, la RDC est prête à jouer son rôle de locomotive de l’Afrique. Ce qui rejoint cette vielle prophétie qui rappelle à chaque occasion que «quand la RDC s’éveillera, c’est toute l’Afrique qui va se relever». 

A Addis-Abeba, le président Félix Tshisekedi s’est dit prêt à relever le défi. «Dans le strict respect des attentes profondes de notre Peuple et des engagements internationaux de notre pays, je m’investirai au cours de mon mandat à amener la RDC à retrouver toute sa place au sein de l’Union Africaine, celle d’un Etat de droit, à vocation de plaque-tournante, un noyau intégrateur, un pays transversal à la jointure de toutes les Afriques, dans leur diversité culturelle, linguistique et religieuse. Nous sommes déterminés à promouvoir un développement intégré de la République Démocratique du Congo et, par voie de conséquence, celui de l’Afrique, notamment à travers l’accomplissement de la vision dont l’Agenda 2063 est porteur, et en mettant efficacement en valeur toutes les ressources de notre pays», a rappelé le chef de l’Etat.

En marge du 32ème sommet de l’Union africaine, la RDC a donc marqué son grand retour sur la scène africaine. Avec elle, c’est toute l’Afrique qui s’engage dans une nouvelle ère ; celle de l’éveil d’un continent grandement engagé vers l’émergence. Et en RDC, l’éveil d’un pays longtemps à l’agonie porte un nom : c’est Félix Tshisekedi.

Le Potentiel, 11 février 2019

32èmeSommet de l’UA  

Félix Tshisekedi dans la «Cour des Grands»

Le nouveau Chef de l’Etat congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, très attendu au 32me Sommet de l’Union Africaine (UA), qui s’est ouvert hier dimanche 10 février 2019 à Addis-Abeba, y a effectué une entrée fort remarquée en se faisant élire, dès sa première participation, comme 2me vice-président du Bureau Exécutif, aux côtés de l’Egyptien Abdel Fattah Al-Sisi (Président), du Sud-Africain Cyril Ramaphosa (1er vice-président), du Nigérien Mahamadou Issoufou (3èmeVice-Président) et du Rwandais Paul Kagame (Rapporteur). 

On rappelle que ce dernier vient d’achever son mandat d’une année à la présidence tournante de l’organisation continentale. On signale aussi que la nouvelle équipe dirigeante de l’UA est là pour un mandat de 12 mois.

           Félix Tshisekedi a reçu, de ses pairs africains comme du numéro un de l’ONU, Antonio-Guterres, l’onction internationale consacrant sa victoire à la présidentielle du 30 décembre 2018.. Contrairement aux gesticulations d’un groupuscule d’acteurs politiques nationaux qui se sont évertués à faire croire que le nouveau Président congolais courrait le risque de laisser ses plumes à Addis-Abeba, l’intéressé est sorti plus que jamais grandi de ce baptême de feu.

L’autre temps fort de la journée d’ouverture, à laquelle a pris part le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, était constitué par le discours du nouveau venu dans la « Cour des Grands » d’Afrique. Le message de Félix Tshisekedi s’est articulé autour de quatre préoccupations majeures qui lui tiennent particulièrement à cœur, à savoir la passation civilisée du pouvoir entre lui et son prédécesseur, sans violence ni effusion de sang ; l’adhésion de la République Démocratique du Congo à toutes les initiatives allant dans le sens de la promotion de l’unité africaine et du développement du continent ;  la lutte contre le terrorisme en Afrique comme à l’Est du pays, avec en filigrane le rétablissement d’une paix durable ; et, enfin, la fin du pillage des ressources naturelles du Congo et le début d’une nouvelle ère de leur mise en valeur dans l’optique du partenariat gagnant-gagnant entre le Grand Congo et les détenteurs des capitaux.

Le Phare, 11 février 2019

Addis-Abeba : “Discussion fructueuse sur la bonne marche de l’alternance qui commence en RDC”, dit Alassane Ouattara après son entretien avec F. Tshisekedi

Le président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi a échangé samedi 9 février dernier à Addis-Abeba, avec son homologue ivoirien Alassane Ouattara, en marge du 32ème sommet de l’Union Africaine, “UA”. À l’issue de leur entretien, le successeur de Joseph Kabila s’est dit satisfait de la qualité de l’entretien qu’il a eu avec le président de la République de Côte d’Ivoire.

Je voulais venir saluer l’aîné, un des sages de l’Afrique et un des modèles de développement de cette Afrique que nous voulons voir progresser sur tous les plans. Donc, je suis venu bénéficier de ses conseils et de ses orientations et de solliciter son soutien pour cette nouvelle expérience que nous commençons au Congo de l’alternance pacifique et démocratique. Donc, je suis très satisfait de cet entretien”, a déclaré Félix Tshisekedi.

De son côté, Alassane Ouattara a également mis un accent particulier sur le déroulement des échanges avec le chef de l’État de la RD Congo.

