REVUE DE PRESSE THEMATIQUE. Election des Gouverneurs des provinces

Forum des As, 11 avril 2019

Encore une victoire écrasante signée Fcc

Encore une victoire écrasante à l’actif du Front commun pour le Congo (FCC). Cette méga plateforme chère à Joseph Kabila vient encore de se tailler la part du lion à l’élection des Gouverneurs et Vice-gouverneurs, remportant 16 tickets sur les 18 validés lors de la publication des résultats provisoires d’hier mercredi 10 avril. L’allié du FCC, le Cap pour le Changement (CACH), n’a réussi jusque-là qu’à remporter une seule province sur les 22 qui étaient en compétition hier.

L’élection des Gouverneurs et Vice-gouverneurs de provinces a vécu hier mercredi 10 avril, dans les 22 provinces sur les 26 que compte la RDC. Le Front commun pour le Congo (FCC) a, à l’issue de ce scrutin, rafflé la majorité des administrations de provinces.

La Coalition Cap pour le changement (CACH), que dirige le président Félix-Antoine Tshisekedi, n’a réussi à remporter qu’une seule province: le Kasaï-Oriental. Pas étonnant lorsque l’on sait que c’est le fief naturel de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti au pouvoir.

La Coalition LAMUKA, qui a soutenu la candidature de Martin Fayulu à la présidentielle, n’aura aussi gagné qu’une seule province: la Mongala, dans l’ex-Equateur.

QUATRE GOUVERNEURS RECONDUITS

Parmi les Gouverneurs candidats à leur propre succession, quatre seuls ont pu regagner la confiance des députés provinciaux. Il s’agit nommément de Muyej Mangez Mans du Lualaba, d’Atou Matubwana du Kongo Central, de Pancras Boongo de la Tshuapa et de Bobo Boloko Bolumbu de l’Equateur.

Les femmes? Elles sont quasiment inexistantes au sommet du Gouvernorat. Parmi celles qui ont postulé, aucune n’a réussi à se hisser sur le piédestal. Eve Bazaïba, la Secrétaire générale du MLC, est tombée, arme à la main, sur le champ de bataille à Tshopo.

Le suspense dès lors, demeure dans six provinces qui n’ont pas encore de gouverneurs élus. Le scrutin a été notamment suspendu par le Conseil d’Etat dans deux provinces (Sankuru et Sud-Ubangi), où la validité des candidatures pose encore problème.

Par ailleurs, quatre autres provinces attendent le deuxième tour du vote. C’est le cas du Haut Lomami, du Kasaï Central, du Nord-Ubangi et de la Tshopo.

En outre, deux autres provinces attendent l’organisation de l’élection des Gouverneurs, renvoyée au mois de mai prochain. Il s’agit du Nord-Kivu et de Maï Ndombe.

LES RESULTATS PARTIELS DU SCRUTIN

Voici, par ailleurs, les résultats partiels de ce scrutin, tels que publiés hier par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI):

– Kinshasa : Gentiny Ngobila Mbaka, ancien gouverneur du Maï-Ndombe, lors des tueries de décembre 2018 à Yumbi, est élu gouverneur avec 29 voix sur 48. Il va diriger la capitale congolaise avec le député national Néron Mbungu comme Vice-Gouverneur.

– Tanganyika : Zoé Kabila est élu gouverneur avec 16 voix sur les 25 votants.

– Maniema : Augustin Musafiri et Ahmed Luhata sont, pour leur part, élus respectivement gouverneur et vice-gouverneur.

– Kwilu : le candidat FCC Willy Itshundala (PPRD) l’emporte avec 29 voix sur 48.

– Kongo central : Atou Matubwana, le gouverneur intérimaire sortant, gagne ces élections avec 26 voix sur 41 députés votants.

– Tshuapa : le gouverneur sortant, Pancras Boongo du PPRD est réelu.

