Le carnet diplomatique du Président. Félix Tshisekedi à Washington

Dernière minute. Washington est formel : «2019, c’est l’année de la RDC» 

Le Président Félix-Antoine Tshisekedi boucle son séjour américain aujourd’hui, vendredi 5 avril. C’est avec un nouveau souffle qu’il s’attend à regagner le pays après des contacts qui se sont avérés fructueux. « 2019 est l’année de la RDC« , a clamé haut et fort le Sous-secrétaire d’État américain aux affaires africaines, Tibor Nagy, devant des hauts responsables réunis autour du chef de l’Etat congolais ».

Le patron de l’Afrique dans l’Administration Trump, relayé par la RTNC, a vanté tous les progrès réalisés jusqu’ici par Félix-Antoine Tshisekedi, estimant qu’il est déjà sur la bonne voie. Il a promis, de ce fait, le soutien de son pays à la RDC.

En réaction aux propos de Tibor Nagy, Félix Tshisekedi a déclaré que son ambition est de faire de la RDC un des fers de lance du continent africain. « En effet, je suis plus que déterminé à engager mon pays, la République Démocratique du Congo, sur une voie de modernité. Je peux vous dire Monsieur Nagy, soyez-en sûr, les réformes vont continuer, mais également les progrès politiques et économiques. Le but que j’ai, c’est de faire de la RDC un des fers de lance des pays d’Afrique« , a martelé le Président congolais.

Tout en affirmant que la RD Congo a énormément des potentialités et une possibilité d’évoluer très rapidement dans le bons sens, le chef de l’État a souligné le fait que le pays soit handicapé par le problème de sécurité, de corruption endémique et de structuration de son administration qui est très faible.

« Nos priorités vont donc aller dans ce sens pour remettre l’homme congolais au centre de l’action. Pour cela, nous aurons besoin d’un pays qui soit stable et qui ait des structures solides. Ainsi, nous pourrons tranquillement investir dans l’éducation et la santé. En améliorant notre administration, nous pouvons rassurer les investisseurs, parce que nous améliorerons le climat des affaires« , a fait remarquer Félix Tshisekedi.

C’est ce qui explique, selon le président de la République, sa présence aux États-Unis. Le tout premier pays qu’il ait visité en dehors de l’Afrique. « J’ai voulu visiter [Les USA NDLR], parce que j’ai voulu marquer le symbole de l’unité que je souhaiterai voir se créer davantage, parce que l’Amérique étant un pays traditionnellement ami au Congo, nous aimerions consolider ces relations et en faire un partenariat gagnant-gagnant. J’espère que ce sera l’année du Congo grâce à ce partenariat que je souhaite solide avec les USA« , a conclu Félix Tshisekedi.

POURPARLERS AVEC LES SENATEURS

En attendant, hier jeudi 4 avril, le président de la République a conféré avec quelques sénateurs américains, en l’occurrence James Inhofe, président de la commission des Armées et Armement. A en croire la presse présidentielle, ledit sénateur, après avoir salué les avancées accomplies par la RDC, a exprimé son souhait d’associer le président Tshisekedi à la prochaine journée de prière nationale en février 2020.

A ce propos, le sénateur James Inhofe est celui qui organise essentiellement les journées nationales de prière aux USA le premier jeudi du mois de février de chaque année, pour remercier Dieu d’avoir fait de leur pays la première puissance du monde. 

Emma Muntu, Forum des As, 5 avril 2019

Vérité des urnes : Washington clôt définitivement le débat

Les évêques et opposants qui se sont récemment rendus aux Etats-Unis pour jeter des peaux de banane sur le chemin qu’allait emprunter le président Félix Tshisekedi à l’occasion de son premier voyage en dehors du continent, doivent s’arracher les cheveux. Alors qu’ils espéraient une attitude de réserve de la part des autorités américaines, c’est à une véritable déclaration d’amour de l’oncle Sam à l’égard du nouveau président congolais qu’ils assistent. Leur campagne de diabolisation a lamentablement échoué. Ils doivent maintenant trouver le moyen de rentrer dans les rangs, et à défaut, mener une opposition dans le respect de la Constitution et des lois de la République. 

