ÉDITORIAL. Lamuka, la vraie, «debout» au Palais du Peuple !

Pendant qu’elle annonce une nouvelle réunion à Bruxelles les 26 et 27 avril 2019 et tarde à se constituer formellement en Opposition, la coalition Lamuka est pourtant agissante au Palais du Peuple, précisément à l’Assemblée nationale.

Pour preuve, se positionnant de l’Opposition, elle réclame de la coalition Fcc-Cach 2 des 7 sièges du Bureau de la Chambre basse. Dont un de titulaire et un d’adjoint. Elle n’entend pas céder, surtout après avoir raflé la majorité des sièges du Grand-Nord.

On peut déjà se le dire : il en sera de même pour la composition du Bureau du Sénat et des Bureaux des Assemblées provinciales.

En d’autres termes, pour Lamuka – la vraie s’entend – la page des élections du 30 décembre 2018 est tournée. 

Bel et bien tournée.

***

Au même moment, l’ex-candidat Lamuka à la présidentielle, Martin Fayulu pour ne pas le citer, continue sa croisade «vérité des urnes». Commencée au pays, il la poursuivit à l’étranger.

Seul (on ne voit à ses côtés aucun des grands leaders de la coalition formée à Genève – entendez Bemba ou Katumbi), il est de toutes les tribunes occidentales disposées à le recevoir. Belgique, France, États-Unis, Grande-Bretagne etc. font partie des pays où il s’est rendu pour réclamer sa reconnaissance en qualité de Président de la République élu.

Son retour à Kinshasa est annoncé pour d’ici au 25 avril prochain. Un meeting est même prévu pour rendre compte à la «Base».

Cette «Base», justement, n’a pas suivi son mot d’ordre donné à Beni-Butembo. 

Pour rappel, il lui a demandé d’exiger de la Ceni l’organisation concomitantede la présidentielle avec les législatives et les provinciales décalées.

Le 30 mars 2019, les compatriotes de Beni et de Bunia se sont montrés pragmatiques. Ils l’ont simplement ignoré, lui, pour élire plutôt leurs députés nationaux et députés provinciaux dont aucun d’Ecidé, son parti politique.

Au demeurant, sur les 500 députés nationaux et 780 députés provinciaux, l’Ecidé n’en a même pas trois !

***

Que reste-t-il alors à constater ?

Il reste seulement à constater l’existence effective d’une Lamuka qui se revendique de l’Opposition et entend jouer son rôle dans le cadre de l’ordre institutionnel garanti par la Constitution et d’une Lamuka qui continue de se croire du «Pouvoir» sans disposer de l’impérium.

Petite question de bon sens : laquelle des «ailes» en présence va devoir avaler l’autre dès lors qu’il n’y en aura pas deux à opérer dans le même environnement ?

Évidemment l’aile Katumbi-Bemba à laquelle ne peut que se joindre Freddy Matungulu.

D’ailleurs, Muzito – qui semble soutenir Martin Fayulu dans sa croisade sans formellement s’afficher à ses côtés – finira bien par prendre son siège de député national, c’est-à-dire rejoindre l’Opposition parlementaire Lamuka.

Ayant renoncé à son mandat de député national au profit de sa première suppléante, Martin Fayulu a pleinement conscience de la quadrature du cercle dans laquelle il s’enferme. Mieux se plante.

Ne se voulant ni de l’Opposition parlementaire ni de l’Opposition extraparlementaire, et ne pouvant être du Pouvoir, que deviendrait-II ?

Déjà, il ne peut même pas solliciter de Lamuka – la vraie – le statut de porte-parole de l’Opposition conformément à la loi.

Conséquence : pendant que l’ex-candidat Martin Fayulu évolue en véritable SDF (Sans Direction Fixe), son ex-coalition Lamuka est déjà opérationnelle au sein de l’Assemblée nationale.

En toute logique, à la réunion du 26 et du 27 avril 2019 à Bruxelles, la Conférence des Leaders devra prendre acte de cette réalité.

Non seulement que le contraire surprendrait, mais l’effet du contraire serait d’enlever à l’Opposition Lamuka présente à la Chambre basse tout droit de réclamer quoi que ce soit de la coalition parlementaire Fcc-Cach par rapport, notamment, à la formation des Bureaux des assemblées délibérantes.

On imagine la suite avec effet boule de neige sur le Sénat et sur les Assemblées provinciales.

Tirée dans cet éditorial, la sonnette d’alarme est à tirer par les protagonistes du processus électoral en interne comme en externe.

Omer Nsongo die Lema

@omernsongo

E-mail : omernsongo@gmail.com

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Facebook : Omer Nsongo

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