– Sud-Kivu : Théo Ngwabidje de l’AFDC est élu gouverneur et remplace Claude Nyamugabo.

– Haut-Uélé : Christophe Nangaa passe gouverneur.

– Bas-Uélé : Valentin Senga est propulsé gouverneur et succède à Lola Kisanga.

– Tshopo : Walle Lufungula et Constant Lomata seront départagés au second tour dans 48 heures

– Kasaï-Central : Martin Kabuya 15 voix (AFDC et alliés) et Valentin Ngandu 9 voix (PPRD) passent au deuxième tour, aucun candidat n’ayant obtenu la majorité absolue des suffrages.

– Equateur : Dieudonné Bobo Boloko Bolumbu du PPRD a gagné l’élection avec 15 voix sur 20 votants.

– Mongala : Crispin Ngbundu Malengo du G7, qui s’est présenté en indépendant, est élu Gouverneur.

– Nord-Ubangi : le deuxième tour de l’élection opposera Izato Koloke du PPRD (8 voix sur 18) à Bienvenu Seti (4 voix sur 18).

– Sud-Ubangi : l’élection est reportée à la suite d’un désaccord entre la CENI et le Conseil d’Etat, qui a validé la candidature du gouverneur sortant, Taila Nage. 

RFI, 11 avril 2019 

RDC: nouvelle victoire électorale pour le parti de Kabila après les gouvernorales

• Déjà minoritaire à l’Assemblée nationale, au Sénat, dans les assemblées provinciales, Félix Tshisekedi va également devoir composer avec une large majorité de gouverneurs acquis à son prédécesseur Joseph Kabila

Les pro-Kabila ont encore remporté une victoire aux élections des gouverneurs et vice-gouverneurs qui ont eu lieu mercredi 10 avril dans 22 des 26 provinces de la République démocratique du Congo (RDC). L’UDPS a un seul gouverneur dans le Kasaï-Oriental, de même que la coalition Lamuka. Dans quatre provinces (Haut-Lomami, Kasaï-Central, Nord-Ubangui et Tshopo), un second tout sera nécessaire samedi.

À chaque nouveau scrutin, l’étau se resserre un peu plus sur le président congolais. Déjà minoritaire à l’Assemblée nationale, au Sénat, dans les assemblées provinciales, Félix Tshisekedi va également devoir composer avec une large majorité de gouverneurs acquis à son prédécesseur.

Parmi les élus figure même le propre frère de l’ancien président, Zoé Kabila, désormais gouverneur du Tanganyika. Et même lorsque ce n’est pas le candidat officiel du Front commun pour le Congo (FCC) qui a été élu, c’est le plus souvent un fidèle de l’équipe sortante. Exemple : Christophe Nangaa, frère du président de la Commission électorale, élu dans le Haut-Uélé face au candidat FCC.

Lors de ces élections indirectes, ce sont les députés des assemblées provinciales qui votaient. Une assemblée où l’ex-président est largement majoritaire. «Ce n’est pas une surprise, mais c’est une belle razzia», résume un observateur.

D’autant plus belle qu’en RDC, les gouverneurs ont d’importants pouvoirs, notamment sur les forces de police locales. Le pouvoir d’autoriser ou non des manifestations, par exemple. «Ils peuvent être des relais précieux au moment de faire passer des réformes», souligne une source au FCC. Sans oublier, précise un conseiller, qu’en l’absence d’un système efficient de financement des partis politiques, les élus de premier plan jouent un rôle stratégique dans la captation des flux financiers. Or, le parti de Félix Tshisekedi en compte bien peu dans la nouvelle configuration.

Mercredi, au sein de l’UDPS, certains ne cachaient pas leur colère de voir leur président ainsi encerclé par le FCC et s’interrogeaient sur la nature réelle de la coalition de partage du pouvoir nouée entre Cach et le FCC, au sein de laquelle le Front commun ne semble vouloir faire que très peu de concessions.