L’Amérique a donc fait son choix et celui-ci s’inscrit manifestement dans la durée. Ce choix est justifié par la confiance qu’inspire le nouveau Président dont les engagements ainsi que les actes posés chaque jour tracent déjà le sillon de la renaissance d’un vrai géant au cœur de l’Afrique, là où ne régnait jusqu’ici que le brouillard pour reprendre le mot qui a valu au Révérend Pasteur Ekofo le départ en exil.

           Dans un speech qui fera date, prononcé le mercredi 3 avril dans la soirée, le Sous-Secrétaire d’Etat aux Affaires africaines Tibor Peter Nagy Jr a démontré que Washington ne se contente pas des rapports qu’il reçoit, car ceux-ci peuvent être superficiels ou mensongers. A la manière de ce que des individus animés uniquement par la haine ne cessent de diffuser depuis l’entrée en fonction du vainqueur du scrutin du 30 décembre 2018.

           Décidé à lever toute équivoque, M.Nagy s’est déclaré publiquement heureux, au nom du gouvernement américain, d’accueillir le premier chef de l’Etat « véritablement et démocratiquement élu» en République Démocratique du Congo, dans le cadre d’une alternance démocratique. Le débat est donc définitivement clos concernant la position américaine sur la fameuse vérité des urnes.

           Cette parenthèse ainsi hermétiquement fermée, Washington regarde vers l’avenir.  Pour le Sous-Secrétaire d’Etat américain, 2019 sera l’année de la République Démocratique du Congo, à la manière de 2018 qui a été celle de l’Ethiopie. Et pour preuve qu’il en sera ainsi, il a donné quelques indicateurs qui montrent que le pays se trouve déjà sur la bonne voie.   Liste à l’appui, il a égrené les actes posés en quelques deux mois par l’élu de la majorité des Congolais :

– l’amélioration des relations avec le Rwanda et l’Ouganda

– la main tendue à la société civile

– l’ordre donné aux forces de l’ordre de ne pas réprimer les manifestations publiques de l’Opposition

– la fin des arrestations arbitraires

– la libération des prisonniers politiques

– la fermeture des installations carcérales incontrôlées

– la suspension des responsables de l’Etat accusés de corruption

– les poursuites engagées contre des agents de police coupables d’usage excessif de la force

-etc. 

Et de conclure : «Monsieur le Président, si cela ne constitue que le début, j’ai hâte de voir la suite».

           La suite sera de même niveau, a répondu aussitôt Félix-Antoine Tshisekedi qui a réaffirmé sa détermination à engager son pays dans la voie de la modernité. «Les réformes vont continuer rassurez-vous, parce que notre objectif est de faire de la RDC l’un des fers de lance des pays d’Afrique».

           Poursuivant sur sa lancée, le Chef de l’Etat a déclaré que le Congo a énormément des potentialités et une possibilité d’évoluer très rapidement. Mais il faudra toutefois relever trois défis majeurs :

– l’insécurité, la corruption devenue endémique et la restructuration de son administration aujourd’hui très faible.  Nos priorités vont aller dans ce sens en vue de remettre l’Homme congolais au centre de l’action.

           Pour atteindre ces objectifs, nous avons besoin d’un pays stable et reposant sur des structures solides. Ainsi nous pourrons tranquillement investir dans l’éducation et la santé, et en améliorant notre administration, nous ferons d’une pierre deux coups : «rassurer les investisseurs et améliorer le climat des affaires».  

Parlant de sa présence aux Etats-Unis, Félix Tshisekedi a conclu que son objectif est de conclure un partenariat gagnant-gagnant avec ce pays ami de longue date.

LP, 5 avril 2019

Washington : Félix Tshisekedi promet de relancer le projet Inga III

En visite de travail au pays de l’Uncle Sam (Etats-Unis), le Président de la République, Félix Tshisekedi, a  échangé le mercredi 3 avril dernier, avec le Secrétaire d’Etat américain en charge de l’Energie, Rick Perry. En marge de cette rencontre, les deux personnalités ont penché leur discussion sur la politique énergétique de la RD. Congo, la transition énergétique, plus particulièrement le dossier du barrage hydroélectrique Inga III, rapporte la direction de communication de la Présidence de la République via le réseau twitter.

