Premiers pas dans l’alternance : A qui profitent les crises “Fcc-Fcc”, “Cach-Cach” et “Fcc-Cash” ?

* En cas de crise généralisée, le Fcc sera le grand perdant…

Dès l’annonce officielle par la Ceni des résultats provisoires de la présidentielle le 10 janvier 2019, tout le monde savait l’alternance escomptée du scrutin du 30 décembre 2018 matérialisée. Depuis, chacune des trois plateformes électorales principales en présence a pleinement pris conscience des enjeux… 

Le Fccsait détient la majorité à l’Assemblée nationale, au Sénat et aux Assemblées provinciales avec assurance de prendre la direction du gouvernement national et d’une vingtaine de gouvernements provinciaux.

Cachdétient la Présidence de la République et doit composer avec le Fcc pour participer au Gouvernement central et prendre part à la gestion de plusieurs institutions provinciales dont les Assemblées et les Gouvernement provinciaux.

Lamukadevient l’Opposition parlementaire à la chambre basse, à la chambre haute et aux assemblées provinciales avec possibilité de prendre des postes dans quelques Assemblées et Gouvernements provinciaux. 

Bien entendu, tout ceci au-delà des contentieux électoraux…

Un royaume divisé contre lui-même

Normalement, au stade actuel, les querelles, mieux les intrigues de la courdevraient cesser dans toutes ces plateformes.

A quoi assiste-t-on cependant ? 

Pendant que Lamuka – non concernée par le Pouvoir central – est à la recherche de son unité (certains acteurs se rapprochent de Cach pour obtenir quelques maroquins dans la coalition Fcc-Cach), c’est plutôt au Fcc que se joue la tragédieavec des coups bas que se font certains membres.

C’est à croire que dans cette famille politique, personne ne tire la leçon des “alternances brutales” de 1965 lorsque Mobutu avait neutralisé Kasa-Vubu avec le concours du Haut commandement de l’armée  et de 1997 lorsque Laurent-Désiré Kabila avait neutralisé Mobutu avec le soutien de la population !

C’est à peine croyable que dans cette famille on donne l’impression de ne pas réaliser le “salut” obtenu en sa faveur par son autorité morale en la personne de Joseph Kabila.

Le fait peut paraître anodin. Pourtant, il est en soi un enseignement. Voire aujourd’hui dans les rues de Kinshasa des gens circuler librement et porter plus le teeshirt à l’effigie de Kabila ou de Shadary que celui d’autres leaders hier adversaires est un message : Kabila a su protéger les siens.

Or, les siens en sont à se livrer à des intrigues au moment où ils doivent plutôt être soudés. Ils font d’ailleurs pire : ils se disputent au vu et au su de tout le monde par médias interposés. Surtout les réseaux sociaux. Suivez mon regard !

Au niveau de Cach, on a au moins la sagesse de ne pas passer par la même voie. Des dissensions existent cependant. Certaines langues (fourchues) se retiennent à peine. Elles font observer aux autres que le “partage” doit tenir compte du “passé”. Autant dire qu’il s’agit d’un prétexte démobilisateur. Un prétexte qui avait sérieusement entamé l’unité dans l’Afdl avec l’argument “ceux qui sont venus avec Mzee”, créant par ricochet le camp de «ceux qui ne sont pas venus avec Mzee”. Le royaume divisé contre lui-même a donné le résultat prévu !

En accédant pour la première fois au Pouvoir d’Etat par la présidentielle en 37 ans d’existence, l’Udps risque de développer le même réflexe avec pour conséquence inéluctable de faire produire aux mêmes les mêmes effets.

Toutefois, c’est au niveau de la coalition “Fcc-Cach” que les intrigues de la cour pourraient engendrer de gros dégâts.

Partons du fait que plusieurs forces vives en interne et plusieurs puissances en externe ne veulent pas de ce deal. En témoignent les déclarations publiques de plusieurs acteurs congolais et étrangers. C’est, du reste, dans cette logique qu’il faut comprendre la résilience de Martin Fayulu.

Pourtant, la coalition “Fcc-Cach” est à même de réaliser le miracle du développement rapide du pays, les uns apportant leur expérience dans la gouvernance institutionnelle, les autres du sang neuf, ce partant du principe qu’on n’améliore que ce qui existe.

Il est évident que tout grain de sable pourrait bloquer l’engrenage. Surtout s’il est placé volontairement. La question est alors de savoir pourquoi et au détriment de qui faut-il utiliser ce grain de sable !

Le prix fort, de toutes les façons, sera payé par le Fcc, et cela d’une manière ou d’une autre. Simplement parce que cette plateforme est accusée de tous les maux qui rongent le pays et sa communication a failli dans la démonstration du contraire.

Aux Kabilistes d’en prendre conscience et d’en tirer toutes les conséquences, s’ils veulent vraiment survivre pour (re)vivre…

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

http://www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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