Dans un communiqué publié mercredi soir, le FCC s’est, lui, félicité «des victoires obtenues une fois de plus dans la majorité des provinces» et félicite les députés provinciaux pour leur «sens de la discipline et de l’engagement en faveur de la cause défendue» par l’autorité morale du FCC, l’ex-président Kabila. La coalition demande aux nouveaux gouverneurs de «se mettre au service de la population, en parfaite harmonie» avec le nouveau président et le gouvernement dont on attend toujours la nomination.

Pas d’élections dans quatre provinces

Quatre provinces n’ont pas participé à l’élection des gouverneurs des provinces organisées mercredi. Elles doivent se tenir ce samedi 13 avril dans le Sud-Ubangui et le Sankuru où elles ont été reportées, officiellement pour des raisons administratives et techniques. Mais, en réalité, selon plusieurs sources, la Céni a reporté ces scrutins surtout pour des raisons de sécurité.

Dans la province du Sankuru, par exemple, dans sa décision rendue publique mardi, le Conseil d’État avait demandé à la Céni de suspendre l’organisation de cette élection jusqu’à l’épuisement du litige qui oppose deux candidats, l’ancien ministre de la Communication, Lambert Mende, et Stéphane Mukumadi, écarté de la course et accusé de détenir également une autre nationalité que la nationalité congolaise.

Finalement, la Céni décide de passer outre la position du Conseil d’État et annonce qu’elle va organiser ce scrutin ce samedi avec un seul candidat qui est Lambert Mende.

Même chose pour la province du Sud-Ubangi où la Commission électorale maintient les cinq candidats qui figurent sur sa liste définitive.

Par ailleurs, pour les provinces du Nord-Kivu et de Maï-Ndombe, ces élections sont prévues le 30 mai étant donné qu’elles dépendent de l’issue des élections législatives provinciales dont les résultats provisoires n’étaient publiés que ce mardi.

Le Phare, 11 avril 2019 

Gouverneurs de provinces : SVP…le peuple d’abord !

Dix-neuf provinces de la République. Un second tour est prévu ce samedi 13 avril dans quatre provinces, à savoir la Tshopo, le Sud-Ubangui, le Lomami et le Kasaï Central, où les candidats sortis ex-aego sont à départager.

L’élection du gouverneur du Sankuru, reportée sur décision du Conseil d’Etat, est à fixer à une date ultérieure. Quant aux provinces du Nord-Kivu et du Mai-Ndombe, où les élections législatives nationales et provinciales étaient renvoyées au 31 mars 2019, pour cause d’Ebola et d’insécurité, elles connaitront leurs gouverneurs à la date à déterminer par la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante).

Le constat à faire à chaud est que les résultats des urnes, au second degré, étaient pratiquement ceux attendus, en dehors de quelques surprises enregistrés au Kongo Central, où Mbatshi Mbatshi, pressenti super favori, a été battu par Atou Matubwana, gouverneur intérimaire sortant, ainsi qu’à Kinshasa, où Gentiny Ngobila, en dépit du fâcheux précédent de Yumbi, a damé le pion à Laurent Batumona et Magloire Kabemba. On a noté aussi la défaite inattendue d’Eve Bazaiba à la Tshopo, où elle paraissait bonne posture face aux deux finalistes de samedi, savoir Constant Lomata et Wale Lufungula.

        Un des faits qui ne peut passer inaperçu est la victoire de Zoé Kabila, le jeune frère du président sortant, Joseph Kabila, dans la province du Tanganyika. A tout prendre, le FCC (Front Commun pour le Congo) est sorti, comme aux sénatoriales, comme le grand vainqueur de la course aux gouvernorats des provinces.