Pour le bien-être de la population congolaise, le Président de la République, Félix Tshisekedi avait lancé à l’espace de l’échangeur son programme d’urgence de 100 jours, où il avait parlé de l’énergie électrique afin de résoudre, tant soit peu, le problème de l’électricité en RD. Congo. Au sujet du projet de barrage Inga III, 11.050 mégawatts devront être produits, pour un coût d’environ 22 milliards de dollars. Certains analystes estiment que le choix de Félix Tshisekedi, celui de se rendre aux Etats-Unis, pour son premier voyage officiel en dehors du continent Africain, s’inscrit dans la droite ligne de la recherche de partenariat pour redynamiser le projet du barrage Inga III. Par ailleurs, ce projet est très capital pour la RD. Congo, en vue de tenter de résoudre le problème.

Seuls moins de 10% de la population congolaise a accès à l’électricité. Signalons que ce projet était piétiné depuis 2016. La Banque Mondiale, principal bailleur de fonds, avait atrocement suspendu sa participation à ce projet (sous forme d’un don de plusieurs dizaines de millions de dollars). La Banque Mondiale reprochant aux dirigeants congolais d’avoir donné ledit projet une orientation stratégique différente par rapport à ce qui avait été convenu initialement. Il convient de noter que le Chef de l’Etat avait aussi échangé avec Tibor Nagy, le sous-secrétaire d’Etat chargé des Affaires Africaines. Contre toute attente, selon la presse présidentielle, ce dernier a loué les grandes décisions prises par le Président congolais, en l’espace de 60 jours. Tels que la libération des prisonniers politiques, la volonté de sécuriser l’Est de la RD. Congo, la liberté des manifestations, … ont été cités par Tibor Nagy. Dans la même ligne droite, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a rappelé qu’il allait continuer dans cette voie, avec la mise en pratique des réformes qui consolideraient la Paix et la Sécurité des Congolaises et Congolais.

Christian Okende, La Prospérité, 5 avril 2019

«Je suis là pour déboulonner le système dictatorial qui était en place»,  (Tshisekedi)

Félix Tshisekedi veut se débarrasser du système qualifié de dictatorial qu’il a trouvé. Sur des propos repris par la Voix de l’Amérique, le nouveau chef de l’Etat n’y est pas allé de main morte lors d’une conférence de presse au Conseil sur les relations extérieures, à Washington D.C. (USA).. « Je suis là pour déboulonner le système dictatorial qui était en place (…). Ma présence ici interpelle les Etats-Unis à nous accompagner dans cette belle aventure et le plus longtemps possible. Sans cet appui, nous aurons des difficultés à nous en sortir« , a-t-il déclaré.

Ces propos correspondent également au souhait exprimé la veille par Tibor Peter Nagy Jr., secrétaire d’État adjoint des Etats-Unis d’Amérique pour les Affaires africaines, qui a révélé la disponibilité de son pays à apporter son soutien à Félix Tshisekedi. «Vous avez décidé de poursuivre en justice les agents de la police qui ont commis un usage excessif de la force. Vous avez fermé les installations carcérales qui étaient gérées par des forces de l’ordre incontrôlées. Vous avez suspendu plusieurs responsables de l’Etat accusés de corruption. Monsieur le président si cela ne constitue que le début, j’ai hâte de voir la suite», avait déclaré Tibor Nagy Jr. Reste à savoir comment le camp Kabila va prendre cette prise de position de Félix Tshiseki. 

Le Front Commun pour le Congo (FCC) et Cap pour le Changement (CACH) sont en partenariat pour une gestion consensuelle des institutions.

actualite.cd, 5 avril 2019 

Félix Tshisekedi : «Je suis plus que déterminé à engager la RDC sur une voie de la modernité»

Le Président de la RDC, Félix-Antoine Tshisekedi a promis mercredi 3 mars d’engager la RDC sur une voie de la modernité. Il s’exprimait à Washington, où il est en séjour de travail, lors d’un  échange avec le sous-secrétaire d’État américain aux affaires africaines Tibor Nagy.

