EDITORIAL. Voir le Président Tshisekedi mais, de grâce,…travailler !

En attendant l’installation de l’Assemblée nationale censée lui donner un Premier ministre qui va devoir lui procurer LE Gouvernement, le Président Félix Tshisekedi travaille avec une équipe restreinte sous la direction de M. Vital Kamerhe. 

Depuis un mois, chaque jour ou presque, il reçoit différentes délégations : membres du Gouvernement actuel, responsables des structures judiciaires et sécuritaires, diplomates, opérateurs politiques et économiques, syndicats des travailleurs, confessions religieuses, caucus provinciaux et inter-provinciaux, etc.

Au sortir des audiences, les visiteurs font aux médias des déclarations rassurantes et la presse les relaie bien. 

Le peuple est à témoin.

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Les audiences, tous ses prédécesseurs, surtout ceux de ces 20 dernières années, en ont connu de toute nature et en quantité…disons “industrielle”. Surtout quand il s’est agit d’investisseurs.

Faut-il s’en méfier, aujourd’hui ?

Pas du tout. Au contraire, elles créent des opportunités à explorer. 

D’ailleurs, les audiences concernant les investisseurs congolais à l’étranger – cas de celle du 20 février 2019 avec le compatriote Luc Gérard Nyase installé en Colombie – viennent de recevoir un coup de pouce formidable : la facilité des formalités d’immigration pour les compatriotes de la Diaspora.

Depuis le 16 février dernier, la Dgm, sur instruction de la Haute Hiérarchie, a publié une circulaire indiquant que  «Tout étranger d’origine congolaise muni d’un passeport valide est autorisé à obtenir un visa d’entrée aux postes-frontières et frontaliers».

Entre-temps, il est impératif pour le Guichet unique pour la création des entreprises de communiquer, communiquer, mais alors communiquer. 

L’enjeu, on le devine, est l’essaimage des investissements congolais au Congo en vue de booster l’économie congolaise et, évidemment, créer des emplois pour des Congolais. Particulièrement l’emploi dit jeune.

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Ces investisseurs sont les bénéficiaires principaux de l’harmonisation des relations entre Kinshasa et Bruxelles au sujet de la maison dite Schengen. Pas plus tard que le 22 février 2019, le Conseiller spécial du Chef de l’Etat en matière de Sécurité, François Beya, et le Chargé d’Affaires par intérim de la Belgique, Philippe Bronchain, ont signé le protocole d’accord relatif à la réouverture de la «Maison Schengen».

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Pour l’instant, on sait des investissements promus par la Diaspora congolaise qu’ils visent en priorité l’hôtellerie (avec des flats), les salons de coiffure et de beauté, le transport public, la vente des appareils électroniques, les épiceries modernes, les pompes funèbres, les véhicules de seconde main, les bistrots…

On ne peut que les encourager.

Mais, on encouragerait davantage les investissements dans l’agroalimentaire, dans l’énergie (eau et électricité), l’éducation, la santé, l’environnement…

En effet, le défi pour les 5 ans en cours depuis le 24 janvier 2019 est l’absorption du chômage concomitamment avec l’amélioration générale des conditions sociales. 

La croissance de la production alimentaire et l’accès à la fourniture de l’eau et de l’électricité, de même qu’aux soins de santé et à l’éducation sont des pivots du développement en raison de leur impact sur plusieurs autres secteurs de la vie nationale.

L’impact des PME-PMI y est déterminant.

Après tout, dans son discours d’investiture le 24 janvier 2019, le Président Félix Tshisekedi a fait la déclaration selon laquelle «Le gouvernement devra réaménager le code des investissements afin de favoriser de nouveaux projets ayant un impact sur des zones géographiques ou des secteurs d’activités cibles définis en fonction des priorités nationales. Nous travaillerons pour rendre le climat des affaires plus attractif et compétitif notamment par l’aménagement de la fiscalité en faveur du développement. Nous engagerons une véritable concertation avec l’ensemble des composantes de notre tissu économique pour redéfinir un environnement propice. Cet engagement se traduira par une profonde restructuration de l’ANAPI. Notre agence nationale de la promotion de l’investissement doit véritablement jouer un rôle de leadership dans ce domaine».

La sécurité des investisseurs et la sécurisation des investissements étant garanties, il y a lieu, après avoir vu le Président, travailler dur. Mais surtout bien. 

Le Congo a besoin de ses enfants et des étrangers engagés dans la grande et formidable aventure de son développement…

Omer Nsongo Die Lema

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

http://www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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