Discussion fructueuse sur la bonne marche de l’alternance qui commence en RDC, avec mon jeune frère Félix Tshisekedi, président de la République Démocratique du Congo, en marge du 32ème sommet de l’Union Africaine”, a indiqué Ouattara via Twitter.

Pour rappel, le 5ème président de l’histoire de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, prend part à la 32ème session ordinaire du sommet de l’Union Africaine, qui s’ouvre ce dimanche 10 février et se clôture lundi prochain.

Jephté Kitsita, 7sur7.cd, 10 février 2019

Elu 2ème Vice-président de l’UA : Félix Tshisekedi au cœur de nouvelles responsabilités

Après avoir émis de nombreux doutes sur la victoire de Félix Tshisekedi aux élections de décembre 2018, allant jusqu’à vouloir surseoir la proclamation du verdict final de la Cour Constitutionnelle à la suite du contentieux électoral, les Chefs d’Etat membres de l’Union Africaine avaient effectué un revirement à  360° en acquiesçant, finalement, sans pour autant digérer, sa victoire à la tête de la République Démocratique du Congo sous les couleurs de la première alternance pacifique et civilisée au sommet de l’Etat

Pris pour l’épigone de son devancier, ce dernier accusé de n’avoir libérer le fauteuil présidentiel que d’un flanc, Tshisekedi Tshilombo est aujourd’hui propulsé deuxième Vice-président de l’Union Africaine à l’issue de la 32e Session Ordinaire de la Conférence de l’Union Africaine qui se déroule du 10 au 11 février à Addis-Abeba, en Ethiopie.

A malin, malin et demi ? Ce qui est certain, le Président nouvellement élu de la RD. Congo n’aura plus uniquement le regard focalisé sur les 26 provinces de l’Etat qu’il gouverne sous le cri de la grogne sociale accentué. Désormais, il dépendra également de la grande institution qu’est l’Union Africaine dont le directoire vient d’être remodelé avec le Président de la République Arabe d’Egypte, Abdel Fattah al-Sissi, comme Président de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine, succédant au Rwandais Paul Kagame.

A la différence de Joseph Kabila qui, à quelques encablures de son départ du Palais de la Nation, avait décidé de marcher sur les relations diplomatiques régionales et internationales, Tshisekedi fils, lui, semble vouloir réparer les pots cassés et tabler sur un départ décisif entre la République Démocratique du Congo et les pays amis. Seulement, l’attrait soudain des Etats africains envers lui laisse à désirer. Est-il simplement question des rapports gagnants-gagnants ou d’un attrape-nigaud d’effets à long terme ?

Cette nouvelle haute fonction, loin de le catapulter au pinacle du continent africain, le place dans une position de rupture presqu’inévitable d’avec le régime Kabila qui, d’après des sources proches, tenterait de revenir aux affaires dans les cinq prochaines années.

L’organisation structurelle de Félix Tshisekedi qui, jusque-là, n’est pas solidement assise, va devoir compter avec le staff dirigeant de l’ex-Chef de l’Etat mais aussi l’œil vigilant et permanent de l’Union Africaine dont il est maintenant soumis au respect des prescrits.

Toutefois, cela reste un nouveau départ pour le pays qui aura aussi à bénéficier du soutien des autres  pays africains dans les situations d’urgence.

Hier en Ethiopie, c’est en sa qualité de Président nouvellement élu de la République Démocratique du Congo, qu’il a, pour la première fois, dans le cadre du 32ème Sommet de l’Union Africaine, pris officiellement la parole devant les Chefs d’Etat et de Gouvernement africains.

Revenant sur les dernières élections du 30 décembre 2018, Félix Tshisekedi a laissé entendre que ‘’cette passation pacifique du pouvoir entre le Président sortant et le dirigeant du plus ancien parti d’opposition a démenti tous les pronostics du chaos annoncé à l’issue de ces élections. Elle est la preuve de la maturité politique de notre Peuple‘’.

L’ouverture du pays dont il entame les prémices, va certainement aider le peuple congolais à atteindre son éclosion démocratique. ‘’Notre pays le Congo a tant souffert depuis qu’il est Congo. Les guerres meurtrières que nous avons vécues devraient interpeler toute l’Afrique et la Conscience internationale, afin de ne point favoriser, ni sponsoriser toute tentative susceptible de faire revivre au peuple congolais les mêmes atrocités que nous ne cessons de décrier depuis plus de vingt ans‘’, a-t-il avancé devant ses pairs africains.

‘’Il n’est donc plus acceptable que mon pays, le Congo, continue d’être indéfiniment victime de la convoitise de ses immenses ressources naturelles. Cependant, à travers des partenariats gagnants-gagnants, la RDC s’engage à apporter sa contribution à toute action visant la mise en valeur de ses ressources naturelles, pour le bien-être de l’Afrique et du reste du monde‘’.

Boris Luviya, La Prospérité, 10 février 2019(Sélection d’Omer Nsongo die Lema)

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