«Je suis plus que déterminé à engager mon pays, la RDC sur une voie de la modernité. Et donc je peux vous dire que les réformes vont continuer, mais aussi des progrès politiques et économiques. Le but que j’ai c’est de faire de la RDC le fer de lance des pays d’Afrique», a promis Félix Tshisekedi.

Pour lui, le pays a des atouts pour atteindre cet objectif. «Mon pays a énormément des potentialités et une possibilité d’évoluer très rapidement dans le bon sens. Malheureusement, maintenant il est handicapé d’abord par un problème de sécurité, également un problème de corruption endémique et un problème de structuration de son administration qui est très faible. Nos priorités vont aller dans ce sens pour remettre au centre de l’action l’homme Congolais», a indiqué M. Tshisekedi.

Il poursuit : «Nous voulons avoir des structures solides. Ainsi nous pouvons investir dans l’éducation et la santé et en améliorant notre administration, nous pouvons rassurer les investisseurs parce que nous allons améliorer le climat des affaires. C’est ce qui explique ma présence ici aux États-Unis qui sont le premier pays hors Afrique que j’ai voulu visiter. Nous voulons consolider notre amitié avec les États-Unis et en faire un partenariat gagnant-gagnant».

Radio Okapi, 4 avril 2019

La réponse du Président Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi au mot d’accueil lui adressé à Washington au Département d’État

C’est parti pour une nouvelle coopération entre Kinshasa et Washington. Le ton a été donné, ce mercredi 3 avril 2019, lors de la rencontre entre le président de la RDC, Félix Antoine Tshisekedi et le secrétaire d’Etat, Michael R. Pompeo. Ils ont exprimé leur intérêt commun pour établir ce partenariat visant à offrir au peuple congolais un avenir meilleur et plus prospère. D’après un communiqué officiel, le secrétaire Pompeo a exprimé son soutien au programme de changement du président Tshisekedi. 

Ce programme, a-t-il rappelé, est axé sur la lutte contre la corruption, le renforcement de la gouvernance, la promotion des droits de l’homme et de l’obligation de rendre des comptes pour les abus et violations des droits de l’homme, la promotion de la stabilité et de la sécurité et l’attraction des investissements américains en RDC. Il a également souligné que les États-Unis continueront d’encourager l’obligation de rendre des comptes pour faire avancer les réformes en RDC.

De son côté, le chef d’Etat congolais, Félix Tshisekedi s’est engagé en faveur de la bonne gouvernance et du respect des droits de l’homme, de la mise en place d’institutions transparentes et de la lutte contre la corruption en RDC. Les deux personnalités ont également discuté de l’importance d’un développement durable et responsable des ressources naturelles, de la lutte contre l’épidémie actuelle d’Ebola et de la réponse aux crises humanitaires. Ils viennent ainsi de discuter de l’avenir des relations entre les États-Unis et la RDC, après la passation historique du pouvoir du pays en janvier dernier à la suite des élections du 30 décembre 2018. 

Eric Tshikuma, zoom.eco, 4 avril 2019

États-Unis : F. Tshisekedi prévient qu’il ne va pas opérer des changements brutaux pour éviter des troubles en RDC

Le président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a déclaré, jeudi 4 avril à Washington, qu’il attendait l’appui américain pour se défaire du système dictatorial de son prédécesseur.

Je suis là pour déboulonner le système dictatorial qui était en place” a-t-il affirmé selon Voa Afrique lors d’une conférence au Conseil sur les relations extérieures, qui est un atelier de réflexion sur la politique étrangère, à Washington D.C.

Selon la même source, Félix Tshisekedi a accusé le régime précèdent d’avoir “retardé le pays avec la corruption, la gabegie et l’impunité, devenues endémiques au pays.

Le chef de l’État a cependant prévenu qu’il n’entendait pas opérer des changements brutaux pour éviter des troubles dans le pays. “Ma présence ici interpelle les Etats-Unis à nous accompagner dans cette belle aventure et le plus longtemps possible. Sans cet appui, nous aurons des difficultés à nous en sortir”, a martelé Tshisekedi.

