EDITORIAL. Kabila a fait sa part !

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Ces mercredi 20 et jeudi 21 février 2019, Joseph Kabila réunit le FcC.

On laisse entendre que c’est pour renouveler l’acte d’engagement. 

Normal : en vue, il y a de gros enjeux : composition du Bureau de l’Assemblée nationale, formation du Gouvernement central après nomination du Premier ministre, composition du Bureau du Sénat en plus de l’élection des sénateurs et des gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces.

On ne sait pas dire si c’est aussi dans le cadre de l’évaluation de la participation aux élections du 30 décembre 2018. Reste à constater qu’au menu, il y a l’entrée, le platet le dessert.

La finalité est le réarmement de la famille politique en vue de sa remobilisation.

***

Dans tout combat politique, on doit absolument avoir deux fers au feu. Exactement comme on doit disposer de deux schémas : celui voulu et celui non voulu. 

En bon leader, Joseph Kabila a réalisé l’essentiel : sauver sa famille politique avec l’un des fers ou l’un des schémas. 

Comme relevé dans une chronique récente, tout en jouant à fond la carte de la présidentielle en faveur d’Emmanuel Ramazani Shabani, il a surtout mis tout le paquet dans la victoireconfortabledes siens aux législatives et aux provinciales, obligeant même les candidats favoris à se présenter à la députation nationale et à la députation provinciale.

Le résultat est là : que ce soit avec Félix Tshisekedi, Martin Fayulu ou Noël Tshiani au poste de Président de la République, le Fcc devait garder la majorité dans les institutions délibératives et animer l’Exécutif gouvernemental. 

Aussi, avec ou sans nomination d’un informateur, sa famille politique a l’assurance de disposer de la Majorité parlementaire et de prendre la primature, entendez la direction du Gouvernement dont on doit apprendre à relire l’article 91. Par exemple dans ses alinéas 1, 3 et 4. 

Selon l’alinéa 1, «Le Gouvernement définit, en concertation avec le Président de la République, la politique de la nation et en assume la responsabilité». Pourtant, ça devrait être l’inverse puisque le candidat à la magistrature suprême est élu sur base de ses promesses électorales.

Selon l’alinéa 3, «La défense, la sécurité et les affaires étrangères sont des domaines de collaboration entre le Président de la République et le Gouvernement». Or, l’alinéa 4 établit le contraire puisque son libellé est « Le Gouvernement dispose de l’administration publique, des Forces armées, de la Police nationale et des services de sécurité». 

Disposer veut dire en français simple «se servir comme on le veut» !

Cette interprétation ne peut susciter aucun doute : le Constitutionnaliste de 2005 en a voulu ainsi.

***

Joseph Kabila ayant fait sa part de boulot, les membres de sa famille politique ont le devoir de s’assumer en faisant également la leur. Mais, surtout, aider les partenaires politiques participer au succès collectif.

C’est un devoir si on tient à passer le cap décisif de 2023. Dans 59 un mois.

C’est ici qu’il est impérieux de relever l’enjeu idéologique.

Dans son dernier discours prononcé le 23 janvier 2019 (malheureusement non médiatisé puisque noyé dans la cérémonie d’investiture), Chef de l’Etat sortant, le Raïs a vivement souhaité la création d’un regroupement des forces progressistes. «J’en appelle donc à une grande coalition de toutes les forces progressistes, coalition contre les forces prédatrices qui se sont liguées et qui tenteront toujours de se liguer pour s’accaparer de nos ressources naturelles sans contrepartie pour nos enfants et nos petits-enfants. Coalition pour défendre, y compris au prix du sacrifice suprême, l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale de notre pays, le droit légitime de notre peuple à l’autodétermination ainsi que les valeurs de notre dignité. Coalition pour une prospérité partagée et une cohésion nationale chaque jour renforcée, notre diversifié étant un atout majeur. Coalition enfin pour parfaire les chantiers en cours et pour en ouvrir d’autres plus ambitieux encore dans les domaines des infrastructures, du développement agricole, de transformation locale de nos ressources naturelles, de renforcement de notre leadership sur le continent autant que sur le marché mondial des minerais stratégiques. Bref coalition pour un Congo fort et prospère», a-t-il déclaré.

Kabila (qui pourrait avoir des «sympathies udépésiennes», comme démontré dans la sous-rubrique «AMUSONS-NOUS UN PEU !») a favorisé le rapprochement de sa famille politique avec la famille Cach ayant toutes les deux pour tronc commun l’idéologie socialiste ou socio-démocrate.

Et comme souligné dans la manchette intitulée «Enjeu post-électoral : Pprd, Mp et FcC à l’épreuve de la remise en question !», «A la faveur des élections du 30 décembre 2018, le Congo postélectoral vit aujourd’hui un rapprochement inattendu des forces de Gauche…»

En politique ou en religion, en affaires ou en culture, la force est dans l’union.

Simplement parce que la faiblesse est dans la désunion !

L’acte d’engagement prône l’union…

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

www.congo30juin.comFacebook : Omer Nsongo

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