        L’heure, pense-t-on, ne doit pas être aux jérémiades autour des actes de tricherie ou de corruption qui auraient émaillé ces scrutins. Ce qui doit à présent préoccuper les électeurs, victimes du constituant qui a voulu que le sort des gestionnaires des provinces de la République soit décidé par les députés provinciaux, c’est la capacité des élus de répondre aux attentes du peuple pour les cinq années à venir, si leurs mandats ne sont pas brutalement interrompus par des motions de défiance.

        Nul n’ignore qu’après 12 ans de gestion calamiteuse par ceux qui sont restés à leur tête tout au long de ce bail ou ceux qui leur ont succédé ça et là, les provinces présentent l’hideuse face d’entités décentralisées hyper endettées, avec des personnels politiques pléthoriques et  impayés depuis des lustres. Poubelles géantes, érosions, routes impraticables, hôpitaux-mouroirs, écoles et universités-ligablos : tel est le commun dénominateur d’entités enclavées et incapables d’esquisser le moindre pas dans la voie du développement. Les feuilletons de détournements des frais de rétrocession, des recettes des régies financières créées de toutes pièces, des points de péage, des marchés urbains, des parkings, des taxes diverses, du charroi automobile, dont le dernier cas en date concerne la ville de Kinshasa, sont tellement frais dans les esprits que plus personne n’aimerait les revivre.

        Le peuple attend de ces «nouveaux messies», qui ont battu campagne non seulement dans les locaux ces assemblées provinciales mais aussi sur les places publiques des villes et villages ainsi que dans les médias, et fait des montagnes de promesses allant dans le sens de la transformation imminente des provinces en petits paradis, la concrétisation de leurs «programmes de travail». 

Il leur faut démontrer à tous qu’il n’existe pas de provinces pauvres en République Démocratique et qu’avec de la volonté, de l’imagination et du patriotisme, il est possible de les engager dans la voie de l’émergence économique et industrielle. Le vœu de tous est que dans cinq ans, au lieu qu’on assiste au spectacle de fin de mandat des gouverneurs millionnaires à la tête des provinces sans ressources, que Zoé Kabila et ses collègues lèguent à la patrie des entités modernisées et prospères. 

La Libre Afrique, 10 mars 2019

RDC: les kabilistes se taillent évidemment la part du lion chez les gouverneurs

Comme on s’y attendait après le partage du pouvoir concocté entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi au lendemain de la présidentielle du 30 décembre, perdue par ces deux hommes selon les compilations électorales de l’Église, les candidats du FCC (Front commun pour le Congo, coalition kabiliste) se taillent la part du lion lors du premier tour des élections des gouverneurs et vice-gouverneurs de province (élus par les députés provinciaux), qui a eu lieu mercredi : les kabilistes ont déjà engrangé 16 postes de gouverneur sur 22.

La base UDPS devrait difficilement avaler le fait de n’avoir remporté qu’une seule victoire, au Kasaï oriental (Mbuji Mayi), patrie d’origine des Tshisekedi. Mais au Kasaï (Tshikapa), où l’UDPS est populaire, notamment chez les Lubas (ethnie des Tshisekedi, largement représentée au sein de l’UDPS), c’est le candidat du FCC Dieudonné Pieme qui l’emporte, par 25 voix contre 5 au candidat de l’UDPS, Léon Mubikayi.

Soupçonné du massacre de Yumbi

Plus explosif : à Kinshasa, place-forte de l’UDPS et résolument anti-Kabila, c’est aussi le candidat kabiliste, Gentiny Ngobila, qui l’emporte sur son rival UDPS, Laurent Batumona. Gentily Ngobila, 54 ans, homme d’affaires spécialisé dans les sociétés de sécurité, fait l’objet d’une plainte de rescapés du massacre de Yumbi, qui a fait 535 morts, un millier d’habitations détruites et 20 000 déplacés les 16 et 17 décembre derniers.