Pour rappel, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo qui boucle sa visite officielle de 3 jours aux ce vendredi, devra s’entretenir avec John Robert Bolton, le conseiller à la sécurité nationale du président américain Donald Trump.

Jephté Kitsita, 7sur7.cd, 4 avril 2019

F. Tshisekedi : “les arguments avancés par le perdant sont fallacieux, ni le contestaire ni l’organisation religieuse ayant prétendu détenir les preuves ne les a brandies

Devant des universitaires et experts américains, lobbyistes et autres spécialistes jeudi aux USA, le Président de la République Démocratique du Congo a répondu aux questions de l’assistance au Council on Foreign Relations modéré par le Doyen de la faculté des affaires étrangères de l’université Georges Washington.

Abordant la question sur les contestations électorales du candidat malheureux Martin Fayulu, Félix Tshisekedi a expliqué que “les arguments avancés par ce dernier sont fallacieux”.

Les arguments avancés par le perdant sont fallacieux, ni le contestataire ni l’organisation religieuse ayant prétendu détenir les preuves ne les a brandies”, a déclaré Félix Tshisekedi arguant que “l’ancrage de son parti, véritable machine électorale, la constance du discours de campagne ainsi que le calme relatif sur l’ensemble du territoire national constituent la preuve de cette victoire”.

S’agissant des sanctions américaines contre les responsables de la CENI alors que les USA continuent de saluer l’alternance, le Président de la République dit “ne pas comprendre ce paradoxe”.

Comparativement aux élections de 2006 et 2011, celles de 2018 ont été les plus pacifiques en dépit de quelques imperfections inhérentes à toute organisation. Je ne dis pas que ces sanctions sont inutiles, mais je me demande à quoi elles servent ?”, s’est-il interrogé.

Pour faire asseoir les reformes en RDC, Félix Tshisekedi a plaidé pour un accompagnement des États-Unis d’Amérique.

JKM, 7sur7.cd, 4 avril 2019

La Belgique veut «tourner la page» de l’élection et soutient Félix Tshisekedi

Didier Reynders, le ministre belge des Affaires étrangères a affirmé vouloir «soutenir le changement» en cours en République démocratique du Congo après avoir rencontré Félix Tshisekedi à Washington. Trois mois après son élection controversée, le président congolais est en quête de légitimité à l’international. Cette rencontre entre Didier Reynders et Félix Tshisekedi, c’est « la consolidation d’un processus de réchauffement diplomatique » entamé dès son accession au pouvoir, estime Bob Kabamba, professeur de sciences politiques à l’université de Liège.

« Exécrables » sous l’ère Kabila, les relations entre l’ex-puissance coloniale et la RDC ont pris un virage radical. Plusieurs émissaires se sont rendus à Bruxelles ces derniers mois tandis que le Congo a consenti à la réouverture de la maison Schengen, guichet unique de délivrance de visa, fermée depuis plus d’un an par la précédente administration. Autre signe d’apaisement : la reprise de sept vols hebdomadaires entre les deux capitales opérés par Brussels Airlines. Prochaine étape : « rouvrir le consulat général belge de Lubumbashi » espère Didier Reynders, tout en souhaitant que la Belgique fasse de même à Anvers. Le ministre évoque aussi le retour d’un ambassadeur en RDC et la reprise de la coopération militaire.

Le soutien des Etats-Unis

C’est la première visite de Félix Tshisekedi hors du continent depuis son élection. Et ce n’est pas un hasard s’il a choisi de se rendre à Washington. Les Etas-Unis semblent fermement résolus à soutenir le nouveau président congolais. «Nous sommes déterminés à travailler avec lui pour la mise en œuvre de son programme visant à combattre la corruption, renforcer l’Etat de droit, améliorer la sécurité et protéger les droits humains» , a déclaré Robert Palladino, le porte-parole de la diplomatie américaine.

