BALISES. Fcc : le moment de rassurer partenaires et adversaires !

L’action politico-diplomatico-religieusemenée à l’encontre de Félix Tshisekedi et de Joseph Kabila par l’archevêché de Kinshasa (cardinal retraité Laurent Monsengwo, Mgr en fonction Fridolin Ambongo et le Clc en veilleuse) n’est pas à confondre avec celle, de plus en plus conciliante, de la Cenco à l’égard particulièrement du Chef de l’Etat.

Fin février et fin mars – avec comme date fétiche le 26 – les deux princes de l’Eglise catholique romaine du Congo ont accordé aux journaux belges «La Libre» et «Le Soir» ainsi qu’au journal français «La Croix» des interviews dignes d’Opposants radicalisés. 

Ces deux extraits sont amplement édifiants : 

1. – pour le Cardinal Monsengwo. Dans son interview publiée le 26 février par «La Libre» sous le titre “Mgr Monsengwo : ‘Félix Tshisekedi aurait dû reconnaître sa claire et nette défaite’”, l’ancien archevêque de Kinshasa déclaré : «Si on voulait mettre fin une fois pour toute au système de gouvernance de Kabila, Monsieur Félix Tshisekedi aurait simplement dû reconnaître sa claire et nette défaite, ne pas se faire nommer, féliciter le vrai vainqueur et le régime de Kabila allait s’enfoncèrent”.

2. – pour Mgr Ambongo. Dans son interview publiée le 26 mars par le journal “La Croix” sous le titre “Mgr Fridolin Ambongo : ‘L’Eglise congolaise à payé cher l’alternance démocratique’”, l’actuel archevêque déclare, d’abord : «Il faut aider Félix Tshisekedi en affaiblissant Kabila mais aussi en offrant une protection au nouveau président”. Reconnaissant en avoir parlé aux Américains et prévoyant d’en parler aux Français, il déclare ensuite, parlant Président de la République : “Il ne faut pas qu’il se sépare de ceux avec qui il a toujours milité : Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba et, bien sûr, Martin Fayulu. Ils sont des opposants historiques et des personnages clé de la vie politique au Congo. S’il trouve les mécanismes pour les associer à son exercice du pouvoir, il gagnera en crédibilité”.

Au fait, le message véhiculé est simple : rien de bon ne peut sortir du Fcc, le bien étant lié à Lamuka, mieux à la personne de Martin Fayulu.

Ainsi, dans leur entendement, des deux choses l’une : ou Cach compose avecLamuka maissans Fcc, et alors un lobbying en interne et en externe sera déployé en faveur du Président Félix Antoine Tshisekedi, ou Cach compose avecFcc maissans Lamuka, et la fronde continue.

Que reproche-t-on en réalité au Fcc ? La corruption ? Les violations des droits de l’homme ? Le non renouvellement de la classe dirigeante (on prend les mêmes et on recommence, dit-on), etc. 

Oui, que reproche-y-on au Fcc ?

S’il s’agit de la corruption, l’ennui est qu’on en parle à très haute voix au pays et à l’étranger mais personne n’en apporte la moindre preuve. Pourtant – juste un exemple – Transparency International classe chaque année la RDC parmi les pays les plus corrompus au monde. Il se fait seulement que cette ONG ayant de puissants relais dans le monde n’a jamais cité jusque-là un seul cas avéré ! On peut supposer qu’il s’en abstient pour ne pas s’exposer à des poursuites judiciaires. L’affaire «corruption des sénateurs» est assez (nous) interpelle. 

S’agissant des violations des Droits de l’homme, des cas sont abondamment rapportés. Documentés même, pour reprendre une expression consacrée. 

La réalité est que la conception ou la perception qu’on a desdits droits n’est pas la même quand on est du côté soit du Pouvoir, soit de l’Opposition. Surtout lorsque l’action visée est la diabolisation du Pouvoir par tous les moyens, même ceux qui sont illicites et anormaux. Mobutu (après la Pérestroïka en 1989), L-D. Kabila et J. Kabila en ont fait les frais. Tshisekedi ou Fayulu subirait le même traitement s’il s’avisait à faire valoir les droits de l’Etat sur les droits de l’homme.

S’agissant de la classe dirigeante, il y a effectivement problème. Voir les mêmes venir et revenir, ça finit par agacer. Surtout pour le Gouvernement, la plus “exposée” de toutes les Institutions de la République.

C’est ici que le Fcc doit s’interpeller.        

C’est déjà sage de sa part que d’avoir réussi à envoyer ses “caciques” à l’Assemblée nationale et au Sénat les uns, aux Assemblées et au Gouvernements provinciaux. Comme pour dire qu’au Gouvernement, on s’attend à des nouvelles figurespour certains postes, d’autres ne pouvant revenir qu’aux “anciens” en raison de leurs expertise et carnet d’adresses dont on ne peut pas se passer.

Bien entendu, aux “nominés” de réaliser le changement du contexte. A eux de prouver que de Nazareth est tout de même sorti Jésus-Christ, l’incarnation du Bien.

Il est vrai que l’exploit ne réussira qu’en évitant la pire des corruptions qui puisse exister au Congo : le favoritismesur fond de népotisme, ce boulevard de l’ethno-tribalisme. Une gangrène.

C’est la raison pour laquelle il est impératif pour le parti politique dont un membre entre au Gouvernement d’imposer dans son cabinet des cadres-maison, quitte à lui laisser des postes du genre secrétaire particulier, agent de sécurité et autres conducteur. 

C’est le mandat du parti et c’est au parti d’agir, d’interagir ou de réagir en conséquence en cas de forfaiture. 

En allant à une coalition ou à une cohabitation avec Cach, il ne faudrait pas que les maux décriés autrefois dans la gouvernance institutionnelle se répètent côté Fcc.

Ce serait catastrophique pour la famille politique et, évidemment, son Autorité morale. 

Ce serait aussi dur pour Cach…

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

http://www.congo30juin.com

Facebook : Omer Nsongo

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