Stylos-caméras pour prouver qu’on a « bien » voté

Dans le Tanganyika (ex-Katanga ; Kalemie), c’est Zoé Kabila, jeune frère du “Président honoraire”, qui a été élu dès le premier tour, avec le soutien de l’UDPS, contre Christian Mwando, vice-président du G7 (coalition pro-Moïse Katumbi, qui appuyait Martin Fayulu à la présidentielle). M. Mwando a dénoncé des pressions sur les députés provinciaux, qui se sont vu distribuer mardi soir par le FCC, selon lui, des stylos-cameras pour filmer leur bulletin électoral et prouver ainsi qu’ils avaient “bien” voté.

Dans le Haut-Katanga (Lubumbashi), le FCC Jacques Kyabula est passé contre Coco Mulongo, député national UDPS de Lubumbashi. Le très populaire ex-président du parlement provincial, Gabriel Kyungu, s’est pourtant rallié à Félix Tshisekedi.

Dans le Lomami (province issue du démembrement du Kasaï), où vivent de nombreux Tetelas, c’est encore un candidat FCC qui l’emporte, Sylvain Lubamba, par 19 voix contre 7 à Bruno Kazadi (de Cach, la coalition UDPS-UNC).

Dans le Lualaba (ex-Katanga; Kolwezi), c’est l’ex-gouverneur kabiliste de cette province, Richard Muyej, qui fut ministre de l’Intérieur de Joseph kabila, qui l’emporte; il est apprécié par une partie de la population pour ses actions en matière de sécurité.

Jeune Afrique avec AFP, 11 avril 2019 

RDC : élection d’une majorité de gouverneurs pro-Kabila

Après l’Assemblée, le Sénat et les assemblées provinciales, les proches de l’ex-président Joseph Kabila ont renforcé mercredi leur contrôle des pouvoirs en RDC en remportant la majorité des postes de gouverneur, renforçant l’encerclement politique du nouveau chef de l’État, Félix Tshisekedi.

Les candidats du Front commun pour le Congo (FCC), coalition des partisans de l’ex-président Joseph Kabila, ont remporté dès le premier tour de l’élection des gouverneurs 16 des 22 sièges lors de ce scrutin au suffrage indirect, d’après les résultats provisoires proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Le propre frère de Joseph Kabila, Zoé, a été élu gouverneur de la province du Tanganyika dans le Sud-Est.

Dans la capitale Kinshasa, le poste de gouverneur a été remporté par un autre membre du FCC, Gentiny Ngobila. Il s’agit de l’ancien gouverneur de la province du Maï-Ndombe (Sud-Ouest), où des violences ont fait au moins 500 morts d’après les Nations unies les 15 et 16 décembre 2018 à Yumbi.

La ministre des Droits humains et porte-parole du gouvernement, Marie-Ange Mushobekwa, a récemment indiqué que Gentiny Ngobila serait entendu par la justice à propos de ces tueries, visiblement planifiées, qui ont visé une communauté locale, les Banunu.

Un poste pour le parti de Tshisekedi

L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) du nouveau président Félix Tshisekedi et ses alliés n’ont remporté qu’un seul poste de gouverneur, dans la province du Kasaï-Oriental, région d’origine du chef de l’État.

Une province – la Mongala – tombe dans l’escarcelle de la coalition Lamuka qui soutenait la candidature de Martin Fayulu, l’opposant qui revendique toujours la victoire à l’élection présidentielle du 30 décembre.

Quatre provinces sont en ballotage et le second tour est annoncé pour samedi. Avant le scrutin, des militants échaudés par la corruption présumée de leurs « grands électeurs » – les députés provinciaux – se sont mobilisés dans plusieurs villes congolaises.

Majorité absolue

L’élection des gouverneurs a été organisée un mois après celle des sénateurs par les mêmes députés provinciaux, dont certains ont été accusés de monnayer chèrement leur voix. Les sénatoriales avaient été remportées haut-la-main par les partisans de l’ex-président Joseph Kabila. Le président Félix Tshisekedi avait suspendu l’installation des sénateurs avant de lever cette mesure sur la base des résultats d’un rapport préliminaire d’enquête judiciaire sur les forts soupçons de corruption.