Hasard du calendrier, Martin Fayulu -qui revendique toujours la victoire à l’élection- était aussi aux Etats-Unis. Pas de face à face entre les deux hommes, qui ont par contre rencontré peu ou prou les mêmes officiels américains. De la médiation pour unir les rangs de l’opposition et des sanctions à l’encontre des caciques du régime sortant. Le Trésor américain a notamment gelé les avoirs de plusieurs hauts responsables de la Commission électorale congolaise il y a quelques semaines. Une manière de «fragiliser les piliers de l’ancien régime et donc de renforcer Tshisekedi», analyse M. Kabamba.

« Conquête de légitimité »

Depuis son élection controversée, «Félix Tshisekedi est parti à la conquête de sa légitimité». D’abord dans la sous-région en rencontrant ses pairs de l’Union Africaine et désormais «aux yeux de la communauté internationale», estime Bob Kabamba. Pour lui, le nouveau président congolais doit consolider son pouvoir à l’étranger avant de pouvoir s’opposer «à Kabila et à son régime». Le président sortant a en effet raflé la majorité absolue à l’Assemblée nationale et contrôle désormais le Sénat. Bien qu’en retrait, «le raïs» semble bien décider à peser sur la vie politique.

tv5monde.com, 4 avril 2019

Visite officielle du président congolais aux USA : Pompeo et Fasthi scellent le «partenariat stratégique»

Le tête-à-tête entre Mike Pompeo, Secrétaire d’Etat américain, et le président congolais, Félix Antoine Tshisekedi, hier mercredi 03 mars 2019 à Washington, où il a entamé sa visite officielle, était porteur d’une symbolique spéciale. C’était le signal fort de la concrétisation du «partenariat stratégique» entre les Etats-Unis d’Amérique et la République Démocratique du Congo.

Cette notion se veut l’expression de l’attention privilégiée que le pays de l’Oncle Sam porte sur un pays donné, dans les domaines les plus divers de la coopération, à savoir la sécurité, la diplomatie, l’économie, l’industrie, la santé, l’éducation, le commerce, etc. Les préalables à remplir, pour bénéficier de ce traitement de faveur, sont entre autres la démocratie, la bonne gouvernance, le respect des droits de l’homme, la stabilité politique, la paix.

L’invitation officielle adressée par le Département d’Etat au nouveau Chef de l’Etat congolais à se rendre à Washington et à échanger avec de hautes personnalités, dont le Secrétaire d’Etat en personne, est à interpréter comme le quitus des USA donné à la RDC par rapport aux critères d’accès au «partenariat stratégique». Selon l’administration américaine, dix pays seulement, dans le monde entier, sont en «partenariat stratégique» avec les USA. Il s’agit d’Israël, du Japon, de l’Angleterre, de l’Arabie Saoudite, de la Suisse, de l’Allemagne, de l’Inde, du Brésil, de la France et de l’Egypte.

           On croit savoir que lors de leurs entretiens d’hier, Mike Pompeo et Félix Tshisekedi ont passé en revue les secteurs de la coopération ciblés par Washington, dans sa volonté d’accompagner Kinshasa dans la voie de la paix, de la démocratie et du développement véritable. On rappelle que les USA sont intéressés par le combat du président congolais contre la corruption mais aussi sa volonté de promouvoir les investisseurs et favoriser par ricochet la satisfaction des besoins sociaux de base de ses concitoyens dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’emploi, de l’eau potable, de l’électricité.

           On signale qu’avant de rencontrer le Secrétaire d’Etat Mike Pompeo, le Chef de l’Etat congolais a conféré avec Tibor Nagy, le Sous-Secrétaire d’Etat aux Affaires Africaines, avec en toile de fond la lutte contre l’insécurité, surtout dans la partie Est du pays, mais aussi avec le Secrétaire à l’Energie, Rick Perry. Il a reçu de ce dernier, l’assurance des USA d’appuyer la RDC dans la réalisation de plusieurs projets énergétiques, dont celui d’Inga.

           Signalons que l’agenda de Félix Tshisekedi prévoit, ce jeudi, des échanges avec des membres du Congrès mais aussi des leaders du causus noir du Congrès, sans oublier le monde des affaires.

