EDITORIAL. La crise de l’Est ne se résoudra que par la négociation

Vital Kamerhe, Directeur de cabinet du Président Félix Tshisekedi, a séjourné brièvement à Kigali le 12 mars 2019 avant de se rendre à Kolwezi où il a procédé à l’inauguration du nouvel hôtel du gouvernement provincial du Lualaba.
Comme d’habitude, les commentaires vont dans le sens de la dénonciation, de la stigmatisation et de la condamnation.
Pourtant, tous les analystes avertis savent que l’insécurité qui prévaut à l’Est du pays, précisément en Ituri, au Nord et au Sud Kivu par la présence depuis des années 1980 des forces rebelles congolaises et étrangères, ne peut nullement se résoudre par une action militaire de grande envergure. Par exemple le «transfert du camp Kokolo» à Goma.
On ne le dit pas souvent, et cela est malheureux : les Adf-Nalu existent depuis 1986. Soit 8 ans avant l’avènement du drame rwandais en 1994 et dix avant l’enclenchement de l’Afdl en 1996.

***

L’Accord de Lusaka – dont Vital Kamerhe fait partie des négociateurs principaux pour le compte du Gouvernement congolais – énumère les charges de la force internationale (que deviendra la Monuc puis la Monusco) et cite les groupes armés étrangers à désarmer : ex-FarAdfLraUnrf IImilices interabamweFunaFddWnbfNaluet Unita.
A son chapitre 8, précisément au point 8.2.2. relatif au «Rétablissement de la paix», l’Accord confie à la force onusienne la charge, notamment, de “traquer et désarmer les groupes armés”, “identifier les auteurs des massacres, les auteurs des crimes contre l’humanité et les autres criminels de guerre”, “traduire les génocidaires devant le Tribunal International Pénal”…
Les Nations Unies – via la Monusco – sont militairement présentes à l’Est depuis une vingtaine d’années. On en connaît le résultat.

***Maîtrisant le dossier, Vital Kamerhe est bien placé pour aider à la résolution de la crise de l’Est. A l’instar de l’Ouganda, le Rwanda ne peut que être intégré dans le schéma de normalisation.
En déclarant, à l’étape de Kigali, que “Le Rwanda est un pays majeur pour la stabilité et la paix dans les pays des Grands Lacs”, il interpelle en réalité toute personne physique ou morale intéressée par la situation sécuritaire dans la sous-région.
On sait que pour ce schéma en interne, le Président Félix Tshisekedi a préconisé une rencontre des notables des provinces congolaises frontalières concernées.
Il y a là l’esquisse d’une action politique et diplomatique visant le même objectif, à savoir la restauration de la paix totale sur l’ensemble du pays.

Omer Nsongo die Lema
@omernsongo@gmail.com
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