Dans la capitale Kinshasa, le dispositif policier avait été renforcé près du siège de l’Assemblée provinciale où les entrées étaient filtrées. Une personne au moins a été blessé, selon un journaliste de l’AFP. Le FCC dispose de la majorité absolue à l’Assemblée nationale et au Sénat, ce qui lui permet de prendre le contrôle du futur gouvernement, que le président Tshisekedi doit encore nommer près de trois mois après son investiture le 24 janvier.

L’élection des gouverneurs sera organisée ultérieurement dans les provinces du Nord-Kivu et de Maï-Ndombe, et dans les deux provinces du Sud-Ubangi et du Sankuru, pour des raisons sécuritaires et sanitaires.

7sur7.cd, 11 avril 2019

Élections de gouverneurs : Le FCC se félicite de sa victoire, fruit d’un travail de longue haleine d’enracinement politique (N. Mwilanya)

Le Front Commun pour le Congo se félicite des victoires obtenues, une fois de plus, dans la majorité des provinces de la République Démocratique du Congo, à l’occasion des élections de gouverneurs et vice-gouverneurs tenues ce 10 avril 2019.

Selon Néhémie Mwilanya, cette victoire est le fruit d’un long travail effectué par le Front Commun pour le Congo. “Cette moisson, fruit d’un travail de longue haleine d’enracinement politique du FCC au sein de l’opinion publique, suscite l’espoir au regard du besoin de poursuite du programme de reconstruction nationale et de démocratisation du pays”, a indiqué Néhémie Mwilanya.

Le FCC félicite poursuit-il, les députés provinciaux pour avoir fait montre, encore une fois, du sens de discipline et d’engagement en faveur de la cause défendue par son autorité morale, Joseph KABILA KABANGE.

“Le FCC invite, à cet effet, aussi bien ses membres que toutes les parties prenantes au processus électoral à oeuvrer pour la préservation de nos acquis démocratiques, de la paix et de la stabilité, gages de la poursuite du développement attendu par notre peuple”, lit-on dans ce communiqué signé le coordonnateur national de la plateforme chère à J. Kabila.

Tout en félicitant ses gouverneurs et vice-gouverneurs élus, le FCC leur demande de se mettre résolument au service de la population et ce, en parfaite harmonie avec le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi et le gouvernement Central qui sera bientôt mis sur pied.

“C’est dans cette perspective et dans le cadre de la coalition entre le FCC et ses partenaires de CACH, qu’il conviendra d’oeuvrer à l’amélioration du vécu quotidien de tous les congolais”, conclut Néhémie Mwilanya.

Rappelons par ailleurs que le Front Commun pour le Congo a, après le parlement, les assemblées provinciales et les sénatoriales, raflé la majorité des gouverneurs de provinces, 14 selon les chiffres officiels de la CENI.

Radio Okapi, 11 avril 2019

Elections des gouverneurs en RDC : «déjà biaisées à la base», selon Lamuka

Les élections des gouverneurs en République démocratique du Congo (RDC) «étaient déjà biaisées à la base», estime Steve Kivwata, porte-parole de la plateforme Lamuka, qui a porté la candidature de Martin Fayulu à la présidentielle. Dans une interview accordée mercredi 10 avril à Radio Okapi, il propose de repenser le mode de scrutin.

«En tant que Lamuka, nous n’attendions rien d’intéressant. Nous estimons qu’au-delà de nos positions partisanes, nous devons réfléchir sur l’avenir de la province. La province est une entité régionalisée après le niveau national, mais les candidats gouverneurs n’ont pas eu l’opportunité de présenter leurs programmes à la population congolaise et n’ont pas fait des débats entre les différents challengers », regrette Steve Kivwata.