Kimp, Le Phare, 4 avril 2019

Le nouveau Président de la RDC demande l’aide des Etats-Unis 

Le nouveau président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi, en visite à Washington, a demandé jeudi l’aide des Etats-Unis pour sortir son vaste pays de la crise permanente qu’il traverse depuis des décennies. 

Estimant avoir hérité d’un pays « au bord du gouffre » lorsqu’il a remporté la présidentielle fin 2018 face au sortant Joseph Kabila, lors de la première transmission pacifique du pouvoir à Kinshasa, l’ancien opposant a assuré que son élection avait permis l’avènement d’un « équilibre » qui « est à encourager« . « C’est pour ça que je suis ici. Pour demander au partenaire traditionnel de la République démocratique du Congo que sont les Etats-Unis de nous accompagner afin que cet équilibre qui aujourd’hui est fragile se solidifie« , a-t-il dit lors d’une conférence organisée par le cercle de réflexion Council on Foreign Relations.

« Sans un appui sérieux et puissant« , « nous aurons plus de difficultés à nous en sortir« , a ajouté celui qui affirme vouloir « déboulonner le système dictatorial qui était en place » en combattant « la corruption, la gabegie, la mauvaise gouvernance » et « les arrestations arbitraires« .

Pour lui, les Etats-Unis sont « le partenaire idéal » pour contribuer aux réformes de l’armée et de l’administration, afin de pouvoir ensuite attirer les investisseurs. Evoquant les « potentialités » de la RDC, il a aussi invité les acteurs économiques américains à s’intéresser à ses « minerais stratégiques« .

Pour convaincre l’administration américaine de l’urgence de venir en aide à ce pays d’Afrique centrale à l’histoire politique tumultueuse, secouée par de nombreux conflits, le président congolais a enfin mis en garde contre une « menace islamiste » naissante. « C’est un problème qui devient international« , a-t-il prévenu, redoutant que les jihadistes vaincus en Irak et en Syrie ne viennent « se redéployer » dans ce pays dont la jeunesse est aujourd’hui « totalement désespérée« .

Il a néanmoins critiqué les sanctions américaines contre le président de la commission électorale congolaise et deux de ses proches, accusés de « détournements de fonds » et d’avoir « sapé le processus démocratique« . « Cela risque de fragiliser notre équilibre actuel et nous n’en avons pas besoin« , a-t-il prévenu.

Félix Tshisekedi a été reçu mercredi par le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, qui a apporté son « soutien » à son « programme de changement« , et doit rencontrer vendredi le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, John Bolton. Mais aucun entretien n’est prévu avec le président Donald Trump.

Afp, 4 avril 2019

RDC : Mike Pompeo apporte son soutien au changement promis par Félix Tshisekedi

Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine, a exprimé mercredi son «soutien au programme de changement» du nouveau président congolais, Félix Tshisekedi, en visite aux États-Unis du 3 au 5 avril.

Mike Pompeo a salué un programme «axé sur la lutte contre la corruption, le renforcement de la gouvernance, la promotion des droits humains», «la stabilité et la sécurité», selon un communiqué du département d’État américain publié mercredi 3 avril, date d’arrivée du président congolais aux États-Unis. 

Pendant sa visite, Félix Tshisekedi doit être reçu par plusieurs hauts responsables américains. Mais aucune rencontre n’est prévue à ce stade avec son homologue Donald Trump.

Sanctions américaines

Cette visite survient quelques semaines après que les autorités américaines ont pris des sanctions à l’encontre de plusieurs responsables du processus électoral congolais ayant mené Félix Tshisekedi au pouvoir.

Fin février, les États-Unis avaient ainsi interdit leur territoire à plusieurs responsables de l’élection présidentielle. Parmi eux : le président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) Corneille Nangaa, le vice-président de cette instance Norbert Basengezi, le président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku Ndjalandjoko et le président de la Cour constitutionnelle Benoît Lwamba Bindu.

Le 21 mars, Corneille Nangaa, son vice-président Norbert Basengezi, et le fils de ce dernier également conseiller à la Ceni, Marcellin Mukolo Basengezi, ont de nouveau été sanctionnés par le Trésor américain,qui avait bloqué leurs actifs sur le territoire américain.