Selon lui, les élections des gouverneurs n’étaient rien d’autre que le prolongement des élections des députés provinciaux. Steve Kivwata propose de reconsidérer le mode de scrutin, et s’interroge sur la pertinence de quitter la proportionnelle pour aller vers le scrutin majoritaire. «Nous estimons que ces genres de débats structurels doivent avoir lieu parce que le citoyen se sent de plus en plus écarté de cette élection des gouverneurs de province. On doit penser comment est-ce qu’on peut donner l’opportunité à un parti ou regroupement politique d’avoir une majorité au parlement plus confortable qui pourra lui permettre de bien fonctionner», suggère-t-il.

Selon les résultats provisoires de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le Front commun pour le Congo (FCC) gagne les gouvernorats des 16 provinces sur les 22 où les élections se sont déroulées.

La coalition Lamuka remporte dans une province, tout comme le Cap pour le changement (CACH).

Dans 4 provinces (Haut-Lomami, Kasaï-Central, Nord-Ubangi et Tshopo), la CENI devra organiser un deuxième tour pour départager les candidats. Les élections suspendues dans deux provinces (Sankuru et Sud-Ubangi) vont être organisées samedi 13 avril.

Au Nord-Kivu et dans la Maï-Ndombe, les élections seront organisées après l’installation des assemblées provinciales.

actualite.cd, 11 avril 2019

Haut-Katanga : Muyambo dépose sa requête en annulation de l’élection du gouverneur

Jean-Claude Muyambo Kyassa ne compte pas tourner la page de l’élection du gouverneur de la province du Haut-Katanga. Il a déposé une requête en annulation de ce scrutin ce jeudi 11 avril à la Cour d’appel de Lubumbashi.

Selon les résultats de la CENI, Jacques Kyabula, membre du Front commun pour le Congo (FCC), qui a été élu, la veille avec 32 voix sur 48 votants. Toujours selon ces résultats, Muyambo n’avait obtenu 11 voix.

«Ce que vous êtes entrain de faire n’est pas correct. Arrêtez cette mise en scène. Il est grand temps. Vous pensez qu’on va être vos esclaves ? Vous vous trompez», s’était exclamé Muyambo pendant le vote dans une vidéo qui est devenue virale sur les réseaux sociaux en RDC.

«J’irai jusqu’au bout pour que justice soit faite», a-t-il écrit dans un tweet ce jeudi.

Les recours en contestation pour cette élection sont à déposer du 11 au 18 avril par le candidat, le parti, le regroupement politique ou le mandataire à la Cour d’Appel faisant office de Cour administrative d’appel de la province. Le traitement des contentieux se fera du 19 au 25 avril et l’investiture des gouverneurs et vice-gouverneur interviendra du 26 au 2 mai 2019.

La Prospérité, 10 avril 2019

Gouverneurs élus : le FCC appelle à travailler en parfaite harmonie avec Félix Tshisekedi

C’est fait. La CENI a réussi, une fois de plus, à relever le défi de l’organisation de l’élection des Gouverneurs des provinces. Dans l’ensemble, le Front Commun pour le Congo, FCC, plateforme chère à Joseph Kabila, le Président de la République honoraire, a raflé la mise. Cette moisson, selon le Coordonnateur du FCC, Néhémie Mwilanya, est le fruit d’un travail de longue haleine, d’enracinement politique de ce regroupement politique au sein de l’opinion publique. 

Aussi, le FCC félicite-t-il vivement ses députés provinciaux pour le sens d’engagement, la discipline observée en vue de la poursuite du programme de reconstruction chère à leur Autorité Morale. La Coordination du FCC invite les Gouverneurs élus à travailler en parfaite harmonie avec le Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi et l’Exécutif Central qui sera incessamment mis en place. 

Enfin, dans le cadre de la coalition avec leur partenaire de CACH, le FCC souligne la nécessité d’œuvrer à l’amélioration du vécu quotidien de la population. Ci-après, en fac-similé, le Communiqué intégral du FCC.

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