Jeune Afrique/Afp, 4 avril 2019

RDC : La Belgique reconnaît en Tshisekedi le président du Congo

Le ministre belge des Affaires étrangères et de la Défense, Didier Reynders a rencontré Félix Tshisekedi mercredi à Washington. La coopération militaire va reprendre. La Belgique est prête à reprendre «une relation bilatérale normale» avec le Congo, a annoncé Didier Reynders après avoir rencontré mercredi à Washington le président congolais Félix Tshisekedi, voire même à un «échange d’ambassadeurs» si les changements annoncés par le vainqueur contesté de la présidentielle congolaise deviennent réalité.

Le ministre belge des Affaires étrangères et de la Défense est à Washington jusqu’à ce jeudi soir pour les 70 ans de l’Otan. Il y a rencontré M.Tshisekedi alors que celui-ci se trouve aussi dans la capitale américaine pour sa première visite hors continent africain. «Nous sommes prêts à reprendre une coopération militaire. Il est demandeur. Une délégation de la Défense va se rendre au Congo», a aussi ajouté M. Reynders à quelques journalistes. «Nous allons pouvoir rouvrir le consulat général de Lubumbashi. Je souhaite que les Congolais rouvrent aussi leur consulat d’Anvers».

La Belgique ne désespère pas aussi de pouvoir, aider le Congo – via le port d’Anvers et la SNCB – à réinvestir dans le port de Matadi et à sa liaison ferroviaire. C’est en tout cas ce qu’a souligné M. Reynders à l’issue de son entretien.

C’est donc à une reconnaissance de facto par la Belgique du président Tshisekedi et du gouvernement qu’il annonce pour avril à laquelle on assiste, dès lors qu’il y a « une acceptation par les Congolais et par la région » de la désignation de ce dernier à la présidence. L’objectif est de rétablir avec le Congo des relations normales, qui avaient été détériorées à la fin de l’ère Kabila.

Bruxelles et Washington sur la même longueur d’onde

La Belgique et les Etats-Unis tiennent le même discours.

Félix Tshisekedi a choisi les Etats-Unis pour effectuer entre le 2 et le 5 avril sa première visite hors continent africain. Il y a rencontré le secrétaire d’Etat américain à l’énergie Rick Perry, le sous-secrétaire américain aux Affaires africaines Tibor Nagy, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, et doit aussi s’entretenir avec des responsables du Fonds Monétaire international et de la Banque Mondiale.

L’un des dossiers en discussion est la construction du barrage hydroélectrique Inga 3, un projet capital pour le Congo où moins de 10 pourcent de la population dispose de l’électricité.

Tshisekedi a été proclamé président et investi dès le mois de janvier. La légitimité de sa victoire aux élections a été dénoncée par de nombreuses organisations et pays. Le candidat évincé Martin Fayulu accuse Félix Tshisekedi et son prédécesseur, Joseph Kabila, de s’être entendus à ses dépens.

En rétorsion, les Etats-Unis ont imposé des sanctions financières contre plusieurs membres de la Commission électorale mais ont maintenu un dialogue avec le nouveau président, notamment en dépêchant à Kinshasa leur sous-secrétaire Tibor Nagy en mars. «Nous sommes déterminés à travailler avec lui pour la mise en oeuvre de son programme visant à combattre la corruption, renforcer l’Etat de droit, améliorer la sécurité, protéger les droits humains et promouvoir la croissance économique par une hausse des investissements étrangers et du commerce, notamment avec les Etats-Unis», a déclaré Robert Palladino, le porte-parole de la diplomatie américaine, en annonçant la visite du président congolais.

Félix Tshisekedi garde des liens étroits avec la Belgique. Sa mère y vit, tandis que la dépouille de son père Etienne y est conservée depuis le 1er février 2017, date de son décès. Un mausolée est en construction au Congo pour abriter la dépouille. Selon M.Reynders, la construction de ce mausolée pourrait être terminée au mois d’avril.

Christophe Lamfalussy, 4 avril 2019

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